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Études supérieures : combiner alternance et expérience internationale, c’est possible !

Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait envisageable de combiner les deux… avec un peu d’organisation préalable. Conseils et témoignages.

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Si l’alternance est plébiscitée ces dernières années dans l’enseignement supérieur, le fait d’être lié contractuellement avec une entreprise pour une durée d’un à trois ans peut sembler un frein à l’expérience internationale. Heureusement, des solutions existent pour partir malgré tout à la découverte du monde.

Lyna, 23 ans, en deuxième année de Master à l’ESSEC (école de commerce) réalise cette dernière année de formation en alternance… en Asie du sud-est. La jeune femme, qui avait réalisé sa première année de master sur le campus de Singapour de son établissement, avait enchaîné sur un stage de 6 mois au sein de la division conseil en innovation d’un fonds d’investissement. A la suite de cette expérience, elle a pu poursuivre en alternance au sein de la même structure.

« Plus que ravie d’allier alternance et international ! »

Concrètement, le contrat a été signé avec la filiale française du fonds d’investissement, mais Lyna est détachée auprès de la filiale singapourienne. Après trois mois en Malaisie, elle réalise actuellement un trimestre d’études sur le campus parisien avant de retourner trois mois en Asie. « J’ignorais qu’il était possible de partir autant à l’étranger dans le cadre d’une alternance, réagit la jeune femme. L’alternance était ma priorité, car je bénéficiais déjà d’expériences à l’international, mais j’étais plus que ravie de voir qu’il était possible d’allier les deux ».

Généralement, les détachements, facilités par la loi depuis décembre 2023, sont souvent plus courts, dans une filiale ou chez un partenaire d’un groupe. « Beaucoup d’entreprises sont bienveillantes et conscientes que ces parcours à l’étranger sont très riches », estime Sylvie Fischer Boullot, référente mobilité internationale de l’ESSEC,.

« Certains peuvent bénéficier de détachement pour réaliser des stages dans des associations ou des missions humanitaires, précise-t-elle. Parfois cela n’a rien à voir avec leur entreprise de rattachement : un étudiant est parti compter les tortues en Grèce. » Au sein de son école de commerce, tous parcours confondus, 300 à 350 apprentis partent à l’étranger chaque année, en entreprise ou en université. Soit une bonne moitié.

Partir sur le temps académique

Si l’expérience en entreprise n’est possible que dans un groupe disposant de plusieurs filiales et acceptant le détachement à l’international d’alternants, certains établissements du supérieur proposent à leurs élèves de partir sur le temps académique, c’est-à-dire la période qu’ils doivent passer dans leur établissement scolaire. Double diplôme, semestre hors les murs ou période dans un campus de l’école situé dans un autre pays : selon la formation suivie, les options peuvent être différentes. La principale contrainte sera d’adapter le calendrier de l’alternance pour permettre un rythme école/entreprise correspondant à un séjour dans un pays étranger. L’employeur devra également signer une convention de mobilité.

C’est l’option qu’a choisi Agnès, 21 ans, en alternance au sein de l’école d’ingénieurs 3iL. Comme dans toutes les écoles d’ingénieurs reconnues par la CTI (commission des titres d’Ingénieur), elle est obligée d’avoir une expérience à l’international de 2 à 3 mois pour valider son parcours. En alternance au sein de Bouygues Telecom, la jeune femme a réalisé un double diplôme sur l’intelligence artificielle sur son temps d’école, à Bucarest, en Roumanie.

« Sortir de sa zone de confort »

« Pour valider ce cursus, je dois réaliser un projet sur le dernier semestre en entreprise qui intègre de l’IA à plus de 80% », précise-t-elle. Un projet qu’elle peaufine avec sa manager et devra être validé par l’école. Mais elle est d’ores et déjà ravie de l’expérience. « Le séjour m’a permis de découvrir une autre culture, de sortir de ma zone de confort et de me créer un carnet d’adresse », explique-t-elle.

« Une mission internationale apporte des compétences importantes, que ce soit techniques, linguistiques ou en termes de comportements, confirme Dominique Baillargeat, directrice générale de 3iL ingénieurs. L’interculturalité permet d’apprendre à se comporter avec des personnes qui ne parlent pas la même langue, qui ont une culture différente, des contraintes différentes, etc. Les alternants gagnent en capacité d’adaptation, au-delà de ce qu’ils pourraient acquérir en restant en France ».

Si toutes les entreprises ne sont pas prêtes à accepter cette mobilité, il est recommandé d’en discuter en amont de la signature de la convention, voire d’y faire inscrire le projet. Et si cela bloque vraiment, un étudiant peut effectuer sa mobilité internationale et son alternance sur des années différentes. « Le projet académique se construit, se réfléchit en amont des années d’enseignement supérieur », recommande Dominique Baillargeat. Il est donc conseillé de planifier son projet en fonction de ses envies et de regarder les options proposées par les établissements que l’on souhaite intégrer.

Des aides pour partir, même pour les apprentis

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