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Comment Da Nang, perle du Vietnam, veut crever l’écran

Oubliez la Thaïlande et Bali. Plébiscitée par le New York Times, Da Nang, petite cité côtière du centre du pays, se rêve déjà en « Miami du Vietnam » et fait tout pour attirer les nomades numériques du monde entier.

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A une heure de vol des deux grandes métropoles d’Hanoï et d’Hô Chi Minh Ville, avec ses montagnes verdoyantes et ses 32 kilomètres de plages magnifiques, Da Nang (photo) occupe une position stratégique au Vietnam. « L’un des principaux atouts de la ville est sa praticité, assure Hana Nguyen, qui a ouvert il y a deux ans un espace de coworking à Danang. L’aéroport est tout près de la ville, ce qui facilite et rend abordables les déplacements à travers toute l’Asie. Da Nang offre également une atmosphère détendue et un coût de la vie inférieur à celui de nombreuses autres destinations. » En 2019 déjà, le New York Times mentionnait la ville dans sa liste annuelle des 52 destinations à visiter. C’est encore le cas cette année.

A Danang, ces deux dernières années, on assiste à une forte hausse des prix de l’immobilier

Les prix de l’immobilier en hausse

Certes, ces deux dernières années, signe de l’engouement croissant de la ville, on assiste à une forte hausse des prix de l’immobilier et des loyers, mais le coût des produits alimentaires, lui, n’a pas augmenté de façon aussi spectaculaire. Conséquence : si Da Nang reste une aubaine pour les nomades numériques étrangers à fort pouvoir d’achat, il est devenu plus difficile pour les locaux de trouver un logement abordable. « Parallèlement, poursuit la jeune Vietnamienne, je constate l’apparition de nombreux immeubles et programmes immobiliers neufs dans toute la ville pour répondre à la demande croissante. »

Hana Nguyen à Da Nang : « L’aéroport est tout près de la ville, ce qui facilite et rend abordables les déplacements à travers toute l’Asie. »

Une alternative à Bali

« Partir vivre à Da Nang était une décision mûrement réfléchie, planifiée environ deux mois à l’avance, témoigne Luca, originaire de Heinsberg, une petite ville près de Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne, non loin de la frontière néerlandaise. J’y étais déjà allé un an auparavant et j’avais immédiatement perçu son potentiel : une alternative plus abordable et plus paisible que Bali, tout en restant bien intégrée à une communauté d’expatriés et de nomades dynamique. » Les autorités vietnamiennes ont bien compris cet intérêt. En mars dernier, elles organisaient le premier Da Nang Nomad Fest, 10 jours de festival de réseautage et de workshops destinés à attirer encore plus de travailleurs internationaux freelance.

Da Nang reste une aubaine pour les nomades numériques étrangers à fort pouvoir d’achat

Internet fiable et rapide

Luca est développeur en intelligence artificielle. Il crée des automatisations et réalise des images et des vidéos pour des clients du e-commerce, ce qui lui permet de travailler de partout dans le monde.« Ce qui m’a vraiment surpris, ajoute-t-il, c’est la qualité d’internet. C’est nettement plus rapide et fiable que tout ce que j’ai connu en Allemagne – un vrai rêve pour quelqu’un qui travaille dans le développement d’IA. » Difficile de savoir combien, mais de l’avis de tous, les nomades numériques sont de plus en plus nombreux à Da Nang.

Luca, à moto à Da Nang : « Ce qui m’a vraiment surpris ici, c’est la qualité d’internet. »

Le jeune Allemand loue son propre appartement dans un immeuble où cohabitent expatriés et locaux, ce qui lui permet, dit-il, de profiter d’un bon équilibre entre vie internationale et immersion dans le quotidien vietnamien authentique. Selon lui, Da Nang a vraiment tout pour plaire : « Ce que j’apprécie ici, assure-t-il, c’est la combinaison entre une excellente infrastructure pour les télétravailleurs, un faible coût de la vie, une grande variété de restaurants, y compris occidentaux, un climat agréable, des plages, et le fait que la ville ne soit pas encore envahie par les touristes. Quant à savoir si je resterai à long terme, je m’imagine très bien y passer les prochaines années, cela dépendra de l’évolution du pays dans les années à venir. »

Ana Nguyen à Da Nang : « La ville offre une atmosphère détendue et un coût de la vie inférieur à celui de nombreuses autres destinations. »

Un aller-retour tous les trois mois

Actuellement, le Vietnam ne propose pas de visa spécifique pour les nomades numériques mais cela n’est pas vraiment un problème. La plupart des étrangers séjournent en utilisant les options de visa touristique actuelles de trois mois maximum, et beaucoup effectuent simplement des allers-retours (« visa run »), par exemple au Laos, pour renouveler leur visa et revenir assez facilement. Côté fiscalité, le Vietnam ne dispose d’aucune infrastructure pour taxer les touristes, ce qui reste une zone grise que de nombreux nomades doivent gérer.

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