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Réforme du corps diplomatique : vers une plus grande diversité de profils

Le 17 avril était publié au Journal officiel un décret fixant les modalités de mise en extinction progressive de deux corps du ministère des Affaires étrangères. L’objectif de la réforme est de pouvoir ouvrir les postes d’ambassadeurs et de consuls généraux à d’autres profils.

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Dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique, il a été décidé de mettre progressivement fin au corps des conseillers des Affaires étrangères et à celui des ministres plénipotentiaires. La suppression de ces deux corps se fera en deux étapes. La première débutera le 19 juillet 2022, elle consistera en la fusion de ces deux corps afin de former « le corps des conseillers des affaires étrangères et ministres plénipotentiaires ». La seconde étape sera de placer ce nouveau corps en extinction dès le 1er janvier 2023. Progressivement, les hauts fonctionnaires appartenant aux corps supprimés intégreront « le corps des administrateurs de l’Etat ».

Nouvelle voie d’accès

Il a été précisé que les corps de secrétaires des affaires étrangères, secrétaire de chancellerie et attaché des systèmes d’information et de communication seront conservés. Cependant, le décret en date du 16 avril met en place une toute nouvelle voie d’accès à ces corps. En effet, il existe pour le moment deux voies d’accès au corps diplomatique : le concours d’Orient ainsi que l’INSP (anciennement l’ENA). Une nouvelle voie d’accès par concours devrait prochainement émerger, justifiée par l’idée que c’est un métier qui s’apprend avec l’expérience.

Scepticisme du Sénat

Le 6 janvier, lors des questions au gouvernement, le Sénat à exprimé ses craintes à Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. En effet, l’Assemblée s’est inquiétée de la valeur de ce concours face aux voies d’accès déjà existantes. Pourtant, le ministre affirme que le concours d’Orient resterait la « voie d’accès directe et spécifique au Quai d’Orsay ». Aussi, face aux questions qui lui ont été posées, Jean-Yves Le Drian a tenté de rassurer les membres du Sénat en affirmant qu’aucun membre du corps diplomatique actuel ne serait pénalisé dans sa carrière s’il ne souhaitait pas poursuivre dans cette voie. Pourtant, cela n’a pas suffit à convaincre l’assemblée du Sénat qui reste antagonique à cette réforme. De ce fait, le 23 février 2022, la commission des affaires étrangères du Sénat à mis en place une mission d’information devant aboutir sur un rapport durant l’été.

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