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Covid-19 : le Chili veut commencer à tourner la page

Le Chili a partiellement rouvert ses frontières aux étrangers fin novembre. Français à l’étranger, en partenariat avec France Info, partage le témoignage d’une Française qui travaille dans le secteur du tourisme, sinistré par la crise, dans cette vaste région.

Emmanuel Langlois

Publié

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Covid-19 : le Chili veut commencer à tourner la page

Elle n’a pas enregistré de réservation depuis des mois et même avec la réouverture des frontières, Émilie Ricordeau sait bien que le retour à la normale au Chili n’est pas pour demain : “C’est vrai que les gens sont frileux, reconnaît-elle, mais on en voit quand même qui ont envie de marquer le coup pour un voyage de noces, un anniversaire ou une autre date importante. Ce genre de voyage à l’autre bout du monde reste dans l’esprit des gens. Cela risque de diminuer en nombre mais pas de disparaître.”

À cause du Covid, la petite agence est passée de quatre à deux employés

En attendant la fin de cette traversée du désert, Émilie Ricordeau et la directrice de l’agence, arrivée elle il y a cinq ans de Belgique, planchent sur de nouveaux circuits, encore plus à l’écart de la foule, comme dans l’extrême nord du pays, à la frontière avec le Pérou et la Bolivie : “Bien sûr, les voyageurs ont envie de voir les immanquables du Chili, mais on essaie de leur montrer ces sites-là de façon différente, hors des sentiers battus, à pied, à vélo, de façon douce, écologique et sécuritaire.”

D’autant que les vastes étendues du Chili sont parfaitement adaptées à ce genre de tourisme tout en distanciation sociale : “C’est un pays très peu peuplé avec énormément de grands espaces où il est possible de passer deux semaines de vacances sans croiser presque personne, notamment dans l’immense désert d’Atacama où le plus grand flux, ce sont les voyageurs, et ils sont assez peu nombreux actuellement. Même en Patagonie, tout au sud, il y a très peu d’habitants et des immensités de pampas et de glaciers très peu peuplés.”

Une période de doute

Diplômée d’une grande école de commerce parisienne, Émilie Ricordeau a quitté à l’automne dernier, à 23 ans, Nancy pour l’Amérique du Sud. À Santiago, elle débarque en pleine crise économique avant d’affronter, avec son compagnon chilien qu’elle venait retrouver, cinq mois de confinement très strict dans le centre de la capitale, avec la police et l’armée dans les rues pour faire respecter le couvre-feu.

C’était une période très anxiogène, avec beaucoup d’incertitude, se souvient la Française. Je me demandais comment le système de santé chilien allait s’en sortir, qu’est-ce qui allait se passer avec les étrangers sur place. Ça a été une période de doute où je me disais : est-ce que je ne devrais pas rentrer ? Est-ce que je ne serais pas plus en sécurité chez moi que dans un pays que je ne connais pas ?” Mais finalement, on s’est habitué à une nouvelle normalité.”

Le Chili rouvre donc ses frontières, mais avec des mesures sanitaires strictes

Les voyageurs étrangers ne pourront arriver que par l’aéroport de Santiago, où ils devront présenter un test Covid négatif, réalisé moins de 72 heures avant leur embarquement. Ils devront également se soumettre à leur arrivée à une surveillance de 14 jours.

Lui écrire : emilie@travelcoachchile.com

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