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Actualités internationales

Sécurité dans le monde : gros plan sur les zones de vigilance du 6 au 11 avril

Tour d’horizon de l’actualité internationale avec notre partenaire International SOS, pour la période du 6 au 11 avril.

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Tour d'horizon de l'actualité internationale avec notre partenaire International SOS, pour la période du 6 au 11 avril.

Europe/Communauté des États indépendants (CEI)

Ukraine

Les pourparlers du 1er avril dernier, en visioconférence, entre les émissaires russes et ukrainiens n’ont pas permis d’avancée tangible vers une possible résolution du conflit. Les représentants russes, avec à leur tête le négociateur Vladimir Medinski, ont réaffirmé que leurs positions sur le Donbass et la Crimée, régions qui pourraient faire l’objet d’un statut particulier, n’avaient pas changé. Des combats de forte intensité ont d’ailleurs toujours lieu dans les provinces de Donetsk et Louhansk, conformément à l’intention des forces russes de concentrer leur présence dans l’est et le sud du territoire ukrainien. Le 2 avril, les autorités ukrainiennes ont annoncé que toute la province de Kiev était désormais libérée des forces russes, mais certains rapports locaux mentionnent des affrontements persistants dans cette zone. Par ailleurs, la découverte de fosses communes dans la ville de Boutcha (à 25 kilomètres au nord-ouest de la capitale ukrainienne) et leur qualification de «crimes de guerre» par de nombreux pays pourrait entraîner de nouvelles sanctions internationales contre la Russie.

Région

Les citoyens hongrois et serbes avaient rendez-vous aux urnes ce dimanche 3 avril. En Hongrie, le parti du Premier ministre Victor Orban a remporté une quatrième victoire d’affilée aux élections législatives, tandis que le président serbe sortant, Aleksandar Vucic, devrait probablement être réélu au regard des résultats provisoires. Pour rappel, le premier tour de l’élection présidentielle française aura lieu le dimanche 10 avril et le second le 24 avril. Les rassemblements attendus dans les principales villes du pays en marge du scrutin devraient se dérouler sans heurts majeurs.

Afrique

Nigeria

La voie rapide A2, qui s’étend du sud au nord du pays, est l’une des plus criminogènes du Nigeria, sujette aux coupeurs de routes. À cet effet, des opérations militaires ont été lancées dans l’intégralité de l’Etat de Kaduna (au centre du pays, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale Abuja) pour tenter de contrer les bandits armés qui opèrent sur cette voie. Ces opérations s’inscrivent dans un climat de grande tension sécuritaire, symbolisé par l’attaque d’un train à environ 25 km de la gare de Rigasa, reliant Kaduna à la capitale fédérale. Une dizaine de morts et près de trente blessés ont été recensés après que des assaillants ont posé des explosifs sur les rails, encerclant ensuite le train qui transportait plusieurs centaines de passagers. Outre les victimes dénombrées, plusieurs passagers sont toujours portés disparus à ce jour. Le 26 mars dernier, c’est l’aéroport international de Kaduna qui avait été attaqué par ces mêmes gangs armés, neutralisant ses capacités opérationnelles. Parallèlement à un renforcement des dispositifs sécuritaires, des rassemblements pour dénoncer cette insécurité récurrente devraient avoir lieu prochainement.

Afrique du Nord/Moyen-Orient

Irak

Conséquence d’un troisième report, la Cour suprême fédérale a fixé au 6 avril prochain la nouvelle date limite de l’élection du chef de l’État irakien. Le président kurde sortant, Barham Salih, est candidat à sa réélection. En Irak, le président de la République est élu au suffrage indirect par les 239 membres du Conseil des représentants pour une durée de quatre ans. Pour rappel, depuis le renversement de Saddam Hussein en 2003, ce poste de président est forcément dévolu à un kurde, celui de président du Parlement à un musulman sunnite, et celui de Premier ministre à un musulman chiite. Cette période reste propice à des actes de violence, à l’image des partisans du grand ayatollah Ali al-Sistani, plus haute autorité de l’Islam chiite du pays, qui ont brûlé le bureau du Parti démocratique du Kurdistan dans le quartier de Karrada, à Bagdad, le 28 mars dernier.

Israël/Territoires palestiniens

De nouvelles vagues de violence sont à déplorer depuis fin mars dans cette zone sensible du Moyen-Orient. Le 22 mars, la ville israélienne de Beer-Sheva (sud du pays) a été le lieu d’une attaque à la voiture piégée et d’une fusillade qui ont causé la mort de quatre personnes et fait deux blessés. Le 28 mars, c’est la ville d’Hadera (au nord, entre Tel Aviv-Jaffa et Haïfa) qui a été touchée par une attaque à main armée, faisant deux victimes parmi les forces de l’ordre et dix blessés civils. Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué ces deux attaques, signe de ses intentions d’attaques potentielles sur le sol israélien. Le 29 mars, un tueur isolé a ouvert le feu dans deux quartiers de Bnei Brak (banlieue nord-est de Tel Aviv), tuant cinq personnes avant d’être abattu par la police. Ce nouvel événement a déclenché des manifestations dans plusieurs villes israéliennes. Enfin, le 1er avril, les forces de sécurité ont tué trois Palestiniens après que ces derniers eurent ouvert le feu à un poste de contrôle près de Jénine, en Cisjordanie. Quatre policiers ont été blessés à cette occasion. Dans un tel contexte, les tensions entre la communauté arabe et juive risquent de s’aggraver avec le renforcement de la sécurité pendant le mois de Ramadan qui a commencé début avril.

Tunisie

La dissolution prochaine du Parlement a été annoncée par le président Kaïs Saïed le 30 mars. Cette décision confirme la dérive autoritaire du chef de l’État tunisien qui a déjà une mainmise sur l’ensemble des organes de pouvoir du pays. En effet, après avoir gelé les activités du Parlement le 25 juillet 2021, le président tunisien s’est arrogé la possibilité de légiférer par décret pour une durée indéterminée depuis septembre 2021. Plus récemment, il a également annoncé la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) le 6 février dernier. Ce nouvel état de fait risque de déclencher de nouvelles manifestations, en particulier dans la capitale.

Yémen & Arabie Saoudite

Le cessez-le-feu de deux mois négocié entre les rebelles houthis basés au Yémen et la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite est entré en vigueur le 2 avril. Cette trêve d’une durée inédite signe une possible volonté de désescalade après les séries d’attaques récentes des rebelles yéménites contre des infrastructures stratégiques saoudiennes. Si cette période de détente demeure très fragile, elle pourrait néanmoins marquer une accalmie dans les attaques transfrontalières, permettre à dix-huit navires transportant du carburant d’accoster au port de Hodeida (côte ouest du Yémen), et à deux vols internationaux de desservir l’aéroport international de Sanaa, la capitale yéménite.

Amériques

Pérou

Depuis son élection à la présidence péruvienne en juillet 2021, Pedro Castillo reste sous la pression de ses opposants, alimentée par les difficultés socio-économiques liées à la pandémie de Covid-19 et ravivée après les récentes allégations d’irrégularités électorales à l’encontre de plusieurs membres du gouvernement. Toutefois, cette remise en cause du pouvoir présidentiel ne semble pas partagée par le Parlement qui a rejeté le 28 mars une motion de censure contre Pedro Castillo, la deuxième depuis son accession à la présidence.

Asie-Pacifique

Pakistan

Le pays traverse un importante crise politique après que le le vice-président de l’assemblée nationale – Qasim Suri, un fidèle du Premier ministre Imran Khan – a refusé de soumettre au vote du Parlement la motion de censure qui visait M. Khan. Le Premier ministre, qui venait de perdre sa majorité parlementaire, a dans la foulé décidé de dissoudre le Parlement et appelé à de nouvelles élections sous 90 jours, accusant l’opposition de participer à une conspiration étrangère. En réaction, le parti d’opposition du Peuple pakistanais (PPP), a appelé à un sit-in devant le Parlement de la capitale Islamabad. Des heurts avec les forces de l’ordre et entre partisans rivaux sont aussi à prévoir dans les prochaines semaines.

Sri Lanka

Déjà soumis à une grave crise économique, le Sri Lanka doit faire face à une forte instabilité politique depuis que les 26 ministres qui composent le gouvernement ont  tous présenté leur démission le 3 avril dernier. Ces derniers entendent ainsi exprimer leur désaccord avec la mise en place d’un couvre-feu le week-end, qui avait pour objectif d’empêcher les rassemblements contre le président Gotabaya Rajapaksa et le Premier ministre Mahinda Rajapaksa. Si un cabinet ministériel temporaire devrait être constitué de manière imminente, de nouveaux rassemblements de grande ampleur sont attendus, tandis que plusieurs partis d’opposition, dont la Ligue musulmane et le Mouvement démocratique du Pakistan ont appelé leurs partisans à manifester.

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