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Singapour

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Le pays est extrêmement financiarisé, et il et très dépendant du commerce international. Le niveau de richesse par habitant de Singapour est parmi les plus élevés de la région. L’économie du pays est relativement stable, et les finances publiques sont saines, de quoi laisser au pays la liberté d’augmenter ses dépenses en cas de besoin, notamment pour aider les plus défavoriser. Car le pays doit faire face à une augmentation des inégalités qui entraînent un certain mécontentement, notamment chez une partie de la population qui ne parvient plus à se loger.

Mais les expatriés occidentaux sont pour leur part toujours très attirés par la cité-Etat qui leur offre de belles opportunités de salaires. D’ailleurs, le pays est désigné comme étant la meilleure destination pour émigrer selon la HSBC Expat Explorer.

L'essentiel

Capitale

Singapour

Dirigeant

Lee Hsien Loong (Premier ministre)

Population

5,88 millions hab.

Superficie

693 km²

Langues

anglais, malais, chinois

Monnaie

dollar de Singapour

Croissance du PIB

2,5 %

Chômage

2,2 %

Français

14 576

Indicatif téléphonique

+65

 Contacts utiles

Chambre de commerce : www.fccsingapore.com

Ambassade de France : www.ambafrance-sg.org

 Travailler

› Les conditions légales pour vivre et travailler

Celles et ceux qui souhaitent s’installer à Singapour sont de plus en plus nombreux.  Raison pour laquelle le pays réduit la délivrance de ses  permis de séjours courts ou de demandes de résident permanent. Pour pouvoir obtenir un Pass, il vous faudra avoir un profil plutôt recherché. Vous n’aurez le droit de rester plus de 3 mois qu’à la condition d’avoir un « employment pass eligibility  certificate » (vous aurez le droit de rester 1 an sur place pour rechercher un emploi), ou un « entrepass » (réservé aux entrepreneurs). Pour la plupart des expatriés, « l’employment pass » vous sera délivré à la condition d’avoir un salaire supérieur à 3 300 $/mois avec des qualifications et une expérience réelles. Néanmoins, les jeunes diplômés pourront tout de même être embauché, mais leur faudra de toute façon avoir eux aussi un salaire de plus de 3 300 $/mois.

A Singapour, la durée légale de travail hebdomadaire est  de quarante-quatre heures (huit heures par jour), avec quatorze jours de vacances par an et près d’une dizaine de jours fériés. Toute heure de travail supplémentaire doit être payée au minimum une fois et demie le taux horaire ordinaire. La protection sociale telle que le chômage n’existe pas pour les étrangers et l’assurance maladie non plus. Il faut donc systématiquement que vous preniez une mutuelle à vos frais (ou par le biais de votre entreprise). Le marché de l’emploi se caractérise par l’absence de droit du travail.

› Trouver un emploi

Les cabinets de recrutement s’intéressent aux profils expérimentés ; sinon, il vous faudra passer par les petites annonces des journaux : www.straitstimes.com , les sites www.bestjobs.com.sg, www.jobsinchina.net, www.learn4good.com, le service Emploi de  la National Trade Union Congress www.ntuc.org.sg ou de la CCI: www.fccsingapore.com.

 

› Les secteurs porteurs d'emploi

Singapour est reconnu pour ses activités portuaires et de raffinage, et est surtout l’un des principaux hubs financier de la planète. Le pays est riche car il a su investir dans  des activités à forte valeur ajoutée comme l’électronique et la pétrochimie. Singapour manque de main-d’ouvre qualifiée  et recherche activement des profils diplômés internationaux, attirés par les hauts salaires du pays. La finance est classiquement un secteur qui recrute, mais pas seulement. Désormais, Singapour se diversifie et investit dans le secteur des biotechnologies et de l’industrie pharmaceutique, la robotique, la cyber-sécurité et la smart-city. Les grands groupes s’installent désormais à Singapour en offrant des milliers d’emplois : Google, Amazon, Lazada…

› Créer son entreprise

Le pays accueille plus de 600 filiales d’entreprises françaises, essentiellement dans l’industrie électronique et les services financiers, et plus de 200 investisseurs. Ces derniers travaillent pour l’essentiel dans l’agroalimentaire, le commerce et la distribution, ainsi que le transport-logistique.

La communauté française croît rapidement et bénéficie de l’aide de la Chambre de commerce locale, d’une allocation de crédits (www.iras.gov.sg), d’un système de réglementation simple, d’incitations fiscales, d’un parc immobilier industriel de haute qualité, d’une stabilité politique, d’un emplacement stratégique…

 Etudier

› Scolariser ses enfants

Il y a deux établissements français à Singapour dans lesquels vous pourrez les scolariser. Il est aussi possible de les inscrire dans des établissements singapouriens, mais attention, il sont très élitistes. Vos enfants devront non seulement recevoir l’approbation du ministère de l’Education, mais aussi… être tirés au sort ! Résidents et Singapouriens sont prioritaires, les places sont rares, donc il n’y a pas d’inscription obligatoire. Vous pourrez sinon les inscire dans d’autres établissements internationaux, mais les frais de scolarité seront élevés… Il y a une prime destinée à ceux qui habitent dans un rayon d’un kilomètre et qui sont prêts à s’investir dans l’école de leurs enfants.

A la fin du cycle primaire, les jeunes passent un examen qui détermine leur orientation.

› S’inscrire à la fac

En tête des classements internationaux, les universités et grandes écoles de Singapour sont très recherchées. La concurrence est donc rude ! Chaque université est autonome et dispose d’un système d’inscription en ligne. Pour tous les étudiants, un test de langue anglaise est obligatoire, de type TOEFL ou IELTS. Une fois l’université vous ayant accepté, vous recevrez un « welcome package » avec toutes les informations nécessaires. Les établissements les plus côtés sont la « National University of Singapore » (NUS), la « Nanyang Technological University » ou encore la « Singapore Management Business School ». Il existe de nombreux échanges et de coopération entre la France et Singapour : le programme DDP (double degree programm) résulte d’accords entre la NUS et six grandes écoles d’ingénieurs françaises.

Attention, le coût des études est très élevé à Singapour. Mais les étudiants de 3e cycle peuvent obtenir des aides gouvernementales à la condition qu’ils passent les 3 années suivant l’obtention de leur diplôme à Singapour. Certaines universités proposent aussi des aides, il faut déposer des dossiers auprès de leurs bureaux.

 Stages, VIE, PVT

› Trouver un stage

Les sponsors sont indispensables aux stagiaires. Les entreprises doivent contractualiser le lien qu’ils passent avec leur stagiaire et faire la demande d’un visa  « Training Employment Pass » (TEP) ou le « Training Work Permit » auprès du ministère de l’Emploi. La première condition est d’être en premier cycle universitaire, de faire un stage lié à vos études, de choisir une université qui soit reconnue par le gouvernement du Singapour. C’est l’entreprise qui enverra le dossier complet au ministère. Les stages sont obligatoirement rémunérés, aux environs de 3 000 $SG.

› V.I.E.

Il vous faudra tout d’abord avoir participé à la journée d’appel à la Défense puis créer votre profil sur Civiweb (https://www.civiweb.com) en fournissant vos coordonnées, votre CV et joindre votre attestation de participation à la journée d’appel à la Défense.

Sur Civiweb, vous trouverez des offres pour être volontaire à Singapour.

Business France accompagne également les jeunes intéressés par un V.I.E. ou un V.I.A. à Singapour : les candidatures en V.I.A. seront traitées par la DGTPE Bureau Resinter 1, Sélection et gestion des VIA au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Emploi (139, Rue de Bercy, 75012 Paris) et les V.I.E. par Business France (77, bd Saint-Jacques, 75014 Paris, www.export.businessfrance.fr).

Les propositions sur Civiweb sont concentrées sur le secteur de l’ingénierie et de la finance.

› P.V.T.

Il faut être étudiant ou tout jeune diplômé pour bénéficier de ce PVT, qui n’est valable que 6 mois. Il y a de nombreuses opportunités de stages ou travail dans les secteurs de l’ingénierie, des technologies de l’information et de la communication, la finance ou encore la bio-médecine. Singapour n’accepte au total que 2 000 jeunes en PVT.

 Coût de la vie

› Logement

Singapour est l’une des villes les plus chères du monde. Le classement annuel établi par « l’Economist Intelligence Unit » (EIU) est tombé en 2018 : Singapour bat tous les records ! Le prix de l’immobilier avoisine en moyenne les 15 000 euros le mètre carré à l’achat. Un studio est autour de 1 800 €, et un 3-pièces à 3 200 €.

Les colocations sont faciles à trouver et sont plus abordables. Les « condos » sont des immeubles privés avec équipements (piscines, salles de sports, espace barbecue…) et gardiens, et accueillent en majorité des étrangers à Singapour pour un an ou deux ans, meublés ou non. Les étrangers peuvent louer des maisons individuelles mais n’ont pas le droit d’en acheter.

Un programme gouvernemental aide les jeunes expatriés à s’installer : www.hdb.gov.sg.

› Transports

Dans ce tout petit pays, le bus est le moyen le plus rapide et le plus économique pour voyager dans le pays, très bien équipé en transports modernes et performants.  Les taxes sur les voitures étant très élevées, les voitures privées sont assez rares. Par contre il est possible d’en louer. Sinon, le taxi est un bon moyen de circuler, principalement en ville.

 Santé

Les étrangers non résidents permanents n’ont pas le droit de souscrire à la protection sociale singapourienne. Il est nécessaire de souscrire une assurance privée ou une assurance volontaire en France. Et ce d’autant plus que si la qualité des soins prodigués est excellente, cela coûte plutôt cher. Les prix sont quasi identiques entre le public et le privé. Attention, si vous suivez un traitement en France, il faudra que vous le renouveliez à Singapour car le pays n’accepte pas les prescriptions venant des autres pays.

 Fiscalité

Une convention avec la France évite la double imposition. Les personnes résidentes payent leurs impôts à Singapour. Celles qui passent de 60 à 183 jours à Singapour ne sont pas considérées résidentes mais payent leurs impôts sur place, un taux d’imposition forfaitaire de 15 %. es personnes qui séjournent plus de 183 jours sur le sol singapourien sont considérées comme résidentes et sont soumises à un taux d’imposition progressif de 0 à 20 %. Les nouveaux contribuables doivent se faire enregistrer auprès de l’IRAS (Inland revenue authority of Singapore). Autre élément intéressant : pas de plus-value sur l’immobilier !

 Retraite

Passer sa retraite à Singapour n’est intéressant qu’à la condition d’avoir vécu dans le pays auparavant. En effet, le coût de la vie y est élevé et, de surcroît, il est très difficile d’obtenir un visa de longue durée sans travailler dans le pays.

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