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Interviews de l’été : Rencontre avec Mehdi Reddad

Les élections consulaires de mai dernier ont révélé une nouvelle génération d’élus aux origines et aux parcours singuliers. Durant tout l’été, nous vous proposons de découvrir ces nouveaux visages qui représentent la France et les Français à l’étranger. Aujourd’hui, rencontre avec Mehdi Reddad, Conseiller consulaire au Maroc.

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Français à l’étranger : Quels sont les grands enjeux de votre circonscription et comment entendez-vous conduire votre action ?

Mehdi Reddad : La priorité aujourd’hui est de faciliter le voyage cet été en France de nos compatriotes installés au Maroc. La très grande majorité des Français installés au Maroc ont suivi les recommandations des autorités Françaises, c’est-à-dire de se faire vacciner dans leur pays d’accueil. Je tiens ici à remercier et saluer sincèrement les autorités marocaines pour leur efficacité quant à l’organisation et l’efficacité du programme de vaccination mise en place.  La difficulté est qu’aujourd’hui les autorités française ne reconnaissent pas un certain nombre de vaccins dont le Sinopharm. Cela complique la venue de nos compatriotes qui ont reçu ce dernier vaccin afin d’obtenir le fameux passe sanitaire.

Les enjeux de manière général :

Premièrement, être un acteur majeur pour peser sur une thématique principale qui concerne les Français de ma circonscription : L’Education. Il faut d’une part garantir l’excellence de notre système éducatif à l’étranger et d’autre part peser pour qu’il reste accessible pour noscompatriotes avec un système de bourse adaptée.

Deuxièmement, rapprocher la République de ses enfants. Un conseiller consulaire peut véritablement être cette courroie de transmission entre les différents élus des Français de l’Étranger et nos compatriotes : député, sénateur, et conseiller consulaire, le triumvirat peut unir ses efforts pour votre service. Pour une meilleure coordination et une synergie d’action, je propose d’installer une permanence mensuelle qui regroupera le député de notre circonscription et notre sénateur.  Enfin, être au cœur du débat sur la transition écologique. Les développements récents sur la scène internationale ont prouvé que la transition écologique est menacée par les égoïsmes de superpuissances ou tout simplement par lâcheté d’acteurs politiques à la vision courtermiste. Le Président de la République a en ce sens, mainte fois rappelé que la France devra être le porte-drapeau des politiques environnementales qui vont tracer la voie d’une réconciliation (concrète) de l’Homme avec sa planète. Vous serez partie prenante de ce débat national et je m’engage à construire avec vous, un grenelle de l’environnement pour les Français du Maroc. Les conclusions feront l’objet de mémorandum que je remettrai personnellement au gouvernement.

FAE : Selon vous, quels seront le cadre et les limites de votre champ d’action ?

M.R : Le rôle d’un conseiller des Français de l’étranger est encadré par la loi c’est un rôle très limité qui ne donne aucun moyen pour effectuer son mandat, c’est un rôle bénévole. Je fais d’ailleurs partie de ceux qui souhaitent un renforcement des prérogatives et du rôle de cet élu de proximité. Élu au suffrage universel direct, le rôle de conseiller des Français de l’étranger ne doit pas se limiter à un avis lors des commissions de bourses scolaires ou commission des affaires sociales. Il doit être un vrai relais de sa communauté et nous devons pouvoir peser dans le débat public en France. Notre voix compte !

Je m’appuie sur mon réseau ici et à Paris pour faire avancer les dossiers de mes compatriotes. Il faut savoir que sans relais à Paris difficile de faire avancer les choses. Mes relations et contacts avec les parlementaires et cabinets ministériels me permettent d’être utile au service de mes compatriotes.

Pour que ce rôle d’élu de proximité soit utile à nos compatriotes et trouve écho au sein de notre communauté, nous devons je pense dépasser notre champs d’action. Comme par exemple l’application d’entraide sociale inédite “France&Moi” que j’ai développée et conçue pendant les mois de confinement. L’application répond à un besoin d’entraide exacerbé par le contexte pandémique. Lier les gens, telle est la proposition de valeur de l’application mobile disponible sur Android et sur Apple Store qui encourage la solidarité entre les Français installés au Maroc et à l’étranger. Le Maroc compte en effet plus de 50 000 Français, il s’agit de la plus importante communauté française en Afrique. Et parce que l’état ne peut pas tout et que la solidarité est une valeur qui ne peut être confinée j’ai voulu me rendre utile auprès de mes compatriotes. Application téléchargée plus de 10 000 fois à travers le monde et Made in Casablanca. Elle est non commerciale, intuitive et ergonomique.

FAE : Pourquoi avez-vous souhaité vous impliquer dans ces responsabilités consulaires ?

M.R : C’est le prolongement de mon engagement citoyen depuis plusieurs années après avoir structurer et développer le réseau de soutien au Président de la République sur l’ensemble du Maghreb. Depuis 2016, en tant que référent du Parti Présidentiel,  j’ai voulu me mettre aussi à la disposition de ma communauté. Je souhaite aussi donner un souffle nouveau à la représentativité de nos compatriotes.

FAE : Avez-vous rencontré des difficultés d’intégration dans votre pays d’accueil et quels sont vos liens avec la communauté française présente ?

M.R : Je suis Franco Marocain de père marocain et de mère Française. Ma famille maternelle est aussi installée au Maroc depuis plusieurs générations. Je suis adhérent de plusieurs associations françaises ici et j’organise plusieurs rencontres chaque année sur des thématiques différentes en fonction de l’actualité afin de créer un lien continue avec les Francais du Maroc.

FAE : Avez-vous connu d’autres expériences d’expatriation ?

M.R : Oui j’ai aussi vécu et travaillé à Londres pendant 8 ans.

FAE : Quel est votre parcours professionnel ?

M.R : Après des expériences professionnels à Paris puis à Londres dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie, je suis revenu il y a 6 ans au Maroc pour reprendre une chaine hôtelière familiale que mon grand père a créer dans les années 70.

FAE : Disposez-vous de la double nationalité ? Ce statut vous semble-t-il présenter un quelconque avantage ?

M.R : Oui, l’avantage d’avoir une compréhension un peu plus sensible sur des sujets  qui nous rassemblent c’est évident. La volonté de vouloir faire parti du récit collectif que nos générations sont en train de dessiner ensemble. L’avenir de l’Europe et de l’Afrique se fera ensemble dans une stratégie gagnant-gagnant.

FAE : Si vous ne deviez retenir qu’un souvenir heureux… et un autre malheureux de votre vie à l’étranger, quels seraient-ils ?

M.R : D’être souvent éloigné de ceux que l’on aime, notre famille, nos proches quand ont choisi de quitter la France cela n’est pas toujours facile. Mais cela m’a aussi permis d’avoir des opportunités et une évolution professionnelles très enrichissante.

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