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Qatar : une géographie et un climat désertiques

Des étendues de sable et de dunes à perte de vue, des températures caniculaires en été. Il a fallu dompter ces conditions naturelles ingrates et hostiles à l’homme pour que la petite péninsule du golfe Persique devienne un territoire qui compte dans la région. Jadis tourné vers la pêche et les huîtres perlières, le Qatar est désormais un acteur incontournable grâce à sa position géostratégique unique que lui procurent les réserves d’hydrocarbures contenues dans son sous-sol.

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Doha, c’est Las Vegas dans le désert, mais sans les casinos ! Le Qatar est petit par la taille mais il est extrêmement bien situé géographiquement. Une superficie de 11 500 km2 – 160 kilomètres de long et 80 de large –, c’est à peine plus qu’un département français. Le pays est densément peuplé. Le relief est peu élevé dans l’ensemble du pays, le point culminant, le Qurayn Abu al Bawl, est une colline dont l’altitude atteint 103 mètres, près de la frontière saoudienne. Longtemps considérée comme une « terre oubliée de Dieu » tant les conditions naturelles y sont difficiles, la péninsule se compose d’un plateau calcaire. Les 563 kilomètres de côtes qui ourlent le pays sont très variés, mais présentent toutefois une prédominance de falaises à l’ouest et de côtes basses à l’est. Le littoral qatari abritait autrefois l’essentiel de l’économie et de l’activité du pays, à savoir la pêche et les huîtres perlières, avant les découvertes des richesses de son sous-sol.

Route des Indes

Le Qatar présente aussi un sol extrêmement calcaire dans lequel s’élèvent des reliefs de dunes. Sa côte occidentale est bordée par une barrière de corail qui en rend difficile l’accès. Au moment de son expansion, sa position géographique stratégique fit du Qatar un pays avec lequel il fallut compter, malgré l’étroitesse de son territoire. Le Qatar est aussi bordé par le golfe de Bahreïn et partage ainsi une frontière maritime avec le royaume du même nom. Le pays doit tout aux richesses de son sous-sol. Ses reliefs désertiques et arides sont parsemés de puits de pétrole en activité tandis qu’en mer, se dressent plateformes et oléoducs pour transporter le gaz vers l’étranger. Au sud du pays se trouve la mer intérieure Khawr al Udayd. Le Qatar a de grands voisins tout proches : l’Arabie saoudite d’abord, son voisin par la terre, à 50 kilomètres de Doha. Bahreïn au nord, les Émirats au sud. Et l’Iran, voisin par la mer, à 300 kilomètres, l’équivalent de la distance entre la Corse et Nice. L’Afghanistan se trouve un peu plus loin, juste après l’Iran.

Position géostratégique

La population du Qatar approche les trois millions d’habitants. Doha en abrite le tiers sans compter sa proche banlieue, avec laquelle elle couvre 80 % de la démographie qatarie. D’autres cités jalonnent le littoral, comme Al Rayyan,  la deuxième ville du pays, à une dizaine de kilomètres des côtes, avec plus de 270 000 habitants. À l’image de la capitale, elle a développé une architecture de gratte-ciel modernes et sophistiqués. Les villes comme Al Khor, Mesaieed ou Umm Salal grignotent du terrain sur les terres désertiques. Le Qatar et l’Iran se partagent en effet conjointement l’exploitation du troisième plus gros gisement de gaz naturel offshore au monde, le North Field pour les Qataris. Situé au large des côtes nord-est du pays, ses réserves sont estimées à plus de 24 900 milliards de m3, soit 13 % des réserves mondiales. Il constitue la principale ressource du Qatar. Ce petit bras de mer large de 40 kilomètres dans sa partie la plus étroite est la principale porte de sortie pour les méthaniers qui viennent s’approvisionner au Qatar. Dans ce délicat jeu d’équilibre géopolitique entre puissances continentales rivales, le petit Qatar survalorise sa position géostratégique de péninsule avançant dans le Golfe persique en accueillant la principale base militaire américaine au Proche et Moyen-Orient. C’est enfin une terre d’immigration, avec de nombreux employés venus du sous-continent indien représentant 15 % de la population.

Une saison fraîche d’octobre à avril

Ancré à la péninsule arabique, le Qatar est soumis à un climat relativement aride et sec et à des températures élevées, avec un hiver très doux et un été très chaud et ensoleillé. Il y a deux saisons principales : l’une, douce, de décembre à février (la meilleure saison pour visiter le pays), et l’autre, chaude, d’avril à octobre, qui comprend une période très chaude de mai à mi-octobre. Mars et novembre sont des mois de transition, qui restent chauds mais sans pics de température. À Doha, la température moyenne journalière varie entre 18,5 °C en janvier et 37 °C en juillet. En été, il n’est pas rare que le thermomètre affiche 50 °C durant la journée. Les précipitations sont très faibles et totalement absentes de juin à septembre. Durant la saison fraîche, les températures ne descendent que très rarement en dessous de 10 °C. La température de la mer, peu profonde et qui ne connaît pratiquement pas de mouvements aux abords des côtes, suit le rythme du thermomètre terrestre. Dans le désert, par contre, les nuits sont plus fraîches. Durant l’été, le taux d’humidité dépasse parfois les 85 % en juin et septembre. La position géographique du Qatar est encore plus protégée que celle de ses proches voisins. Entre les terres d’Arabie saoudite et celles, en face, de l’Iran, il ne bénéficie d’aucun courant frais et reçoit plutôt le souffle des déserts environnants. Au Qatar, on évite de se déplacer durant les heures les plus chaudes de la journée.

> Une nature à préserver

Protéger la vie sauvage est l’un des principaux objectifs du Qatar qui veut aller vers un avenir plus durable. Le pays abrite plusieurs réserves naturelles qui servent de refuges aux oiseaux, aux plantes et à une grande diversité d’espèces animales.

Les sols du Qatar sont marqués par un faible degré de matière organique et sont généralement calcaires et non productifs pour l’agriculture. La salinité du sol est élevée dans les régions côtières et dans les régions agricoles. La végétation ne se trouve que dans le nord, dans les zones agricoles irriguées, où les plantes du désert fleurissent brièvement pendant les pluies printanières. L’intérêt de la zone nord, très peu habitée, est accru par la présence d’une flore et d’une faune terrestres variées ainsi que d’un écosystème marin sensible. La flore rassemble des espèces essentiellement présentes dans la péninsule arabique. La faune comprend de multiples espèces comme le dugong et les tortues, et des populations d’oiseaux, comme du gibier d’eau migrateur venu passer l’hiver ainsi que des balbuzards pêcheurs nichant sur des îlots. Ainsi, chaque année, pendant la saison hivernale, des centaines de flamants roses affluent sur les côtes lors de leur migration annuelle de l’Europe et de la Sibérie vers l’Afrique. A terre, on trouve des dromadaires, mais aussi des reptiles, des rats et des scorpions. On y croise bien sûr le faucon dressé, l’une des traditions séculaires du Qatar, ainsi que des gazelles. Le gouvernement a mis en œuvre un programme de protection de l’oryx d’Arabie, animal national du Qatar, dans l’arrière-pays de Khawr al Udayd. L’émirat consacre également une partie de ses ressources à la protection des coraux dans le golfe Persique grâce à un projet de restauration des récifs coralliens.

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