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Brexit : un répit pour les Français du Royaume-Uni

En partenariat avec France Info, le Journal des Français de l’étranger s’entretient avec Thibault Dufresne, directeur du centre Charles Péguy, une association dont le but est d’accueillir à Londres les jeunes Français, et Carole Rogers, présidente de l’UFE.

Emmanuel Langlois

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Après plus de trois ans de crise, les députés britanniques ont donc donné au début du mois leur feu vert, à la sortie de l’Union européenne. Ce sera chose faite vendredi prochain, le 31 janvier à minuit. Mais rien ne sera pour autant réglé avant un an au moins. Les Français de Grande-Bretagne vont pouvoir souffler. « Le Brexit, quel Brexit ? Au fond, ce qui change le 1er février, c’est que rien ne change ou presque, explique Thibault Dufresne, directeur du centre Charles Péguy à Londres : « Il y aura simplement un nouveau document à remplir : le pré-statut de résident permanent, une simple démarche en ligne pour pouvoir continuer à travailler et résider à Londres. » 

Les vraies négociations sur les accords bilatéraux, branche par branche, sur la sortie de l’Union européenne ne débuteront elles que fin décembre. La période pourrait même être prolongée d’un an ou deux. C’est là qu’on entrera dans le dur.

« Les Britanniques, témoigne Thibault Dufresne, vont avoir besoin de cette main-d’œuvre, même après le Brexit. Ce qu’on souhaite, c’est qu’ils facilitent l’obtention de visas pour les Français, ils auront tout à y gagner. » 

D’ici là donc, les jeunes Français devraient continuer d’affluer à Londres, pour occuper des métiers en tension. « Il y a plusieurs secteurs qui continuent à bien recruter, explique Thibault Dufresne, l’hôtellerie-restauration, la vente, l’administration et les services à la personne. On est sur des premières expériences professionnelles. »

> Monter très vite et très haut

« Brexit ou pas, à Londres, les carrières se font très rapidement, complète Carole Rogers, présidente de l’UFE, l’Union des Français de l’étranger au Royaume-Uni : « C’est nettement moins hiérarchisé. On a tendance à regarder les gens en fonction de leur valeur et de ce qu’ils peuvent apporter. S’ils sont compétents, ils peuvent monter très vite et très haut. Il y a moins ce sentiment, comme en France, qu’il faut passer les échelons, à chacun son tour. » 

De ce côté-ci de la Manche, et cela ne devrait pas changer après le Brexit, la loi du travail est plus souple : « Les travailleurs ont beaucoup moins de droits, constate Carole Rogers, mais les employeurs sont aussi moins stressés pour embaucher, il y a moins de conséquences pour eux, s’ils recrutent la mauvaise personne. Il y a une plus grande fluidité sur le marché du travail, ce qui permet de trouver un job plus facilement. » 

Après un petit coup de mou en 2017, après l’annonce du Brexit, le centre Charles Péguy est revenu à 500 membres l’an dernier, soit une hausse de 30% sur un an.

« Les Français sont la deuxième communauté présente à Londres après les Polonais, et avec les Italiens et les Espagnols, détaille Thibault Dufresne. Ils sont 300 à 350 000. Vous entendez parler français partout dans la rue à Londres ! » . Bretons, Alsaciens, anciens de Science Po ou fans de bridge, on compte une centaine d’associations françaises dans la capitale britannique.

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