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Post-Brexit : une nouvelle donne pour les mobilités universitaires en Europe

Le Brexit bouleverse le monde universitaire européen, en particulier en ce qui concerne les mobilités étudiantes

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Selon une enquête menée par Radio France, le Brexit serait en train de provoquer un bouleversement dans le monde universitaire européen, en particulier dans le domaine des mobilités étudiantes. Les universités de l’Union européenne tentent maintenant d’attirer ces étudiants qui abandonnent le Royaume-Uni, à l’instar de la France qui développe de plus en plus sur son sol les formations dispensées en anglais.

« C’est un phénomène qui passe presque inaperçu », écrivent les journalistes de Radio France qui ont mené l’enquête sur ce qu’ils appellent « un big bang académique qui n’en est qu’à ses débuts ».

La fin des échanges Erasmus pour le Royaume-Uni

Tout a commencé par la fin du programme d’échange Erasmus qui concerne tous les étudiants des pays de l’Union européenne. Depuis que le Brexit a entraîné la suppression de ces échanges « qui permettaient aux étudiants européens d’étudier sans frais au Royaume-Uni, les départs se succèdent ». D’après les responsables du programme Erasmus + France, cités par la radio, « le départ des étudiants français du Royaume-Uni est massif ». Il y n’aurait ainsi « plus que 5 900 boursiers français en Grande-Bretagne », soit presque moitié moins qu’il y quatre ans.

Le coût élevé des études au Royaume-Uni

Radio France précise ainsi que si des Français (ou autres jeunes Européens) veulent étudier en Angleterre dans les années qui viennent, « ils devront le faire à leurs frais et cela risque de leur coûter très cher ». Selon Erasmus + France en effet, « les frais de scolarité des universités britanniques sont assez élevés ». Ils tournent « autour de 20.000 livres (23.500 euros) pour l’undergraduate, en tout cas pour les grandes universités ». Et cela « sans parler des frais de logement et de nourriture », comme souligne Radio France.

Une opportunité pour les autres pays européens

Le malheur des uns, c’est bien connu, peut faire le bonheur des autres. C’est le cas notamment, d’après Radio France, des universités françaises qui tentent « de tirer profit de cette nouvelle donne en attirant vers elles les étudiants européens qui n’ont plus les moyens d’aller au Royaume-Uni ». Et Radio France de citer Campus France qui souligne de son côté l’importance en France des programmes dispensés en langue anglaise. Les établissements français ont en effet développé plus de 1600 programmes de formation en anglais, « une vraie offre d’enseignement à destination des anglophones qui viennent étudier en anglais et apprennent le français ».

Le catalogue Taught in English et l’envie de France

C’est dans ce but que Campus France a créé un outil original, le catalogue Taught in English, qui permet à un étudiant étranger de trouver une formation enseignée entièrement ou partiellement en anglais, dans les écoles et dans les universités, selon sa spécialité. Campus France estime en effet que pour des étudiants en phase d’apprentissage du français, les formations en anglais représentent « une véritable introduction à la langue et à la culture française ». Elles viennent compléter l’offre de formation en français et s’adressent à un autre public, celui qui ne maîtrise pas encore assez bien le français pour étudier dans cette langue mais qui a déjà « une envie de France ».

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