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Colombie-Britannique (Canada)

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La Colombie-Britannique, qui est la province la plus à l’ouest du Canada, offre une géographie spectaculaire et un climat doux. Cette province est à la fois le nid de la diversité culturelle et de la croissance économique. Non seulement la Colombie-Britannique possède la troisième plus grande ville du pays, qui est Vancouver, mais elle est aussi l’une des provinces les plus diversifiées dans l’ensemble du Canada.

Historiquement tournée vers l’exploitation et la transformation des ressources naturelles, avec notamment la foresterie, la Colombie-Britannique a fait de l’industrie des services son premier secteur d’activité. La province rivalise aujourd’hui avec les plus grandes métropoles mondiales en termes d’attractivité. Même si l’industrie minière reste en bonne santé, le secteur des services représente 80% des emplois de la province.

La Colombie-Britannique forme par ailleurs la quatrième plus grande communauté francophone du Canada avec plus de 70 000 francophones et 300 000 francophiles. Cette communauté est organisée et en pleine croissance. Elle a créé une solide infrastructure sociale et économique qui offre des services et des activités en français, en réponse aux besoins particuliers de cette population et de cette région francophone du Canada.

Outre le système classique d’immigration en passant par les services d’immigration du Canada fédéral, il existe le Programme des candidats de la Colombie-Britannique (PCCB) pour aider la province à évoluer en fonction des besoins de son marché. Il est destiné à attirer les travailleurs qualifiés détenant de l’expérience et les compétences pour contribuer à l’économie provinciale. Deux catégories permettent d’être admissible : celle des professions stratégiques et celle des investisseurs.

 Travailler

› Trouver un emploi

En Colombie-Britannique, comme dans toute province du Canada, il serait dommage de ne pas se faire aider par les différentes communautés ou organismes francophones présents. L’ISS of BC accompagne les nouveaux arrivants dans leurs démarches, notamment pour leur recherche d’emploi, tout comme la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique ou encore le Programme d’immigration francophone de la Colombie-Britannique.

Pour une recherche d’emploi efficace, Guichet-Emplois et WorkBC sont deux plateformes qui recensent les dernières offres disponibles dans la province. Il ne faut pas non plus hésiter à consulter les offres d’emploi publiées dans les magazines spécialisés et la presse locale comme Vancouver Sun et Nanaimo News Bulletin.

Aussi, les employeurs privilégiant les candidats ayant une expérience de travail nationale, voire provinciale, il peut être utile d’accepter un travail légèrement éloigné de son secteur professionnel, en attendant l’emploi de ses rêves, afin d’acquérir une expérience nationale, tout en se familiarisant avec les codes du travail ainsi que la langue.

Par ailleurs, en Colombie-Britannique, l’anglais est la seule langue officielle et 95% des offres d’emploi ne demandent que cette langue. Il existe des offres d’emploi bilingues, mais elles sont principalement pour des services à la clientèle en centres d’appels notamment.

Enfin, l’une des principales difficultés rencontrées en Colombie-Britannique est l’absence de reconnaissance de diplômes entre les systèmes scolaires et universitaires français et ouest-canadiens. Il faut alors se tourner vers l’International Credential Evaluation Service (ICES) pour se faire accompagner.

› Les secteurs porteurs d'emploi

Depuis quelques années, la Colombie-Britannique a atteint un point de bascule  : il y a moins de jeunes diplômés qui entrent sur le marché du travail que de travailleurs qui le quittent. Ainsi, comme la demande est plus forte que l’offre, la province a besoin de travailleur.

Les secteurs qui recrutent sont notamment ceux des technologies de l’information et de la communication, de l’industrie aérospatiale, ainsi que du bâtiment et de la construction. L’industrie du tourisme est également en demande de cadres, notamment dans le secteur hôtelier. Quant au secteur de l’industrie primaire, qui est un moteur économique important dans les régions rurales et éloignées, il est aussi susceptible d’engendrer la création de milliers d’emplois en Colombie-Britannique.

Par ailleurs, dans le secteur de l’éducation, afin de sortir de la pénurie qu’ils connaissent depuis plusieurs années, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) ainsi que la Commission scolaire de Vancouver (VSB) tentent de recruter des enseignants en dehors de la province, voire à l’étranger.

› Créer son entreprise

Grâce à une main-d’œuvre qualifiée et expérimentée, des taxes peu élevées, un faible taux d’imposition des PME et des procédures administratives simplifiées, la Colombie-Britannique affiche un dynamisme économique constant. Vancouver s’impose notamment comme la destination privilégiée des entrepreneurs, les grandes entreprises n’hésitant pas à y installer certains de leur département.

Il existe de nombreuses occasions d’investissement dans la province, notamment dans la construction et l’entretien des infrastructures de transport, dans les secteurs du tourisme et des services ou encore de l’agroalimentaire et de l’exploitation minière. La réputation de la Colombie-Britannique en matière d’innovation technologique ouvre également un vaste éventail d’occasions d’investissement.

Afin d’encourager l’investissement et l’innovation, la Colombie-Britannique met en place des crédits et des exemptions d’impôts. Certaines mesures incitatives visent des industries précises comme le cinéma, les médias numériques interactifs, l’exploitation minière, le gaz naturel ou encore les sciences de la vie et les technologies propres.

Aussi, de nombreux organismes aident à l’implantation, comme BC Trade and Invest, point de service centralisé pour les multinationales à la recherche de créneaux de développement et de sites d’implantation. Small Business BC, de son coté, encadre gratuitement les entrepreneurs pour leur travail de recherche initial, et la Société de développement économique propose plusieurs services personnalisés et gratuits en matière de projets d’entreprise.

 Etudier

› S’inscrire à la fac

En Colombie-Britannique, l’école est obligatoire pour les enfants âgés de 5 à 16 ans. Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique gère les 40 écoles francophones ainsi que les pré-maternelles et les garderies francophones. Il existe aussi l’établissement Cousteau, l’école française internationale de Vancouver, qui dispense un enseignement bilingue de la maternelle jusqu’au lycée.

Concernant les études supérieures, la province dispose de près d’une trentaine d’établissements différents qui reçoivent un financement public comme l’Université de la Colombie-Britannique, l’une des plus prestigieuses d’Amérique du Nord, l’Université de Victoria et l’University of Northern British Columbia ainsi que des collèges universitaires et des instituts provinciaux. En revanche, il n’existe aucun institution francophone pour la poursuite d’études post-secondaires, même si certains établissent proposent des formations en français.

Le Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF) installé au sein de l’Université Simon Fraser travaille notamment en collaboration avec les facultés et les départements qui offrent des programmes et des cours en langue française.

 Coût de la vie

› Logement

La Colombie-Britannique est une province où le coût de la vie est assez élevé. Vancouver est l’une des villes les plus onéreuses du Canada mais tous s’accordent pour dire que la qualité de vie y est très bonne. Le prix moyen d’un appartement avec une chambre est de 1 400 dollars canadiens par mois en plein centre-ville. Il faut compter plus de 1 000 dollars canadiens par mois pour un studio. Cependant, les prix diffèrent beaucoup d’un quartier à un autre.

Pour trouver des loyers un peu moins élevés, il ne faut donc pas hésiter à s’éloigner de Vancouver. Richmond, Burnaby, New Westminster et Surrey, sont des destinations qui offrent des alternatives attrayantes.

À Victoria, la capitale provinciale, le prix des logements est beaucoup plus bas puisqu’il faut compter en moyenne 800 dollars canadiens par mois pour un studio et 1 000 dollars pour un appartement avec une chambre.

La recherche de logement se fait en grande partie par les petites annonces publiées dans les journaux locaux comme l’édition du samedi du Vancouver Sun et The Province ou encore dans les revues gratuites comme The Georgia Straight.

Certains outils de recherche de logements en ligne comme GO! Logements à louer peuvent aussi s’avérer très utiles. Il ne faut pas non plus hésiter à frapper directement aux portes des habitations sur lesquelles est accrochée une pancarte « À louer ».

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