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Français du Royaume-Uni : Jean-Baptiste Lemoyne et Alexandre Holroyd répondent à vos questions (2/5)

Plus de 300 questions ont été posées, via la boite mail de Français à l’étranger, à Jean-Baptiste Lemoyne et Alexandre Holroyd

Nora Litoussi

Publié

le

Français à l’étranger a organisé vendredi 12 février une réunion publique virtuelle destinée aux Français du Royaume-Uni. Pour répondre à leurs questions, un ministre et un député. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie, s’est prêté au jeu, tout comme Alexandre Holroyd, élu de la troisième circonscription des Français de l’étranger ( les îles Britanniques, les pays nordiques et les pays baltes ). Devant le succès de ces échanges, en particulier sur les réseaux sociaux, Français à l’étranger publie toute le semaine un best of de cette heure de dialogue direct.

Michelle Hillgarth : Je suis mariée avec un Anglais depuis plus de 35 ans, je désire me rendre en France où nous avons une résidence, j’aurais voulu savoir s’il était possible pour lui de m’accompagner dans mon voyage que ce soit en voiture ou en avion. Si oui, y a t-il des documents justificatifs à fournir comme un livret de famille par exemple ?

J-B.L : Oui, tout ressortissant français autorisé à rentrer en France pour des motifs impérieux ( familiaux, santé, économiques,…) peut être accompagné de son conjoint ou de ses enfants lors de son retour.

A.H : Il faut justifier le motif impérieux. Dans un contexte plus large que la situation sanitaire dans laquelle nous nous trouvons, le conjoint de cette dame aura toujours le droit de venir en France pour un court séjour. La seule distinction qui existe désormais, suite au Brexit, est que son conjoint devra avoir une carte de séjour s’il veut s’installer en France. Étant marié à une Française, cela sera plutôt une formalité administrative, mais il devra faire les démarches nécessaires.

Messaline Neil : J’ai eu mon premier enfant en avril dernier. Avoir un bébé pendant une pandémie et un confinement est très difficile. Ma famille n’a pu rencontrer ma fille qu’une fois l’été dernier. Je voudrais savoir si quelque chose était mis en place pour les familles, pour qu’on puisse se retrouver, pour qu’on puisse profiter un peu. D’autre part, y aurait-il une possibilité pour les Français expatriés souhaitant faire un aller-retour pour retrouver leur famille, d’obtenir des tests PCR gratuitement (qui sont très chers en Angleterre).

J-B.L : Aujourd’hui, nous sommes encore sous le régime des motifs impérieux. Par conséquent, revenir pour retrouver sa famille pendant deux, trois jours n’est hélas pas encore possible. J’espère que c’est une question de jours, de semaines, et que nous allons pouvoir, grâce aux résultats enregistrés dans la lutte contre le virus, desserrer l’étau petit à petit. Une fois ce moment venu, il faudra faire ces fameux tests PCR. Il n’existe pas de dispositif visant à les rendre gratuits et ils sont en effet payants au Royaume-Uni. Néanmoins, lorsqu’un Français rencontre des difficultés financières, pécuniaires ou sociales, il y a des dispositifs d’aide et de soutien. Je l’incite donc à se rapprocher des équipes du consulat où Guillaume Bazard fait un excellent travail et pourra l’orienter si effectivement elle se retrouve dans une situation compliquée.

Français à l’étranger : Vous parlez de jours, de semaines, mais quel est, au titre ministériel qui est le vôtre, votre pronostic ?

J-B.L : Le virus ne donne pas de calendrier ou d’agenda stipulant « tel jour telle heure je serai parti ». Aujourd’hui on doit vivre avec cette incertitude. Nous faisons un suivi hebdomadaire. Chaque semaine, il y a des conseils de défense que préside le président de la République et c’est à cette occasion que l’on peut voir la trajectoire. Est-ce qu’on est à la hausse ? À la baisse ? Comment arrivons-nous à adapter notre réponse sanitaire ? Aujourd’hui ce que je peux dire, c’est que nous devons tenir ensemble. Nous devons un peu serrer les dents c’est vrai, mais j’espère que ce sera le plus provisoire possible. Toutefois, il n’est pas possible de donner un horizon parce que le virus ne nous en donne pas hélas.

A.H : Toutes les mesures qui sont en vigueur aujourd’hui, qu’elles soient coté britannique, français, ou à la frontière n’ont qu’un seul objectif : réduire ce délai de temps avant lequel les familles pourront se retrouver, avant lequel on pourra sortir dans la rue et vivre une vie qui retrouve un semblant de normalité. Plus on respecte ces règles, plus vite on retrouvera une situation de normalité. J’ai conscience que c’est extrêmement difficile pour certains de nos concitoyens qui vivent à l’étranger, cela fait des mois qu’ils attendent cette sortie. Les vaccins sont aujourd’hui un immense espoir de cette sortie potentielle. Il faut tout faire pour que l’on puisse bientôt se retrouver dans des conditions normales. C’est le seul objectif que nous devons collectivement avoir en tête. Et dans ce combat, on est tous ensemble, Français de métropole, Français d’Outre-Mer, Français de l’étranger.

Séverine Wildman : En ce moment, le déménagement en France ne fait pas partie des motifs impérieux. Je réside en Angleterre, je voulais savoir si je pouvais quitter le Royaume-Uni de façon définitive avec ma famille pour pouvoir emménager en France.

J-B.L : Oui, cela est possible dès lors qu’on puisse justifier que l’on a résilié son bail, et que l’on va s’établir dans une nouvelle résidence en France. Cette situation rentre dans le cadre des motifs impérieux.

A.H : Il y a beaucoup de gens qui rentrent en France. Il est difficile de donner un chiffre parce qu’il y a aussi des gens qui repartent au Royaume-Uni. Les flux vont toujours dans les deux sens. Évidemment, en ce moment, à cause des raisons sanitaires, ces flux se sont réduits à une portion minuscule. Néanmoins, je pense que cette question est le symbole d’une chose : les Français de l’étranger qui veulent rentrer en France et qui n’ont pas d’autre choix ou qui veulent établir leur résidence permanente en France seront toujours admis à la frontière.

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