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Le réseau d’enseignement français de l’étranger dans la tourmente

Hélène Conway-Mouret, sénatrice représentant les Français établis hors de France et administratrice au conseil d’administration de l’AEFE et François Ralle Andreoli, conseiller des Français de l’étranger et administrateur au conseil d’administration de l’AEFE manifestent leur inquiétude concernant le réseau d’enseignement français à l’étranger dans un communiqué de presse.

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communiqué de presse

Nous, administratrice et administrateur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), très attachés à notre réseau d’enseignement français à l’étranger, sommes très inquiets de l’impact sur le long terme de la succession de crises qu’il traverse depuis la pandémie.

Tout d’abord, la tentative de mise en place du nouveau statut de résident pour les enseignants au sein des établissements français à l’étranger s’est construite sans aucune impulsion ni gouvernance politique. L’instauration de ce nouveau statut semble avoir été décidée dans la précipitation, au cœur d’une longue période électorale, suite à l’arrêt rendu par la Cour administrative d’appel de Nantes le 15 mai 2020. Alors que 340 postes restent à pourvoir dans le réseau, les équipes éducatives sont fortement préoccupées quant à la bonne tenue de la rentrée en septembre prochain. En effet, il est désormais certain que tous les postes vacants ne seront malheureusement pas pourvus et les élèves en seront les premiers pénalisés. L’éventuel recours à des recrutements d’enseignants de droit local – alors que cela n’est pas possible partout – engendrera un surcoût pour les établissements qui sera immanquablement répercuté sur les frais de scolarité supportés par les familles.

Par ailleurs, le décret du 26 avril 2022 prévoyant une augmentation inédite à hauteur de 150% (de 11,10% à 27,77%) du taux de cotisation des personnels détachés à l’étranger pour leurs pensions civiles a fait l’effet d’une bombe. Une fois encore, cette décision a été prise sans concertation. Elle frappera de plein fouet les personnels de l’Éducation nationale détachés auprès d’un établissement partenaire de l’AEFE. Elle amoindrira leur pouvoir d’achat et contraindra nombre d’entre eux soit à renoncer à leurs cotisations soit à rentrer en France. Nous nous réjouissons que notre mobilisation collective, en particulier celle des personnels sur le terrain, ait permis d’ajourner cette mesure inique, représentant un exemple frappant des conséquences néfastes d’une telle vacance politique. Le problème reste entier néanmoins, le décret n’ayant pas été abrogé mais son entrée en vigueur seulement repoussée du 1er mai au 1er octobre prochain.

Le malaise est grand et les mouvements de grèves annoncés en sont l’expression. Afin de conserver l’excellence pédagogique qui fait la réputation de notre réseau d’enseignement, il est impératif de nous assurer que les personnels comme les familles qui l’animent soient traités avec le plus grand respect. Or, les décisions successives qui sont prises tendent à rendre la rentrée 2022 plus que chaotique et à tuer toute motivation des futurs candidats à l’expatriation pour une expérience internationale.

C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement de revenir en toute urgence sur l’application de ces deux mesures.

Hélène Conway-Mouret, sénatrice représentant les Français établis hors de France, administratrice au conseil d’administration de l’AEFE pour le Sénat 

François Ralle Andreoli, Conseiller des Français d’Espagne, administrateur au conseil d’administration de l’AEFE pour l’Assemblée des Français de l’Étranger

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