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L’Union-ALFM, sous le signe de l’entraide et de la solidarité

Elle-même a effectué une partie de sa scolarité à l’étranger. Dominique Tchimbakala préside l’Union-ALFM, qui se voit comme un trait d’union entre anciens élèves des lycées français de l’étranger. Elle revient sur l’élan de solidarité de ses adhérents pendant la crise du Covid-19 et le rôle de l’association dans le futur plan « Cap 2030 ».

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Dominique Tchimbakala

Elle a été élève au lycée Saint-Exupéry de Brazzaville (République du Congo). Aujourd’hui installée à Paris, Dominique Tchimbakala est à la tête de l’Union-ALFM qui revendique plus de 8 500 adhérents répartis dans 112 pays parmi les anciens élèves des lycées français de l’étranger. Comme beaucoup, l’association ressort groggy de deux ans de crise du Covid-19. «La période a été compliquée parce que nous avions programmé un forum professionnel qu’on a dû reporter, reconnaît Dominique Tchimbakala, mais c’était intéressant aussi parce que c’est précisément dans ces moments de crise que la solidarité doit se mettre en œuvre.» L’association a donc rapidement lancé sur sa plateforme internet un dossier spécial Covid-19 alimenté en permanence par les contributions de ses adhérents : «Partout dans le monde, les gens vivaient la pandémie, mais à des moments différents, détaille Mme Tchimbakala. De l’Amérique latine à l’Europe, on n’a pas été frappé avec la même intensité. Les conseils des uns pouvaient ainsi aider les autres dans des zones géographiques différentes.» L’Union-ALFM a elle-même rédigé et publié sur son site de nombreux articles sur le sujet, immédiatement repris sur les réseaux sociaux. «Il s’agit de textes sur les aspects psychologiques du Covid-19, comment les surmonter ?, détaille Mme Tchimbakala, sur les expériences qu’ont vécues d’anciens élèves. Il y a eu une chaîne de dialogue à ce moment-là autour du Covid-19 qui nous a permis de renforcer la solidarité au sein du réseau.»

Cap sur 2030

Certes, l’Union-ALFM ne fait pas partie des établissements français ni de la hiérarchie administrative des écoles, mais revendique toute sa place dans le plan « Cap 2030 », qui vise à doubler les effectifs des lycées français de l’étranger d’ici huit ans. « En tant qu’anciens élèves, on est les premiers ambassadeurs de ce réseau et de ce système d’éducation, affirme non sans un brin de fierté Dominique Tchimbakala, mais aussi les héritiers. Nous sommes également dépositaires de ce système d’éducation. Plus la communauté sera forte, plus elle donnera envie de pousser la porte des lycées français de l’étranger. C’est essentiellement le sens de notre travail, d’où la création de la plateforme internet pour que ce groupe soit véritablement mondial et visible. Car les gens sont plutôt d’abord naturellement attirés vers leur communauté locale. Moi-même, en tant qu’ancienne élève de Brazzaville ou du lycée Lyautey de Casablanca, au Maroc, et suis d’abord attachée à ces groupes-là d’anciens élèves.» L’Union-ALFM essaie donc de mettre en place une communauté à l’échelle mondiale, basée sur l’échange, l’entraide et la solidarité : «Petit à petit, chacun sera amené à se rendre des services, anticipe Mme Tchimbakala, ne serait-ce que quand vous vous déplacez dans un autre pays : vous débarquez dans un endroit que vous ne connaissez pas et là, vous trouverez toujours un ancien élève pour vous aider. Si nous faisons vivre cette entraide, la communauté deviendra attractive. Cet objectif de doubler le nombre d’élèves accueillis dans les lycées français de l’étranger, on y participe de par notre identité.» L’objectif de l’Union-ALFM est aussi de créer, grâce à son réseau, des opportunités d’emploi. Ainsi, le forum professionnel de l’association revient à la fin du mois, le 31 mars, dans une formule 100 % digitale et en distanciel. L’événement a pour objectif de mettre en contact les anciens élèves des lycées français de l’étranger et des intervenants du monde professionnel via des visioconférences ou des débats sur des sujets d’actualité.

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