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Ukraine : la solidarité s’organise

Bloqué en France pour cause de guerre en Ukraine, le restaurateur français de Kiev Louis Chambaudie, a déjà acheminé lui-même un fourgon de produits médicaux à la frontière grâce aux dons que l’association qu’il a créée avec son épouse a collectés.

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C’est pour l’instant un aller sans date de retour. Par chance, Louis Chambaudie, son épouse Yuliya et leur fils de 14 ans, Mathéo, étaient à Paris, pour un salon professionnel, quelques jours avant le déclenchement de l’offensive russe sur l’Ukraine. Impossible de rentrer à Kiev. Ils ont alors mis le cap sur le Nord-Finistère, où ils possèdent une petite maison dans le village de Santec. Depuis, c’est à distance, à 3 000 kilomètres de là, sur les réseaux sociaux, qu’ils suivent l’évolution de la situation. Mais pas question de rester les bras croisés.

Chaîne de solidarité

Depuis la Bretagne, le couple a initié toute une chaîne de solidarité avec les Ukrainiens. Blouses, perfusions, pansements, compresses. Les dons en matériel médical et en médicaments affluent de toute la région. Beaucoup de professionnels de santé se sont joints à l’initiative. “On a besoin de fonds, de dons en médicaments de tous les jours, c’est à dire tout ce qu’on peut acheter en pharmacie sans ordonnance, détaille Louis Chambaudie. c’est aussi avec plaisir qu’on peut recevoir ça. On trie, on fait les paquets, on ne fait que du médicament et que du post ou du pré-chirurgical, des bandages, des garrots, tout ce qui est désinfectant, tout ce qui manque sur le front. La solidarité est vraiment très sympa au niveau des pharmacies, on est vraiment bien accueillis.”

Cinq mille kilomètres en deux jours

Les Chambaudie ont créé une association, “Alliance Ukraine Bretagne”, pour recevoir des dons et organiser les livraisons vers l’Ukraine. Le Français a déjà effectué un voyage au volant d’un fourgon de 15 m3, fourni grâce à un garagiste du coin, et accompagné d’un minibus, pour aller livrer ses précieux colis à la frontière ukrainienne pour qu’ils soient ensuite livrés à l’hôpital de Kiev par des militaires. “C’est arrivé au bout de trois jours à Kiev, explique le Français, et il nous ont envoyé des vidéos de remerciement de chaque service d’hôpital, de pédiatrie, de chirurgie. C’est ça que j’aime bien en fait là-dedans, c’est qu’on sait à qui on donne des médicaments. On ne dit pas qu’on va concurrencer les Croix-Rouge, loin de là. C’est cinq mille kilomètres en deux jours avec un copain qui me dit qu’il ne s’endort jamais au volant et qui finit par s’endormir. Donc, on finit par croiser un fourgon qui nous tape et nous casse la vitre latérale gauche. On est rentré de Pologne jusqu’en Bretagne samedi dimanche, avec un bout de carton et du scotch, donc je ne raconte pas la tête qu’on avait quand on est arrivés dans le Finistère !” Au retour, cinq réfugiés ukrainiens ont été rapatriés en Bretagne.

Jeunesse dorée

Louis Chambaudie vit depuis 25 ans à Kiev. Avec son épouse Yuliya, le Français a monté plusieurs restaurants dans la capitale ukrainienne, où il a employé jusqu’à 130 personnes. Le couple s’est aussi converti au négoce de vin. Avant la guerre, il était notamment à la tête du restaurant branché de Kiev, le “Frenchie” où se retrouvaient le soir tous les expatriés et la jeunesse dorée de la ville. Il est fermé depuis plus de cinq semaines maintenant. Louis Chambaudie doit effectuer la semaine prochaine un second trajet vers l’Ukraine pour y livrer un nouveau chargement de médicaments.

 

Lui écrire : chambaudie@yahoo.fr

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