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Actualités internationales

Sécurité dans le monde : gros plan sur les zones de vigilance du 28 juillet au 2 aout 2021

Tour d’horizon de l’actualité internationale avec notre partenaire International SOS, pour la période du 28 au 2 août.

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Afrique

> Éthiopie

Le conflit armé qui oppose le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) au gouvernement fédéral depuis novembre 2020 est en passe de s’étendre à la région voisine d’Afar. Les forces du TPLF ont en effet lancé ces derniers jours des attaques contre plusieurs villes de ce territoire situé à l’est du Tigré, entraînant, selon des sources locales, le déplacement de 50.000 personnes. Cette offensive à visée stratégique semble avoir permis au TPLF de prendre le contrôle de la route diagonale nord-est entre la capitale éthiopienne Addis Abeba et le port de Djibouti, principale voie d’accès aux échanges maritimes internationaux.

> Madagascar

Six suspects ont été arrêtés le 20 juillet dernier après l’annonce d’une tentative d’assassinat du président Andry Rajoelina et de plusieurs personnalités politiques. La présidence malgache a dénoncé la volonté de fomenter un coup d’État sur fond de collusion entre responsables militaires et décideurs économiques de haut rang. Dans ce contexte, une présence accrue des forces de sécurité est à anticiper dans les jours à venir, particulièrement dans la capitale Antananarivo.

> Mali

C’est aussi une tentative d’assassinat qui a visé le président malien le 20 juillet dernier.  Le colonel Assimi Goïta est sorti indemne d’une attaque au couteau durant le rite musulman de l’Aïd al-Adha au sein de la Grande Mosquée de Bamako. Son agresseur, dont l’identité n’a pas été dévoilée, est décédé cinq jours plus tard en détention.

Afrique du Nord/Moyen-Orient

> Irak

Ces dernières semaines ont été marquées par une recrudescence des attaques contre les intérêts militaires et diplomatiques américains, particulièrement dans la région du Kurdistan irakien, dans le nord du pays. Dans la continuité des deux tirs de roquettes contre l’ambassade des États-Unis à Bagdad le 8 juillet dernier, des troupes américaines stationnées dans cette zone du Kurdistan irakien ont été la cible d’un drone armé le 23 juillet. En représailles, les forces militaires américaines ont opéré des frappes aériennes contre les Unités de mobilisation populaires (coalition de milices paramilitaires principalement chiites) mises en cause dans ces attaques, mais il semble peu probable que ces réponses suffisent à endiguer de nouvelles attaques.

> Tunisie

Le pays du Jasmin entre dans une nouvelle période d’incertitude politique après le limogeage par le président Kaïs Saïed, le dimanche 25 juillet au soir, du chef du gouvernement Hichem Mechichi. Le chef de l’État tunisien a en outre décidé la suspension des activités du Parlement pour une durée d’un mois et la levée de l’immunité parlementaire des députés. S’appuyant sur les dispositions de l’article 80 qui lui permet de prendre des mesures d’exception en cas de « péril imminent pour le pays », le président Kaïs Saïed rejoint de fait les doléances d’une partie de la population tunisienne qui dénonce la mainmise d’Ennahda, le principal parti (d’obédience islamiste) au pouvoir. Les soutiens de ce parti conservateur, à commencer par son leader Rached Ghannouchi, ont dénoncé pour leur part «un coup d’État». Ces oppositions marquées devraient s’exprimer à nouveau lors de manifestations dans les jours à venir, à Tunis et dans les principales villes tunisiennes.

Amériques

> Chili

La demande de libération immédiate de prisonniers politiques détenus depuis octobre 2019 est au cœur de la manifestation de ce 29 juillet dans la capitale Santiago. Attendue à partir de 18h, celle-ci commencera à l’intersection de l’avenue Libertador Bernardo O’Higgins et de l’avenue Ricardo Cumming.

> Nicaragua

La perspective de l’élection présidentielle du 7 novembre prochain suscite, depuis fin mai, une vague d’arrestations et de manœuvres d’intimidations. Cinq candidats à ce scrutin et  plusieurs personnalités politiques opposées au président Daniel Ortega – qui se prépare à un quatrième mandat – en ont déjà fait les frais, symboles de la répression politique qui sévit dans ce pays d’Amérique centrale. En conséquence, c’est aussi la situation sécuritaire qui risque de pâtir de cet environnement politique délétère.

Asie-Pacifique

> Inde

Contestant la relégation des castes considérées comme «inférieures» et réclamant une réforme des systèmes de quotas réservés à certaines d’entre elles, notamment au niveau des assemblées élues, le groupe Other Backward Classes (OBC) a annoncé une série de manifestations pour défendre ces causes à partir du 29 juillet. La ville de Baramati (État du Maharashtra, au sud-ouest de l’Inde) sera le lieu de ce premier rassemblement, avant une dizaine d’autres rassemblements dans les grandes villes indiennes, dont Bombay (Mumbai), capitale de l’État précité.

> Myanmar

Sur fond de nouveau report du procès de l’ancienne cheffe de l’État Aung San Suu Kyi, la fronde contre la junte militaire perdure, exacerbée par une situation sanitaire très préoccupante et des présomptions de détournement et de mauvaise gestion des ressources médicales. Nouvelle illustration de cette défiance à l’endroit du pouvoir en place le 18 juillet dernier, au moins un membre des forces de sécurité ayant été tué lors d’une explosion visant l’académie de formation militaire à Pyin U Lwin, près de la ville de Mandalay (centre du pays).

Europe/Communauté des États indépendants (CEI)

> Arménie/Azerbaïdjan

La ligne de contact entre les deux pays reste sujette à tensions, les deux nations se reprochant mutuellement des incursions transfrontalières en dépit de l’accord de cessez-le-feu du 10 novembre 2020 qui a mis fin à la guerre du Haut-Karabakh. Les affrontements qui ont eu lieu dans la nuit du 23 au 24 juillet à Kalbajar (ville azerbaïdjanaise frontalière) témoignent de ce regain de tension avec, selon le ministère azerbaïdjanais de la Défense, le meurtre de l’un de ses soldats par un sniper arménien sur cette ligne frontalière. Quelques jours auparavant, le 19 juillet, une autre fusillade s’était produite entre la région autonome du Nakhitchevan (côté Azerbaïdjan) et l’Arménie. Si une reprise généralisée du conflit reste peu envisageable, d’autres affrontements localisés ne sont pas à exclure.

> Chypre

Sujet à une partition de part et d’autre de la «ligne verte» depuis la prise de contrôle de la partie nord de l’île par l’armée turque en juillet 1974, Chypre reste un enjeu de tension géopolitique majeur en Méditerranée orientale. Dernier épisode en date le 20 juillet dernier, avec l’annonce par le président de la République turque autoproclamée de Chypre du Nord (RTCN), Ersin Tatar, de la réouverture partielle de la station balnéaire de Varosha, abandonnée depuis cette guerre des années 1970, au milieu de la frontière Nord-Sud de Chypre, dans le district de Famagouste (côte est, l’un des six qui divisent l’île en deux administrations distinctes). Une annonce qui n’augure rien de positif quant à un possible règlement politique entre les deux parties belligérantes en dépit de l’entremise des Nations Unies pour relancer les pourparlers de paix, d’autant qu’elle s’est accompagnée de la visite sur l’île du président turc Recep Tayyip Erdoğan pour commémorer cette prise de contrôle de la partie nord de l’île par l’armée turque.

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