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Comment travailler en… Suisse?

La Suisse est attractive avec ses hauts salaires et son cadre de vie. Le Journal des Français à l’étranger vous donne les clés pour réussir son installation dans la Confédération helvétique en partenariat avec la CCI France Suisse.

Grégoire Mandy

Publié

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Comment Travailler en Suisse

La Suisse compte plus de 8 millions d’habitants dont 2 millions sont des expatriés. Le pays a développé son économie sur la finance, les assurances et les nouvelles technologies et se place toujours au premier rang mondial en termes de fortune par habitant selon l’étude Global Wealth Report réalisée en 2019.

Les employeurs du pays recherchent constamment de nouveaux profils dotés de connaissances techniques de haut niveau dans les secteurs des télécommunications, de l’industrie extractive, de la finance et des assurances, de l’énergie, de l’industrie manufacturière et de la construction. Mais des professionnels comme les infirmières ou les chefs de cuisine sont aussi recherchés. Les trois langues officielles du pays sont le français, l’allemand (avec des différences notables selon les cantons) et l’italien; celle que vous devrez maîtriser dépend de votre localisation.

Comment trouver un emploi ?

Le pays connaît une situation de plein-emploi, il est donc difficile d’y faire sa place. Genève est une place financière forte au même titre que Zurich, et compte beaucoup de fonctionnaires internationaux. La zone entre Genève et Schaffhouse est appelée “l’arc horloger” en raison de la prédominance de cette activité, tandis que le secteur chimie/bio/pharma prédomine dans les régions de Berne/Bienne, Bale et Zurich)

Vous serez aidé dans votre recherche en passant par des cabinets de recrutement si vous avez beaucoup d’expérience ou un profil particulièrement recherché, et par les offices de placement régionaux (www.espace-emploi.ch). Il est à noter que toutes les démarches peuvent s’effectuer en français (mais la pratique de l’allemand et parfois du suisse allemand est indispensable dans la partie alémanique). Si vous voulez approfondir votre connaissance du marché du travail suisse et de ses habitudes, vous pouvez consulter le site “travailler en Suisse”. Il donne de nombreux conseils pratiques qui peuvent vous aider à préparer votre installation.

Il est possible de trouver des offres d’emploi dans des journaux comme Le Temps (quotidien généraliste francophone) ou, pour les italophones, dans le Corriere del Ticino (www.cdt.ch). Autres possibilités sur jobup.ch  qui est le site n°1 en Suisse romande, job.ch  ou encore jobtic.ch

(https://www.travailler-en-suisse.ch/emploi-suisse/offres-emploi-suisse/portail-offres-emplois-suisse)

Ne négligez pas non plus les réseaux sociaux comme Xing (spécialisé sur le marché germanophone), Facebook ou Linkedin. De plus en plus d’entreprises ont recours aux réseaux pour rechercher de nouvelles têtes.

Vous pouvez également passer par le dispositif européen Eures, qui propose de nombreuses offres d’emploi et conseils pour connaître le pays. Eures met à disposition des fiches concernant la situation du marché suisse ainsi que sur les habitudes locales de travail. En cas de demande spéciale, il est possible de s’adresser à un conseiller Eures qui vous guidera tout au long de votre recherche d’emploi.

Enfin, il est tout à fait possible de passer par le Pôle emploi français. La branche “International” de l’organisme est spécialisée dans l’accompagnement des Français souhaitant travailler à l’étranger. Pour obtenir plus d’informations, vous pouvez vous adresser directement à votre conseiller Pôle emploi de référence ou consulter le site internet du dispositif. Vous pouvez également consulter les “e-ateliers” spécialement conçus pour préparer les futurs travailleurs avant leur départ.

Entreprendre

Selon l’office fédéral de la statistique suisse, 99% des entreprises présentes sur le territoire sont des PME. Attention, vous ne pourrez pas prendre place dans tous les secteurs, certains d’entre eux étant réglementés. Vous pourrez créer une société sous la forme d’une raison individuelle, une société en nom collectif et en commandite, une société à responsabilité limitée ou une société anonyme. Vous êtes obligés d’enregistrer votre entreprise auprès de l’administration fédérale des contributions car votre entreprise sera soumise aux impôts.

Chaque canton fournit des aides différentes, soit dans le cadre de votre business plan, de votre recherche de locaux, dans le conseil du statut juridique de l’entreprise, dans la mise en relation avec des partenaires…

Les secteurs où investir sont l’industrie des machines, équipements et métaux  (plus grand employeur), l’industrie chimique (330 PME principalement installées autour de Bâle et du Valais), l’horlogerie (qui reste le troisième secteur industriel suisse), la santé, la construction et les services financiers, bien sûr.

Pour entreprendre, vous pouvez également vous tourner vers la Chambre de commerce et d’industrie France Suisse (CCIFS). Elle a mis à disposition en ligne un dossier sur le pays, un guide “affaires ou ne pas faire en suisse”:

Cette organisation, qui est également le premier réseau d’affaires franco-suisse avec plus de 700 entreprises membres, propose de nombreux services pour vous aider à vous développer au mieux dans ce pays et vous accompagne de l’ingénierie de votre projet d’implantation en Suisse jusqu’à l’enregistrement de votre société au registre du commerce.

Enfin la CCIFS organise régulièrement de nombreux événements qui peuvent grandement vous être utile pour développer votre réseau et obtenir de précieuses informations. Aussi de nombreux dispositifs à l’échelle locale existent. De nombreuses aides ou dispositifs sont listés dans la partie “transfrontalier” de l’article. Ils peuvent fortement vous aider si vous comptez lancer votre entreprise en Suisse et habiter en France.

Buisiness France organise aussi de nombreux événements sectoriels a destination des entrepreneurs français et propose des services d’accompagnement commercial (prospection, étude de marchés…).

Pour les jeunes

Pour pouvoir effectuer un stage en Suisse vous devrez être âgé de 18 ans minimum et 35 ans maximum. Vous pourrez faire votre stage si vous êtes universitaire, mais également si vous évoluez dans un cursus professionnel. Votre stage ne pourra pas dépasser 18 mois. La rémunération n’est pas encadrée par la loi. Sa durée avoisine les 42 h/semaine.

Le programme Erasmus +, propose pour sa part des stages de trois à six mois en Europe, peu importe le niveau d’étude. Ce programme, en partenariat avec Pôle emploi, finance le transport, l’hébergement, l’assurance responsabilité civile et l’assurance rapatriement pendant votre mobilité. Il veille en outre à l’organisation et au suivi des stagiaires. Pour y participer le plus simple est de se référer à votre conseiller Pôle emploi et de consulter le site internet.

Pour les jeunes, il existe aussi le volontariat international en entreprise (V.I.E.). Placé sous la responsabilité de l’ambassade de France, il permet aux jeunes de 18 à 28 ans d’exercer une mission dans une entreprise française à l’étranger. Pour candidater, vous devrez créer votre profil sur Civiweb en fournissant vos coordonnées, votre CV et en joignant votre attestation de participation à la Journée défense et citoyenneté (JDC).

Pour les jeunes transfrontaliers, le site “Info Jeunes Rhônes Alpes” peut vous être utile. Il délivre de nombreux conseils sur les manières d’aller travailler en Suisse. Que vous souhaitiez faire un stage, une formation ou trouver un emploi, l’organisme vous donne les étapes à suivre et les papiers à remplir. Son esthétique ludique rend la lecture très fluide et agréable.

La question des transfrontaliers

La Suisse est le premier pays d’accueil de travailleurs frontaliers résidant en France. En 2019 ils étaient plus de 176 000. Si vous souhaitez travailler en Suisse et habiter en France, vous pouvez directement vous adresser au pôle emploi Rhône Alpes. Habitué à la gestion de ces travailleurs, l’organisme vous aidera dans vos démarches administratives et dans la recherche d’un emploi même en Suisse. Des sessions d’informations sont organisées ou co-organisées par Pôle emploi, pour vous conseiller, orienter, et vous accompagner dans votre projet d’expatriation.

En tant que frontalier avec la Suisse, vous pouvez vous tourner vers le Groupement transfrontalier européen (GTE). Le dispositif vous permet d’être accompagné dans votre recherche d’emploi, au cours d’ateliers, de conférences, de rendez-vous individuels et de permanences téléphoniques. Mais aussi d’obtenir des informations sur le marché de l’emploi et les conditions de travail en Suisse (sites de recherche d’emploi et agences de placement, conventions collectives, conseils pratiques, etc.) via les fiches conseil détaillées.

Cette association offre de nombreux services en plus de ceux de l’emploi. Pour une cotisation annuelle de 80 euros et 40 euros pour les frontaliers à la retraite, elle permet d’être aidé dans les démarches administratives par exemple. Elle possède de nombreux services tels que ceux pour l’emploi, pour la Sécurité sociale, pour la fiscalité.

Il existe également le réseau Infobest. Son rôle est de conseiller les populations dans les différents thèmes de la mobilité frontalière et d’assister les initiatives transfrontalières et les porteurs de projets binationaux.

Enfin, pour être au courant de toute l’actualité politique ou des différents dispositifs en détail, vous pouvez vous rendre sur le site de la mission opérationnelle transfrontalière (la MOT). Le site vous donne toutes les initiatives et projets en cours ainsi que de nombreux conseils sur la vie en Suisse.

Les conditions légales pour vivre et travailler

Nul besoin de posséder un visa pour entrer sur le territoire. Néanmoins, il vous faudra demander une autorisation de travail (permis de séjour L = autorisation de séjour de courte durée ; B = autorisation de séjour de longue durée)  si la personne réside en suisse auprès de votre commune de domicile si vous résidez plus de trois mois. Les demandeurs d’emploi peuvent quant à eux séjourner trois mois sans autorisation. Il existe plusieurs types d’autorisation, en fonction de la durée de votre contrat de travail, du fait que vous soyez salarié ou investisseur, si vous êtes transfrontalier (permis G pour les travailleurs frontaliers)

L’expatrié doit en outre déclarer son arrivée à la commune dans les quatorze jours suivant son arrivée en Suisse et avant de commencer à travailler.

N’oubliez pas que les “navetteurs” sont très nombreux en Suisse et que vous pouvez aussi travailler en Suisse sans y résider.

Préparer son dossier de candidature

Après avoir trouvé une offre d’emploi, il faut postuler avec un CV. Chaque pays ayant ses codes, il est important de bien respecter certains critères. Le dossier de candidature suisse doit être compilé dans un  seul et même document PDF avec : CV, lettre de motivation, diplômes, certificats de travail des précédents emplois (différents de la France car rédigés et signés par l’employeur avec une appréciation sur la qualité du travail fourni, il s’agit d’un élément très important) et lettres de recommandation.

L’économie suisse face au Covid-19

Avec quelque 34 000 cas confirmés à l’heure où nous publions, la Suisse a vu son économie fortement impactée par la pandémie. La valeur du franc suisse a connu une dépréciation qui comporte aussi des aspects positifs, notamment pour son industrie d’exportation et son attractivité touristique. La banque nationale suisse a toutefois mis en place une politique de stabilisation du franc, en achetant massivement des devises sur le marché.

Quelques généralités

En Suisse, on gagne bien sa vie, mais on paye beaucoup d’impôts sur le revenu ! Celui-ci dépend de votre salaire, mais aussi de votre lieu de résidence. En effet, chaque canton et commune applique un taux fiscal qui détermine une partie du montant de l’impôt à payer.

Pour les frontaliers du canton de Genève, l’impôt est payé en Suisse, et c’est le barème d’impôt “à la source” qui s’applique. Un impôt sur la fortune est appliqué dans le pays mais il est inexistant sur la succession entre parents et enfants, ni entre conjoints.

Le prix du logement est élevé en Suisse, c’est d’ailleurs l’une des raisons qui explique le grand nombre de transfrontaliers. Il faut dépenser 60 % de plus que la moyenne européenne pour se loger.  Pour une location, vous devrez fournir beaucoup de renseignements : votre contrat de travail mentionnant le montant de votre salaire, vos pièces d’identité, un extrait de votre casier judiciaire s’il s’agit de votre première visite en Suisse. Le contrat de bail est souvent demandé. La sous-location est légale en Suisse.

Quelques liens utiles

La fiche “Suisse” du Journal des Français à l’étranger aborde toutes les questions pour s’installer dans le pays (scolariser ses enfants, logements, transports…).

En fonction de la ville où vous allez déménager, il existe également de nombreux groupes Facebook utiles. Le groupe “Les Français en Suisse” compte plus de 9 000 personnes et donne des conseils et recommandations de restaurants, mais également des événements où vous pourrez rencontrer d’autres Français installés dans le pays. Vous pouvez également retrouver des offres d’emploi sur ce groupe.

Le site du Quai d’Orsay fournit également de nombreuses informations et conseils pour partir travailler en Suisse

Deux événement organisés par la CCIFS, en collaboration avec le Consulat général de France à Genève et à Zurich, destinés aux nouveaux résidents français en Suisse, peuvent aussi être un bon moyen d’obtenir des informations pour préparer sa venue dans le pays :

> Bienvenue en Suisse | Edition romande – le 6 octobre à Lausanne : https://www.ccifs.ch/evenements/a-venir/e/event/bienvenue-en-suisse-edition-romande-1.html

> Bienvenue en Suisse | Edition alémanique – le 8 octobre à Zurich : https://www.ccifs.ch/evenements/a-venir/e/event/bienvenue-en-suisse-edition-alemanique-1.html

 

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