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La plateforme Defi à l’offensive pour implanter la mode française en Asie

Dans une interview accordée au Journal des Français à l’étranger, Clarisse Reille, directrice générale du Defi, comité professionnel chargé de développer l’industrie de la mode française, partage ses ambitions pour accroitre le secteur de l’habillement sur le marché asiatique.

Pénélope Bacle

Publié

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Le prochain salon français de la mode organisé à Tokyo du 5 au 7 février, le salon Mode in France, est financé par un discret partenaire des fédérations françaises de l’habillement, Defi. Ce comité professionnel, créé en 1984, bien connu dans le secteur, contribue au développement économique de la mode française. Pour ce faire, Defi est doté d’une structure juridique singulière : il fonctionne grâce à une taxe affectée dans la filière sur les vêtements fabriqués en France ou créés en France, ainsi que sur les importations des vêtements provenant de pays extra-européens.

Dirigé depuis 2011 par Clarisse Reille, ex-dirigeante du laboratoire Biomérieux et ancienne conseillère du ministre de l’industrie Gérard Longuet (1993-1995), Defi a pour objectif dans les prochains mois de renforcer son offensive sur le marché asiatique. « Il y a des actions de développement fortes sur l’Asie avec de nouvelles opérations qui vont être financées » annonce Clarisse Reille. Outre le salon « Mode in France» organisé depuis sept ans à Tokyo et un plus petit salon à Taïwan, organisé depuis quatre ans (qui sont tous deux pilotés par la Fédération Française du Prêt à Porter Féminin), Defi compte financer une opération cette année en Corée du Sud. La Thaïlande est aussi à l’étude pour l’année prochaine. « Il y a une opération qui commence à se monter à Séoul pour mieux répondre à ce marché qui est extrêmement intéressant » déclare Clarisse Reille. Egalement dans le viseur, le marché chinois, à Shanghaï, où l’organisation a prévu d’accompagner deux nouvelles opérations, sous réserve que la crise sanitaire liée au coronavirus se résolve: « En Chine, pour l’instant, les entreprises vont dans un salon qui existe à Shanghaï mais il y a une approche plus spécifique qui est en train de se mettre en place avec un concept de showroom pour attirer une cible d’acheteurs plus adaptée aux marques françaises. Une autre opération est en cours à Shanghaï avec la fédération de la haute-couture pour amener des marques très créatives et des créateurs d’avant-gardes» précise la directrice générale de Defi.

Pour mener à bien ses opérations, Defi compte un petit groupe de chefs d’entreprise et de fédérations qui siègent au sein de son conseil d’administration et en fixe les actions « Nous avons aussi bien des grandes enseignes, telles Promod, Decathlon, des grandes marques de luxe, que des petites marques ou des marques de créateurs d’avant-garde, nous comptons aussi les fabricants français et les vêtements professionnels. Tout ce monde là se retrouve au sein du Defi pour définir les actions, c’est une  véritable contribution des grands envers les plus petits » explique Clarisse Reille, tout en ajoutant : « nous aidons à peu près 450 entreprises dont 390 sur des salons étrangers, qui représentent au total un milliard d’euros d’exportation sur les 10 milliards d’exportation de l’habillement français ».

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