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Région Grand Est, la vocation européenne

Durant deux mois, le Journal des Français à l’étranger vous propose un grand dossier sur les nombreux aspects des échanges frontaliers. Aujourd’hui, tour d’horizon des partenariats du Grand-Est, région qui comprend notamment la Lorraine, pilier historique de la collaboration entre les territoires du « triangle minier » (avec la Sarre et le Luxembourg) dès la fin des années 1960.

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Région Grand Est, la vocation européenne

• Préfecture : Strasbourg

• Population : 5,55 millions hab

La Région Grand Est est officiellement née le 1er janvier 2016 de la fusion de la Lorraine, de Champagne-Ardenne et de l’Alsace dans le cadre de l’acte III de la décentralisation qui a réduit de 27 à 18 le nombre de régions administratives françaises. Avec ses quatre pays voisins – Belgique, Luxembourg, Allemagne et Suisse – elle est un acteur majeur de la coopération transfrontalière, principalement dans le cadre de la Grande Région et de l’espace franco-germano-suisse du Rhin supérieur, tout au long de ses 760 kilomètres de frontières, dont 450 km avec l’Allemagne.

 Une tradition d’échanges

Ces relations avec les pays voisins vont puiser dans une proximité historique et des tracés frontaliers qui ont évolué au fil du temps. Par ailleurs, faut-il le rappeler, la France est le pays de l’Union européenne qui compte le plus de résidents nationaux travaillant à l’étranger. Bien entendu, les flux de travailleurs qui traversent aujourd’hui les frontières correspondent à des opportunités d’emplois et de rémunérations plus attractives que dans l’Hexagone. Le très faible nombre de travailleurs frontaliers étrangers qui exerce en France (environ 10.000 selon l’Insee) illustre bien ce déséquilibre.

Le nombre de travailleurs frontaliers du Grand-Est vers les pays voisins est en hausse quasi constante. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) avait déjà relevé une augmentation considérable de 20% sur la période 1999-2014. Dans les grandes lignes, ces travailleurs occupent principalement des postes dans l’industrie en Allemagne et Suisse, et plutôt dans les nombreux métiers du tertiaire, en Belgique et surtout au Luxembourg en provenance de Lorraine.

Les frontaliers du Grand-Est représentent près de la moitié de l’ensemble des quelque 370.000 travailleurs frontaliers français (44%). Le Luxembourg est leur première destination de travail avec plus de 80.000 personnes concernées, devant l’Allemagne (45.900), la Suisse (37.100) et la Belgique (8.300).

Des partenariats opportuns

Dans la stratégie de construction européenne et le soutien des programmes dits «Interreg» de coopération transfrontalière, la Région a bâti un réseau de structures d’information et de conseil à l’attention des salariés, demandeurs d’emploi, entrepreneurs, étudiants, mais également des entreprises, associations ou administrations sur une grande diversité de thématiques (fiscalité, éducation, retraite, etc). Parmi les membres éminents de ce réseau, on relève la présence de l’association Frontaliers Grand Est qui informe les salariés et les entreprises sur la législation et les nombreux autres aspects inhérents au travail dans le contexte transfrontalier. L’association a également une expertise sur l’évolution du marché de l’emploi et les questions relatives à la formation professionnelle.

La Maison du Luxembourg est un autre partenaire intéressant de ce réseau. Inaugurée en septembre 2006 à l’initiative de la communauté d’agglomération Portes-de-France/Thionville, elle est un centre d’information, d’accompagnement et d’échanges dédiés aux frontaliers français actifs au Luxembourg. La Maison du Luxembourg diffuse des conseils sur la législation sociale luxembourgeoise, la recherche d’emploi au Grand-Duché, la fiscalité, la formation, mais aussi le tourisme et la culture, et même des contacts pour des cours de luxembourgeois.

La Maison ouverte des services pour l’Allemagne (Mosa) œuvre quant à elle depuis juillet 2015 à l’initiative du Conseil départemental de la Moselle, d’intercommunalités, de communautés d’agglomération et de communautés de communes locales. Son champ de compétences dans l’espace transfrontalier concerne les questions relatives aux études, à l’emploi, au droit du travail, à l’accès aux allocations familiales ou aux indemnités de chômage, pour les salariés comme pour les entreprises.

L’association franco-allemande du Centre européen de la consommation est une autre ressource intéressante qui aborde des sujets plus généralistes entre les deux pays, mais qui propose aussi une information ou une assistance juridique en cas de litige avec une entreprise en Allemagne.

L’institution également franco-allemande de l’Euro-Institut, basée à Kehl, dans la partie est de l’agglomération de Strasbourg, a pour sa part son champ d’action dans dans la région franco-germano-suisse du Rhin supérieur. L’institution propose des formations orientées vers la pratique professionnelle, des accompagnements de projets et des études de faisabilité, d’évaluation et d’impact. Toutefois ses cibles concernent davantage les entreprises, les associations, les syndicats, les établissements d’enseignement, voire les acteurs du secteur politico-administratif.

• Pour en savoir plus :

Frontaliers Grand Est : https://frontaliers-grandest.eu

Maison du Luxembourg : https://www.maisonduluxembourg.fr

Maison ouverte des services pour l’Allemagne : http://www.mosa-forbach.fr

Centre européen de la consommation : https://www.cec-zev.eu/?r=1&cHash=08567d060e183ba4bb5eb8e93d187848

Euro-Institut : https://www.euroinstitut.org/fr/qui-sommes-nous/structure

 

• Sources  Région Grand Est (https://www.grandest.fr)

 

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