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Allemagne

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La situation actuelle de l’Allemagne est fortement marquée par la crise sanitaire. Les experts de la Bundesbank estimaient une diminution du PIB de 5,5% pour 2020. Néanmoins, malgré une économie bouleversée, ils s’accordent sur une forte croissance de 3 à 4,5% en 2021 et 2022 afin d’atteindre son niveau d’avant-crise dès le début 2022.

Pour autant, les Français germanophiles sont toujours très demandés, d’autant qu’ils sont une denrée rare. Alors n’hésitez pas, si vous maîtrisez la langue de Goethe, tentez l’aventure outre-Rhin.

L'essentiel

Capitale

Berlin

Dirigeant

Angela Merkel (chancelière)

Population

79,9 millions hab.

Superficie

357 022 km²

Langues

allemand

Monnaie

euro

Croissance du PIB

0,5 % (2019)

Chômage

6 %

Français

109 425

Indicatif téléphonique

+49

 Contacts utiles

Chambre de commerce : www.ccfa.de

Ambassade de France : www.ambafrance-de.org

Cidal, Centre d’information sur l’Allemagne : www.cidal.diplo.de

Eures : ec.europa.eu

Sur Facebook :

 Travailler

› Les conditions légales pour vivre et travailler

Nul besoin de visa ni de permis de travail pour vous installer en Allemagne si vous êtes citoyen européen. Au-delà de trois mois, toute personne prenant un logement doit déclarer sa résidence (Anmeldung) dans un délai de huit jours auprès de la mairie de résidence (Einwohnermeldeamt). Une attestation de séjour peut vous être délivrée soit par le Landratsamt, soit par la mairie (Rathaus). Un nouvel arrivant doit également faire une demande de carte d’imposition (Lohnsteuerkarte) auprès de la mairie. Pour plus de renseignements sur les formalités à remplir, le site de l’Ambassade d’Allemagne à Paris est une mine d’informations tout comme le site du Cidal.

Attention, les temps partiels sont très nombreux (plus du quart des salariés) et le sous-emploi est fréquent. Un salaire minimum a été mis en place, à 9,50 € brut de l’heure, il y a 20 jours de congés payés.

› Trouver un emploi

Le pays compte près de 3 000 filiales françaises qui sont des têtes de pont pour les expatriés : ces derniers ont intérêt à les contacter lors de leurs démarches de recherche d’emploi. A Berlin, on trouve par exemple Universal Music (filiale du groupe français Vivendi), le fabricant de mobilier de bureaux Alba ou encore Alcatel. À Munich, AccorHotels et Air Liquide se sont implantés. Alors que Hambourg accueille Agatha Bijouterie, ou Ipsos.

La Chambre de commerce est aussi une bonne source d’informations tout comme l’agence fédérale pour l’emploi (Bundes-agentur für Arbeit) qui met à disposition une brochure d’information “Deutschland. Mitten drin“.

Quelques sites à consulter :

En Allemagne, tous les jeunes, ou presque, passent par des périodes d’apprentissage. C’est un excellent moyen de rentrer sur ce marché du travail car beaucoup d’employeurs ne se contenteront pas des seules expériences françaises. L’Office franco-allemand pour la jeunesse (Ofaj) apporte une aide précieuse. Pôle emploi a en outre lancé une initiative spécifique en Allemagne pour les moins de 35 ans. En coopération avec la Bundesagentur für Arbeit (BA), le service public de l’emploi allemand, l’organisme français propose des stages de six à douze semaines dans une entreprise allemande. Sur les 160 personnes qui ont déjà pu bénéficier du dispositif, 98% ont décroché un contrat d’apprentissage ou d’embauche suite à ce stage. Le dispositif prévoit également des aides financières pour le déménagement ou pour se rendre à un entretien d’embauche.

Pour les jeunes frontaliers, la Région Grand Est, en partenariat avec l’Union européenne (UE), a créé le dispositif « Réussir sans frontières ». Cette initiative propose des offres de stage, d’apprentissage et même d’emploi.  Par ailleurs, l’Université franco-allemande organise chaque année à Strasbourg le Forum franco-allemand, dédié à la formation et au recrutement. Ce salon est prévu cette année les 20 et 21 novembre.

› Les secteurs porteurs d'emploi

L’Allemagne est un pays fédéral, tout n’est donc pas centralisé dans la capitale, Berlin. La Bavière est l’une des régions les moins frappées par le chômage, avec 2,7% de chômeurs en 2020. La ville qui recrute le plus est Hambourg, notamment dans les secteurs de l’IT, des services, des médias, de la santé, du bâtiment ou encore du commerce et de la logistique.

Munich recherche également de la main-d’œuvre, en particulier dans les métiers de l’IT, dans les services, les médias, le conseil, la santé et même le bâtiment. La ville de Francfort est plutôt tournée vers le secteur des services, de la finance, du conseil et de la logistique. Quant à Stuttgart, c’est plutôt l’industrie et le bâtiment qui recrutent, alors qu’à Cologne, ce sont les secteurs des services, des médias et de la santé. Bonn recrute beaucoup d’ingénieurs en IT, alors que Brême emploie plutôt des logisticiens. Pour sa part, Berlin est la capitale des start-up et recrute principalement dans l’e-commerce. À Hambourg, ce sont les secteurs de la logistique, l’aérospatial, la construction navale, mécanique et l’économie maritime en général qui proposent le plus d’offres d’emploi.

Comme partout dans le monde, les ingénieurs sont une denrée rare. Les régions du Bade-Wurtemberg, de la Bavière, Rhénanie-du-Nord-Westphalie ainsi que de Hambourg concentrent le plus grand nombre d’ingénieurs (toutes formations confondues). Pour savoir où travaillent les ingénieurs en Allemagne.

Les entreprises qui recrutent sont avant tout des PME et des PMI qui font le dynamisme du pays. Les secteurs les plus actifs sont ceux de l’industrie, notamment dans la construction mécanique, les nanotechnologies et les biotechnologies. La R&D est aussi particulièrement soutenue, en direction des technologies industrielles comme la recherche dans les transports, l’industrie maritime, l’aéronautique, l’astronautique et la recherche énergétique, ainsi que les technologies transversales (technologies de l’information, multimédias). Comme la plupart des pays développés, c’est le secteur des services qui produit le plus de richesses en Allemagne.

Les entreprises allemandes recherchent des commerciaux français, des scientifiques, des ingénieurs en haute technologie, technologie, audiovisuel, aéronautique. Il faut bien entendu parler allemand et anglais pour être embauché. Autre secteur qui souffre de pénurie : celui de la santé, avec des médecins et des infirmières.

› Créer son entreprise

Les atouts du pays sont légion : il se situe au cœur de l’Europe, il attire les IDE, son marché est le plus important d’Europe, sa main-d’œuvre est qualifiée, ses technologies sont avancées… Chaque Land possède son propre système de soutien aux entreprises. Il est par exemple possible de savoir comment investir dans le Bade-Wurtemberg sur le site : www.messe-stuttgart.de Vous trouverez d’autres conseils auprès de la chambre de commerce et d’industrie, la chambre des métiers ou encore Business France

Il y a un guichet unique (Gewerbeamt) qui permet de s’inscrire dans son Land, ce guichet s’occupe de contacter tous les organismes nécessaires en cas de création d’entreprise. Il existe huit différents types de statuts juridiques. La GmbH (société à responsabilité limitée) est la forme d’implantation la plus utilisée pour la constitution de filiales et il faut un capital minimum de 25.000 € avec obligation d’en libérer au moins la moitié au moment de la constitution. La société anonyme (AG) oblige à un capital minimum de 50.000 € avec obligation d’en libérer le quart au moment de la constitution. Pour créer une société, il faut rédiger ses statuts, puis l’immatriculer au registre de commerce (Handelsregister). Le délai moyen en Allemagne est de six semaines. La fiscalité n’est pas des plus attractives, puisqu’il faut compter une taxe de 30-33% à laquelle s’ajoute une taxe de solidarité de 5,5% plus une taxe professionnelle sur les bénéfices (Gewerbeerstragsteuer).

Il est aussi possible de travailler en tant qu’indépendant après avoir demandé un numéro d’identification fiscale (Steuernummer) au bureau local des impôts de ta commune.

Parmi les secteurs les plus porteurs, la sous-traitance automobile est un classique. Les secteurs de la pharmacie, les biotechnologies et les technologies de l’information sont également très attractifs. Mais il y a d’autres secteurs, moins connus, également dynamiques. Citons, par exemple, celui des spiritueux (l’Allemagne est le premier marché importateur au monde de spiritueux), l’habitat-décoration (dans les créneaux haut de gamme) et la plasturgie (notre voisin germanique est le deuxième producteur mondial de matières plastiques).

Tous les Länder offrent gratuitement des conseils aux créateurs d’entreprises. Il existe un portail d’aide à la création d’entreprise, le BMWi. Les principaux domaines soutenus par le gouvernement sont la recherche-développement, la rationalisation de la production, des projets aboutissant à la création ou à la conservation d’emplois, le lancement de nouveaux produits et les investissements dans la protection de l’environnement. Vous trouverez sur le site www.investitionsbank.info une liste des établissements d’aide au financement pour chaque land adaptés à votre situation.

La subvention de création d’entreprise Exist soutient des étudiants, des diplômés et des scientifiques issus d’universités et d’instituts de recherche qui souhaitent créer une entreprise. Les projets doivent être basés sur des technologies innovantes.

 Etudier

› Scolariser ses enfants

Il y a une quinzaine d’écoles françaises réparties sur tout le territoire (liste sur le site de l’ambassade : www.ambafrance-de.org) ainsi qu’une école primaire et un collège/lycée franco-allemand à Sarrebruck en Sarre. Si l’on choisit le système allemand, il faut savoir que la scolarité en Allemagne est obligatoire durant neuf ans, à partir de l’école primaire. Il n’y a pas de centralisation avec un ministère national mais ce sont les Länder qui décident de leur politique éducative. Les conditions d’entrées et les examens sont donc propres à chaque région. En Allemagne, l’enseignement est gratuit du primaire à l’université. Attention, les enfants sont à l’école le matin, l’après-midi étant consacré aux sports et aux arts.

› S’inscrire à la fac

Pour pouvoir être admis à l’université en Allemagne, il faut avoir son bac et maîtriser l’allemand (il faut passer un examen de langue – TestdaF, ZOP, KDS OU GDS). A son arrivée, il faut s’inscrire auprès du Registre des résidents (Einwohnermeldeamt) correspondant à votre lieu de domiciliation. L’inscription passe par le Bureau international des étudiants. L’Office allemand d’échanges universitaires ou l’Office franco-allemand pour la jeunesse attribuent de nombreuses places. Il est possible d’intégrer une université ou des Fachhochschulenpour un enseignement pratique.

 Stages, VIE, PVT

› Trouver un stage

Le stage est une pratique incontournable en Allemagne. Ici, tous les jeunes, ou presque, passent par des périodes d’apprentissage (qui peuvent aller jusqu’à 3 ans). C’est un excellent moyen de rentrer sur ce marché du travail car beaucoup d’employeurs ne se contenteront pas des seules expériences françaises !

L’Office franco-allemand pour la jeunesse apportera une aide précieuse : www.ofaj.org.

Le Forum franco-allemand, qui est un salon de recrutement et de l’étudiant se tenant tous les ans à l’automne à Strasbourg, peut apporter des réponses à vos questions : www.forum-franco-allemand.org

 

› V.I.E.

Les jeunes travailleurs qui s’expatrient en Allemagne peuvent se simplifier la vie en optant pour des V.I.E. L’Allemagne est le quatrième pourvoyeur de contrats en V.I.E., principalement dans les sociétés investies dans les équipements de l’industrie automobile, l’industrie aéronautique, le secteur financier, le commerce et la distribution.

Pour candidater, vous devrez avoir participé à la journée d’appel à la Défense puis créer votre profil sur https://mon-vie-via.businessfrance.fr en fournissant vos coordonnées, votre CV et en joignant votre attestation de participation à la Journée d’appel à la Défense.

 Coût de la vie

› Logement

Les montants des loyers varient en fonction des Länder. Si tu choisis Berlin, tu paieras en moyenne 9 €/m2 contre 12 €/m2 à Munich. Super plan : Dresde où le loyer moyen est de… 223 €/mois ! Le plus simple pour trouver un logement, est de passer par une agence, Simple, mais coûteux. On trouve une liste des agences sur ce site : www.rdm.de. En cas de revenu insuffisant il est possible de bénéficier d’une aide au logement (Wohngeld) à demander auprès de sa mairie. Les journaux publient quant à eux leurs petites annonces en général le mercredi et le week-end.

La colocation peut être une solution pour les moins fortunés :

L’Association Allemande des Organismes de Services pour Etudiants (Deutsches Studentenwerk) offre des logements subventionnés pour les étudiants. La dépense moyenne d’un logement pour étudiant est de 300 €/mois dans le privé, elle baisse à 220 € charges comprises dans ces logements aidés. : www.studentenwerke.de/en

› Transports

L’Allemagne ayant depuis longtemps fait le choix du développement durable, ses concitoyens optent, quant ils le peuvent, pour le vélo. Mais attention, ils sont tellement nombreux que les pistes cyclables connaissent elles aussi des bouchons ! Du côté des transports publics, là encore, l’Allemagne a pris un train d’avance. Chaque grande ville est dotée de son « RER » (S-Bahn). Il existe de nombreuses réductions pour les jeunes tant dans les trains que les bus et métro.

Le covoiturage (« Mitfahrgelegenheit ») est un mode de transport très développé. Il existe de nombreux sites et agences qui permettent aux conducteurs et passagers d’entrer en contact.

Il ne faut pas oublier que les Allemands possèdent une industrie automobile performante, et qu’ils sont fiers de rouler dans leurs voitures aux marques réputées. Attention, s’il est vrai que certaines autoroutes n’ont pas de limitation de vitesse, d’autres le sont à 130 km/h, voire 100 km/h, et 50 km/h dans les villes. Le système des éco-pastilles est en place depuis longtemps, pour entrer dans les centre-villes il faut arborer sa vignette rouge, jaune ou verte, selon le degré de pollution de son véhicule. Sinon, il est aussi possible d’emprunter le train,

 Santé

Les soins dispensés en Allemagne sont d’une grande qualité, mais ils sont chers. Dès que l’on gagne plus de 450 €/mois, on est obligé de choisir entre plus d’une centaine de caisses d’assurance maladie publiques (krankenkasse). Il faut alors informer son employeur de son choix afin qu’il vous inscrive dès que vous commencez votre travail (quand on change d’employeur, il faut recommencer la procédure). Les soins pris en charge par ces caisses sont fixés par la loi. Le montant de la cotisation est directement prélevé sur le salaire. Il est aussi possible de souscrire une assurance privée qui fournit des prestations plus complètes.

 Fiscalité

L’impôt est prélevé à la source, pour cela l’employeur utilise le numéro d’identification fiscale “Steueridentifikationsnummer” pour savoir quelle retenue il doit effectuer. Le numéro d’identification fiscal personnel est fourni automatiquement lors de l’inscription à la mairie (« Einwohnermeldeamt »). Les taux varient de 14% à 45%.

Les revenus de capitaux mobiliers font également l’objet d’une retenue à la source de 25 %. Il existe une contribution de solidarité (5,5 % de l’impôt sur le revenu) qui est aussi retenue à la source.

L’Etat perçoit un impôt d’église sur toutes les personnes se déclarant être chrétiennes, d’environ 8 à 9 % de l’impôt sur le revenu.

Il existe une convention fiscale avec l’Allemagne.

 Retraite

Plus de 40.000 Français ont choisi de vivre leur retraite en Allemagne. Berlin a longtemps été une ville attractive avant la flambée de ses prix de l’immobilier. Pour percevoir sa retraite, il suffit d’informer sa caisse d’assurance maladie et sa caisse de retraite de son départ avec sa nouvelle adresse à l’étranger.

Une convention permet aux Français de ne pas payer de double imposition. Mais attention, il existe une différence de taxation entre la retraite de base (taxée à 7 %) et la complémentaire (taxée à 14 %).

Votre retraite de source française est imposée en Allemagne (sauf retraite publique ou si vos seuls revenus sont de source française).

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