Actualités internationales
Les États-Unis durcissent fortement l’accès à la Green Card depuis le territoire américain
Nouveau coup de tonnerre pour les candidats à l’immigration aux États-Unis. À la veille du Memorial Day week-end, l’administration Trump a annoncé un changement majeur dans la politique d’immigration américaine. Désormais, les personnes présentes aux États-Unis avec un visa temporaire devront, dans la plupart des cas, retourner dans leur pays d’origine pour demander leur Green Card.
Plus d’un demi-million de Green Cards en jeu
Dans un communiqué publié le 22 mai, l’U.S. Citizenship and Immigration Services (USCIS), l’agence chargée de l’immigration, explique que l’adjustment of status (la procédure qui permet d’obtenir une résidence permanente sans quitter les États-Unis) ne sera accordé que dans des « circonstances extraordinaires ».
C’est un changement potentiellement énorme qui pourrait affecter de nombreux Français souhaitant s’installer de façon permanente dans le pays. Chaque année, plusieurs centaines de milliers d’étrangers (ils étaient 552 631 en 2022) obtiennent leur carte verte sans quitter les États-Unis grâce à cette procédure. La nouvelle politique annoncée par l’USCIS pourrait donc bouleverser une voie d’immigration utilisée à très grande échelle par des conjoints de citoyens américains, des étudiants, des personnes sous visa de travail ou encore des réfugiés. Car selon la nouvelle directive interne publiée par l’USCIS, cette possibilité doit désormais être considérée comme une mesure exceptionnelle et discrétionnaire, et non plus comme une voie normale vers la résidence permanente.
Sur les réseaux sociaux, l’annonce a provoqué une vague d’inquiétude parmi les candidats à la Green Card et les avocats spécialisés qui redoutent des conséquences majeures : séparation des familles, délais et coûts supplémentaires, augmentation des refus discrétionnaires. Sur la toile, de nombreux experts soulignent que ce mémo reste également très vague sur ce qui constitue des « circonstances extraordinaires ». Pour l’instant, de nombreuses zones d’ombre subsistent, notamment concernant les dossiers déjà en cours.
Ne pas céder à la panique
Comme le rappellent de nombreux avocats, le meilleur conseil reste, pour l’instant, de ne pas céder à la panique et d’attendre que les contours précis de cette décision soient clarifiés. Pour de nombreux experts en immigration, des recours devraient être déposés rapidement devant les tribunaux.
Une question demeure toutefois : cette nouvelle politique sera-t-elle réellement appliquée à grande échelle… ou freinée par les juges dans les prochains mois ?
-
Vie pratiqueil y a 4 semainesRetour contraint en France : de « l’arrachement » au « deuil »
-
Actualités juridiquesil y a 3 semainesRetraite : les contrôles d’existence en voie de simplification
-
Actualités internationalesil y a 4 semainesGolden visas : des passeports pas toujours en or
-
Actualités internationalesil y a 3 semainesGuerre en Iran : où vont se réfugier les riches expatriés chassés de Dubaï ?
-
Actualités politiquesil y a 5 joursDroit au compte : pourquoi le sujet fait-il (encore) l’actualité ?
-
Actualités internationalesil y a 2 semainesErasmus+ victime de son succès
-
Vie pratiqueil y a 2 semainesLe double plafond de verre des femmes expatriées
-
Etudier et travailleril y a 4 semainesÉtudes supérieures : combiner alternance et expérience internationale, c’est possible !
