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Qatar

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Pays de la péninsule arabique possédant le plus grand champ de gaz naturel du monde, le Qatar se compose d’un désert aride et d’un long littoral avec plages et dunes au bord du golfe Persique. La capitale, Doha, située sur cette côte, est réputée pour son architecture incroyable et futuriste et abrite plus de 90% de la population du pays (1,7 million de personnes) et plus de 80% de professionnels expatriés.

L’économie de l’Emirat est donc basée sur l’industrie du gaz, qui représente deux tiers de son PIB. A l’instar des autres monarchies du Golf, le Qatar a été frappé par la baisse des prix du pétrole depuis 2014. Malgré tout, les résultats économiques du Qatar restent meilleurs que ceux de ses voisins, grâce au succès de sa politique de diversification économique. Le Qatar est un pays  riche, ayant le second revenu par habitant le plus élevé au monde. Le pays a un secteur bancaire solide et rentable. Cependant, 85% de ses habitants sont des expatriés, dont les droits sont limités.

L'essentiel

Capitale

Doha

Dirigeant

Hamad ben Khalifa Al Thani

Population

2 569 904 hab.

Superficie

11 610 km²

Langues

arabe (anglais parlé)

Monnaie

riyal qatarien (QAR)

Croissance du PIB

3,1%

Chômage

0,1%

Français

4558

Indicatif téléphonique

+ 974

 Contacts utiles

Chambre de commerce :

Ambassade de France :

 Travailler

› Les conditions légales pour vivre et travailler

A votre arrivée au Qatar, il faudra vous acquitter d’une formalité indispensable pour résider ou travailler dans ce pays : acquérir le permis de résidence (délivré exclusivement par le Département de l’Immigration). Ce document est également demandé pour toutes les formalités liées à l’ouverture d’un compte en banque, à la signature d’un bail de location, à l’achat d’une voiture, à l’inscription des enfants à l’école, etc. Plusieurs pièces importantes sont à fournir (diplômes, livret de famille, extrait de casier judiciaire, assurance médicale, et certaines d’entre elles devront être légalisées par les services de l’ambassade).Un expatrié doit obtenir un visa de résidence pour lui et chaque membre de sa famille… Un examen médical est aussi à fournir.

Le permis de résidence nécessite un parrainage (« sponsorship ») local, en général celui de l’employeur. Le parrainage est une relation juridique entre un sponsor (kafil en arabe) et un travailleur.

Ce sponsor est une sorte de « garant » de votre résidence au Qatar auprès des autorités. Toutes vos démarches administratives requerront son autorisation, de même que vos sorties du territoire (voyage  professionnel, privé, ou pour quitter définitivement le pays).

Le travailleur expatrié doit également avoir l’autorisation de son sponsor pour changer d’emploi.

Parfois, si un conflit oppose un employé à son employeur, celui-ci peut lancer une procédure de « travel ban », qui est ni plus, ni moins une interdiction de quitter le territoire et qui peut durer jusqu’au règlement du  désaccord.

Les visas touristiques ou d’affaires ne posent pas de problèmes particuliers, il suffit d’un passeport valide (d’une durée de plus de six mois). La délivrance de ce visa de tourisme ou d’affaires s’effectue à l’arrivée à l’aéroport de Doha, avant le passage de la police des frontières.

› Trouver un emploi

Un anglais parfait est obligatoire, mais parler l’arabe est un plus non négligeable pour trouver un emploi au Qatar. Les expatriés français sont souvent embauchés par les entreprises étrangères implantées dans le pays. Afin de trouver ces entreprises, vous pouvez utiliser  les pages jaunes : www.qatcom.com, si vous pensez qu’une entreprise peut être intéressée par votre profil, contactez-la directement. Il existe aussi des cabinets de recrutement et vous pouvez faire appel aux réseaux francophones sur internet ou sur place.

› Les secteurs porteurs d'emploi

Les secteurs qui recrutent au Qatar sont assez nombreux. Certains souffrent d’un manque de candidat. Il y a par exemple : la santé (en prévision de l’ouverture de nouveaux établissements), la finance, l’hôtellerie et la restauration (beaucoup d’établissements de luxe emploient des français : cuisiniers, services divers), le BTP (postes de contremaîtres ou à plus hautes responsabilités, mais peu de recrutements dans ce secteur si vous ne parlez pas arabe.) Puis, le nombre d’expatriés augmentant sans cesse, le secteur de l’éducation de cette population se développe aussi (bien qu’il y ait davantage d’anglophones au Qatar, la culture française est appréciée). Puis l’informatique (pour des multinationales, toujours en quête d’informaticiens de haut niveau).

› Créer son entreprise

Depuis juin 2017, le Qatar subit un blocus imposé par certains pays frontaliers  à cause de divers problèmes politiques, économiques et idéologiques. L’objectif du Qatar reste pourtant de devenir un pays leader en termes d’environnement des affaires et d’investissements étrangers. Il y a une grande qualité des infrastructures, un taux d’imposition sur les sociétés parmi les plus bas du monde (10%) et une loi parue en 2010 sur les investissements permet dorénavant aux étrangers de posséder la totalité des parts d’une société dans des secteurs comme les technologies de l’information, le conseil, la culture, etc.

Les investisseurs étrangers sont surtout attirés par les secteurs du pétrole et du gaz, le BTP et les services financiers.

L’organisation de la Coupe du Monde au Qatar en 2022 continue d’attirer de nombreux investisseurs étrangers.

 Etudier

› Scolariser ses enfants

Obligatoire pour tous les enfants du Qatar à partir de l’école primaire (soit 6 ans), les écoles publiques sont gratuites depuis la maternelle (3/5 ans) jusqu’au secondaire. La plupart des écoles ne sont pas mixtes (filles/garçons), sauf certaines écoles privées ou internationales. Le système éducatif est placé sous la tutelle du Supreme Education Council (Conseil suprême de l’éducation).

Les écoles privées de Doha sont en grande partie réservées aux Qataris. Les enfants des expatriés fréquentent plutôt les écoles internationales.

Vous pouvez inscrire vos enfants dans des établissements français, gérés par l’AEFE, au Lycée Bonaparte (de la maternelle à la terminale) ou au Lycée franco-qatarien : Voltaire.

La liste d’attente pour les crèches peut être longue, mais il en existe beaucoup dont certaines françaises ou anglophones. Les écoles maternelles ne prennent parfois les enfants qu’à partir de 4 ans.

› S’inscrire à la fac

Pour étudier au Qatar il faut obtenir un permis de résidence. Les frais de scolarité sont gratuits pour les Qataris et les membres des pays du Conseil de Coopération du Golfe, pour les étudiants étrangers, ses études ont un coût mais des bourses d’État ou des aides d’entreprises privées sont toutefois disponibles. La durée des études varie en fonction des établissements et de la filière choisie.

Il y a de nombreux établissements universitaires au Qatar, toujours dans la zone de Doha, cette zone se nomme Education city, on y trouve par exemple : HEC Paris, Carnegie Mellon University (biologie, informatique, commerce, TIC), Northwestern University (communication, journalisme, média et politique), Qatar University (Arts et sciences, économie et gestion, sciences de l’éducation, ingénierie, droit, pharmacie, Charia et études islamiques), Virginia Commonwealth University (arts, architecture, design, mode), Weill Cornell Medical College (médecine)…

 Stages, VIE, PVT

› Trouver un stage

Pour les stages aussi, il faut un permis : le permis de travail, ainsi qu’une autorisation de séjour. Normalement, c’est votre employeur, ou sponsor, qui se chargera des formalités.

Maîtriser l’arabe et l’anglais est quasi indispensable pour trouver un stage au Qatar. Les secteurs qui recrutent  des stagiaires sont : l’hôtellerie, des technologies de l’information et de la communication, de l’énergie, du pétrole et des finances. Les stages sont rémunérés au Qatar, souvent à la même hauteur que les salaires.

› V.I.E.

Les missions de volontariat international (VIE et VIA) sont gérées via la plateforme www.civiweb.fr, sur laquelle Bercy et Business France valident les descriptions de postes des entreprises et administrations souhaitant bénéficier de la formule VI ainsi que les candidatures des aspirants volontaires. Pour s’inscrire en V.I.E ou V.I.A au Qatar  : www.civiweb.com

Pour obtenir le barème des indemnités : www.civiweb.com

Il faut tout d’abord avoir participé à la journée d’appel à la Défense.

Business France aide aussi les jeunes intéressés par un V.I.E. ou un V.I.A. au Qatar : les candidatures en V.I.A. seront traitées par la DGTPE Bureau Resinter 1, Sélection et gestion des VIA au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi (139, Rue de Bercy, 75012 Paris) et les V.I.E. par Business France (77, boulevard Saint-Jacques, 75014 Paris, www.export.businessfrance.fr).

 Coût de la vie

› Logement

Si vous résidez à Doha (comme 80% de la population qatari), il faut bien repérer les différents quartiers, penser aux temps de trajet en voiture, suivant votre lieu de travail et l’école dans laquelle vous inscrirez vos enfants.

Un contrat est obligatoire pour les locations d’appartement ou de villa, le bail est généralement d’une durée de 12 mois, reconductible ou non. Vous pouvez prendre contact directement avec le propriétaire ou passer par l’intermédiaire d’une agence. Le loyer est souvent payable d’avance. On trouve des locations meublées ou vides. En général, les cuisines sont sommairement équipées (peu d’électroménager). Toutes les habitations sont dotées de climatiseurs.

Il faut savoir que les prix des loyers sont assez élevés et connaissent une augmentation annuelle.

l’arrivée de nouveaux expatriés appelés à participer au développement économique du pays a généré une forte augmentation démographique depuis 2015 et cela pèse sur la demande des biens à louer.

Le plus souvent, les loyers sont pris totalement en charge par l’entreprise qui vous emploie, ou alors,vous touchez une prime d’habitation. Ce sont les avantages d’un contrat d’expatrié.

› Transports

Des projets sont en cours, mais les transports collectifs ne sont pas encore développés au Qatar, notamment la construction du métro à Doha et le tramway à Lusail. Pour le moment, il faut se contenter des différentes lignes de bus.

La voiture reste le moyen de transport le plus développé au Qatar. Des travaux conséquents sont en cours dans tout le pays, notamment au niveau des infrastructures routières.

Le réseau routier est en bon état, et les routes sont éclairées la nuit. En dehors de ces grands axes les routes secondaires sont moins bien entretenues et certaines ressemblent davantage à des pistes dès que l’on sort des grands axes qui traversent tout le pays.

La circulation est très dense aux heures de pointe, notamment le soir où les habitants aiment sortir.

Pour conduire au Qatar, le permis de conduire français n’est valable que 7 jours. Par la suite, il faut obtenir un permis de conduire temporaire pour six mois au Traffic Department. Sinon, un permis international, permet de conduire six mois. Après ces six mois, il faut obtenir un permis qatari. Bien entendu, pour cela, il vous faudra une lettre de non-objection de votre sponsor et une copie du Permis de commerce de votre entreprise. Pour passer votre permis au Qatar, vous devrez justifier d’un minimum de 15 heures de théorie et de 35 heures de pratique.  La réglementation est très stricte (taux d’alcoolémie à zéro, amendes pour utilisation du portable ou les excès de vitesse élevées), les panneaux sont traduits en anglais, les limitations de vitesse à 120 km/h sur autoroutes (qui sont sans péage) et à 55 km/h en ville. Il est préférable d’avoir des réserves d’eau dans votre véhicule.

 

 Santé

Le système de santé public au Qatar est réglementé par le Conseil suprême de la santé et accessible à tous.Hygiène et soins médicaux sont généralement bons au Qatar.

Aucune vaccination n’est obligatoire pour entrer dans le pays, mais, pour obtenir son visa de résident, il faut passer une visite médicale (radio des poumons, prise de sang).

Les résidents ont le choix entre la carte de santé locale qui donne accès aux hôpitaux publics (Hamad Medical Corporation), soit de souscrire à une assurance santé privée. Généralement l’employeur offre une assurance privée dans le “package” salarial, y compris pour la famille. Il est utile de posséder cette carte, même si on a également une assurance santé privée.

Afin de pouvoir bénéficier des traitements médicaux dans les hôpitaux et les cliniques publiques (Hamad Medical Corporation), les expatriés doivent se procurer cette carte de santé. Celle-ci coûte 100 QR par an et est obtenue uniquement si le demandeur a en sa possession un permis de résidence qatarien.

 Fiscalité

Au Qatar, il n’existe pas d’impôt sur le revenu, ni d’impôt foncier. Pas de TVA non plus, ni charges sociales prélevées sur les salaires.

Seul un impôt est perçu sur les bénéfices des entreprises à un taux fixe de 10 %. Le pays est ce que l’on nomme un paradis fiscal.

 Retraite

Bien sur, aucun impôt à payer dans ce pays, mais, malgré tout, il y a peu de candidats désirant passer leur retraite au Qatar… Après 50 ans on ne peut plus obtenir de visa de résident, ou alors ce serait pour y résider à condition d’avoir une société, ce qui n’est pas tout à fait être à la retraite.

Le coût de la vie est élevé et on ne désire en général passer sa retraite au Qatar que si on y a passé une partie de sa vie active.

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