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Allemagne

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La croissance allemande s’emballe, ce qui serait presque pour inquiéter les économistes qui craignent un risque de surchauffe. Mais c’est une bonne nouvelle pour les Européens, puisque du coup, ici, on recrute. La chancelière Angela Merkel gouverne toujours le pays, mais elle rencontre néanmoins quelques difficultés en partie à cause de la politique migratoire qu’elle a menée et de l’accueil de plus de 1 million de migrants syriens. La qualité de vie proposée par l’Allemagne alliée à sa puissance économique rendent cette destination très attractive pour les actifs, jeunes ou moins jeunes !

L'essentiel

Capitale

Berlin

Dirigeant

Angela Merkel (chancelière)

Population

82,7 millions hab.

Superficie

357 027 km²

Langues

allemand

Monnaie

euro

Croissance du PIB

2,2 %

Chômage

5,7 %

Français

116 388

Indicatif téléphonique

+49

 Contacts utiles

Chambre de commerce : www.ccfa.de

Ambassade de France : www.ambafrance-de.org

Cidal, Centre d’information sur l’Allemagne : www.cidal.diplo.de

Eures : ec.europa.eu

Sur Facebook :

 Travailler

› Les conditions légales pour vivre et travailler

Nul besoin de visa ni de permis de travail pour vous installer en Allemagne si vous êtes citoyen européen. Au-delà de trois mois, toute personne prenant un logement doit déclarer sa résidence (Anmeldung) dans un délai de huit jours auprès de la mairie de résidence (Einwohnermeldeamt). Une attestation de séjour peut vous être délivrée soit par le Landratsamt, soit par la mairie (Rathaus). Un nouvel arrivant doit également faire une demande de carte d’imposition (Lohnsteuerkarte) auprès de la mairie. Pour plus de renseignements sur les formalités à remplir, le site de l’Ambassade d’Allemagne à Paris est une mine d’informations tout comme le site du Cidal.

Attention, les temps partiels sont très nombreux (plus du quart des salariés) et le sous-emploi est fréquent. Un salaire minimum a été mis en place, à 8,84 € brut de l’heure, il y a 20 jours de congés payés.

› Trouver un emploi

Le pays compte près de 3 000 filiales françaises qui sont des têtes de pont pour les expatriés : ces derniers ont intérêt à les contacter lors de leurs démarches de recherche d’emploi. A Berlin, on trouve par exemple Universal Music (filiale du groupe français Vivendi), le fabricant de mobilier de bureaux Alba ou encore Alcatel. À Munich, AccorHotels et Air Liquide se sont implantés. Alors que Hambourg accueille Agatha Bijouterie, ou Ipsos.

La Chambre de commerce est aussi une bonne source d’informations tout comme l’agence fédérale pour l’emploi (Bundes-agentur für Arbeit) qui met à disposition une brochure d’information « Deutschland. Mitten drin« .

Quelques sites à consulter :

› Les secteurs porteurs d'emploi

Il y a un manque criant de main d’œuvre dans certains secteurs : le nombre de postes vacants,  s’élève début 2018 à 1,1 million ! Les besoins se font aussi bien sentir du côté des ouvriers qualifiés que du côté des diplômés en physique et en mathématiques ! C’est la raison pour laquelle les patrons allemands accueillent à bras ouverts les diplômés européens. Comme ailleurs, l’Allemagne recherche des ingénieurs, mais pas seulement.

Les entreprises qui recrutent sont avant tout des PME et des PMI qui font le dynamisme du pays. Les secteurs les plus actifs sont ceux de l’industrie, notamment dans la construction mécanique, les nanotechnologies et les biotechnologies. La R&D est aussi particulièrement soutenue, en direction des technologies industrielles comme la recherche dans les transports, l’industrie maritime, l’aéronautique, l’astronautique et la recherche énergétique, ainsi que les technologies transversales (technologies de l’information, multimédias).

Les entreprises allemandes recherchent des commerciaux français, des scientifiques, des ingénieurs en haute technologie, technologie, audiovisuel, aéronautique. Il faut bien entendu parler allemand et anglais pour être embauché. Autre secteur qui souffre de pénurie : celui de la santé, avec des médecins et des infirmières.

› Créer son entreprise

Les atouts du pays sont légion : il se situe au cœur de l’Europe, il attire les IDE, son marché est le plus important d’Europe, sa main-d’œuvre est qualifiée, ses technologies sont avancées… Chaque Land possède son propre système de soutien aux entreprises.Il est par exemple possible de savoir comment investir dans le Baden-Württemberg sur le site : www.messe-stuttgart.de Vous trouverez d’autres conseils auprès de la chambre de commerce et d’industrie, la chambre des métiers ou encore Business France : www.youbuyfrance.com/de/

Il y a un guichet unique (« Gewerbeamt ») qui permet de s’inscrire dans son Land, ce guichet s’occupant de contacter tous les organismes nécessaires en cas de création d’entreprise. Il existe 8 différents types de statuts juridiques. Pour créer une société, il faut rédiger ses statuts, puis l’immatriculer au registre de commerce (« Handelsregister »). Le délai moyen en Allemagne est de 6 semaines. La fiscalité n’est pas des plus attractives, puisqu’il faut compter une taxe de 26% à laquelle s’ajoute une taxe de solidarité de 5,5% plus une taxe professionnelle sur les bénéfices (« Gewerbeerstragsteuer »).

Il est aussi possible de travailler en tant qu’indépendant après avoir demandé un numéro d’identification fiscale (« Steuernummer ») au bureau local des impôts de ta commune.

Parmi les secteurs les plus porteurs, la sous-traitance automobile est un classique. Mais il y a d’autres secteurs, moins connus, également dynamiques. Citons, par exemple, celui des spiritueux (l’Allemagne est le premier marché importateur au monde de spiritueux), l’habitat-décoration (dans les créneaux haut de gamme) et la plasturgie (notre voisin germanique est le deuxième producteur mondial de matières plastiques).

 Etudier

› Scolariser ses enfants

Il y a une quinzaine d’écoles françaises réparties sur tout le territoire (liste sur le site de l’ambassade : www.ambafrance-de.org) ainsi qu’une école primaire et un collège/lycée franco-allemand à Sarrebruck en Sarre. Si l’on choisit le système allemand, il faut savoir que la scolarité en Allemagne est obligatoire durant 9 ans, à partir de l’école primaire. Il n’y a pas de centralisation avec un ministère national mais ce sont les Länder qui décident de leur politique éducative. Les conditions d’entrées et les examens sont donc propres à chaque région. En Allemagne, l’enseignement est gratuit du primaire à l’université. Attention, les enfants sont à l’école le matin, l’après-midi étant consacré aux sports et aux arts.

› S’inscrire à la fac

Pour pouvoir être admis à l’université en Allemagne, il faut avoir son bac et maîtriser l’allemand (il faut passer un examen de langue (TestdaF, ZOP, KDS OU GDS). A son arrivée, il faut s’inscrire auprès du Registre des résidents (Einwohnermeldeamt) correspondant à votre lieu de domiciliation. L’inscription passe par le Bureau international des étudiants. L’Office allemand d’échanges universitaires ou l’Office franco-allemand pour la jeunesse attribuent de nombreuses places. Il est possible d’intégrer une université ou des « Fachhochschulen » pour un enseignement pratique.

 Stages, VIE, PVT

› Trouver un stage

Le stage est une pratique incontournable en Allemagne. Ici, tous les jeunes, ou presque, passent par des périodes d’apprentissage (qui peuvent aller jusqu’à 3 ans). C’est un excellent moyen de rentrer sur ce marché du travail car beaucoup d’employeurs ne se contenteront pas des seules expériences françaises !

L’Office franco-allemand pour la Jeunesse apportera une aide précieuse : www.ofaj.org.

Le Forum franco-allemand, qui est un salon de recrutement et de l’étudiant se tenant tous les ans à l’automne à Strasbourg, peut apporter des réponses à vos questions : www.forum-franco-allemand.org

› V.I.E.

Les jeunes travailleurs qui s’expatrient en Allemagne peuvent se simplifier la vie en optant pour des V.I.E. L’Allemagne est le 4e pourvoyeur de contrats en V.I.E., principalement dans les sociétés investies dans les équipements de l’industrie automobile, l’industrie aéronautique, le secteur financier, le commerce et la distribution.

Pour candidater, vous devrez avoir participé à la journée d’appel à la Défense puis créer votre profil sur Civiweb en fournissant vos coordonnées, votre CV et en joignant votre attestation de participation à la journée d’appel à la Défense.

 Coût de la vie

› Logement

Les montants des loyers varient en fonction des Länder. Si tu choisis Berlin, tu paieras en moyenne 9 €/m2 contre 12 €/m2 à Munich. Super plan : Dresde où le loyer moyen est de… 223 €/mois ! Le plus simple pour trouver un logement, est de passer par une agence, Simple, mais coûteux. On trouve une liste des agences sur ce site : www.rdm.de. En cas de revenu insuffisant il est possible de bénéficier d’une aide au logement (Wohngeld) à demander auprès de sa mairie. Les journaux publient quant à eux leurs petites annonces en général le mercredi et le week-end.

a colocation peut être une solution pour les moins fortunés :

L’Association Allemande des Organismes de Services pour Etudiants (Deutsches Studentenwerk) offre des logements subventionnés pour les étudiants. La dépense moyenne d’un logement pour étudiant est de 300 €/mois dans le privé, elle baisse à 220 € charges comprises dans ces logements aidés. : www.studentenwerke.de/en

› Transports

L’Allemagne ayant depuis longtemps fait le choix du développement durable, ses concitoyens optent, quant ils le peuvent, pour le vélo. Mais attention, ils sont tellement nombreux que les pistes cyclables connaissent elles aussi des bouchons ! Du côté des transports publics, là encore, l’Allemagne a pris un train d’avance. Chaque grande ville est dotée de son « RER » (S-Bahn). Il existe de nombreuses réductions pour les jeunes tant dans les trains que les bus et métro.

Le covoiturage (« Mitfahrgelegenheit ») est un mode de transport très développé. Il existe de nombreux sites et agences qui permettent aux conducteurs et passagers d’entrer en contact.

Il ne faut pas oublier que les Allemands possèdent une industrie automobile performante, et qu’ils sont fiers de rouler dans leurs voitures aux marques réputées. Attention, s’il est vrai que certaines autoroutes n’ont pas de limitation de vitesse, d’autres le sont à 130 km/h, voire 100 km/h, et 50 km/h dans les villes. Le système des éco-pastilles est en place depuis longtemps, pour entrer dans les centre-villes il faut arborer sa vignette rouge, jaune ou verte, selon le degré de pollution de son véhicule. Sinon, il est aussi possible d’emprunter le train,

 Santé

Les soins dispensés en Allemagne sont d’une grande qualité, mais ils sont chers. Dès que l’on gagne plus de 450 €/mois, on est obligé de choisir entre plus d’une centaine de caisses d’assurance maladie publiques (krankenkasse). Il faut alors informer son employeur de son choix afin qu’il vous inscrive dès que vous commencez votre travail (quand on change d’employeur, il faut recommencer la procédure). Les soins pris en charge par ces caisses sont fixés par la loi. Le montant de la cotisation est directement prélevé sur le salaire. Il est aussi possible de souscrire une assurance privée qui fournit des prestations plus complètes.

 Fiscalité

L’impôt est prélevé à la source, pour cela l’employeur utilise le numéro d’identification fiscale « Steueridentifikationsnummer » pour savoir quelle retenue il doit effectuer. Le numéro d’identification fiscal personnel est fourni automatiquement lors de l’inscription à la mairie (« Einwohnermeldeamt »). Les taux varient de 14% à 45%.

Les revenus de capitaux mobiliers font également l’objet d’une retenue à la source de 25 %. Il existe une contribution de solidarité (5,5 % de l’impôt sur le revenu) qui est aussi retenue à la source.

L’Etat perçoit un impôt d’église sur toutes les personnes se déclarant être chrétiennes, d’environ 8 à 9 % de l’impôt sur le revenu.

Il existe une convention fiscale avec l’Allemagne.

 Retraite

Ils sont plus de 40 000 Français à avoir choisi de vivre leur retraite en Allemagne. Berlin a longtemps été une ville attractive avant la flambée de ses prix de l’immobilier. Pour toucher sa retraite, il suffit d’informer sa caisse d’Assurance maladie et sa caisse de retraite de son départ et de sa nouvelle adresse à l’étranger.

Une convention permet aux Français de ne pas payer de double-imposition. Mais attention, il existe une différence de taxation entre la retraite de base (taxée à 7 %) et la complémentaire (taxée à 14 %).

Votre retraite de source française est imposée en Allemagne ( sauf retraite publique ou si vos seuls revenus sont de source française).

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