Actualités internationales
Guerre en Ukraine : Odyssey ferme son école d’Odessa
L’établissement français privé situé dans la grande station balnéaire de la mer Noire accueille 110 élèves, de la maternelle au lycée.

«La situation aujourd’hui est stable». Jonathan Derai, vice-président et cofondateur du groupe Odyssey se veut rassurant : «Tous les personnels et toutes les familles sont en sécurité. Nos personnels français et internationaux sont tous en dehors du territoire ukrainien et nous avons travaillé très étroitement avec chacun d’entre eux pour organiser leur rapatriement.» Par chance, pour cause de vacances scolaires, l’école française d’Odessa (EFPO) était fermée au moment du déclenchement de l’offensive russe jeudi dernier. Certains personnels ont été exfiltrés vers la Roumanie, de l’autre côté de la frontière ukrainienne, où le groupe Odyssey dispose d’une autre école française internationale, à Bucarest. «On travaille à une reprise des enseignements en distanciel, explique M. Derai, puisque pour l’instant, l’établissement d’Odessa n’est pas en mesure de rouvrir physiquement. On va préparer une solution d’enseignement à distance et nous adapter aux circonstances, mais le plus important, c’est que tous nos personnels sont en sécurité, notamment les personnels internationaux qui ont tous quitté le territoire.»
Dispositifs d’accompagnement
Beaucoup d’employés ukrainiens, en revanche, sont restés à Odessa, tout comme des familles qui n’ont eu d’autre choix. Odyssey travaille étroitement avec l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et le ministère français de l’Éducation nationale pour tous les tenir informés via la cellule de crise du MEAE (ministère de l’Europe et des affaires étrangères) à Paris. «La première chose dont on s’est occupé au siège d’Odyssey, poursuit M. Derai, a été d’accompagner les personnels et les familles sur les questions de rapatriement. En lien avec le MEAE, on est aussi en train de préparer des dispositifs d’accompagnement de tout le monde et de soutien aux familles, mais on est encore dans une situation embryonnaire. Aujourd’hui, nous avons quatre personnels en Roumanie, dont trois à Bucarest, que nous hébergeons tout simplement.»
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