Actualités internationales
« On veut transmettre nos valeurs » : les Alsaciens de Londres créent leur association
Une nouvelle association fait vibrer l’Alsace loin de ses frontières. Fondée en mars 2026, l’Association des Alsaciens de Londres et du Royaume-Uni rassemble déjà une communauté dynamique autour d’un objectif commun : recréer du lien, partager une culture et faire vivre les traditions alsaciennes à l’étranger.
Tout commence en février dernier, autour d’une choucroute partagée entre quelques Alsaciens vivant dans la capitale britannique. Très vite, un constat s’impose : malgré une présence historique dans la capitale britannique, la communauté alsacienne manque de structure et de visibilité. « Quand on arrive dans un pays étranger, la première chose qu’on cherche, c’est où sont les gens de chez nous », explique Maximilien Molinet, président de la nouvelle association. « Moi, en arrivant, je ne l’ai pas trouvé. Et ce manque a vite pesé. »
De cette frustration naît une dynamique collective. En mars, la structure est officiellement lancée, avec la volonté de proposer un projet différent : plus humain, plus familial et centré sur le partage. « On veut une dynamique plus conviviale, plus ancrée dans les besoins des Alsaciens ici. Pas juste du réseau professionnel, mais du lien », explique Christelle Goepfert, vice-présidente.
Une communauté qui fait vivre les traditions alsaciennes
En quelques mois seulement, l’initiative rencontre un véritable succès. Plus de 50 membres ont déjà rejoint le groupe WhatsApp, devenu le cœur de la communauté. L’association rassemble aujourd’hui des profils variés : Alsaciens installés de longue date, nouveaux arrivants, mais aussi Français et Britanniques attachés à la région. « On veut intégrer tous ceux qui ont un lien avec la région, même simplement affectif ou culturel », précise le président. Pensé comme un espace d’échange, le groupe permet de partager des conseils, des opportunités et des événements, tout en recréant un sentiment d’appartenance souvent difficile à maintenir à l’étranger.
Au-delà du simple réseau, l’association ambitionne de faire découvrir et transmettre les traditions alsaciennes au Royaume-Uni. Ateliers culturels, gastronomie, fêtes traditionnelles : autant d’initiatives envisagées pour faire rayonner cette identité régionale unique. « L’Alsace, c’est une culture très forte, avec des traditions profondément ancrées. On a envie de les faire vivre ici et de les partager », raconte Christelle Goepfert.
Parmi les projets à venir, des rencontres trimestrielles, des ateliers et surtout un événement emblématique en fin d’année : la Saint-Nicolas. « Noël en Alsace, c’est essentiel. On veut organiser quelque chose autour de cette date, avec les codes traditionnels : les bougies, le chocolat chaud, le mannala… », explique Christelle Goepfert.
Un premier rendez-vous au cœur de Londres
Avant cela, l’association donne rendez-vous au public dimanche 28 juin pour célébrer l’Alsace Fan Day à Londres, avec un grand pique-nique dans un parc du centre de la capitale. Le thème choisi sera « le bretzel dans tous ses états », et le programme inclura spécialités alsaciennes, jeux pour enfants et adultes, et une invitation à venir habillé aux couleurs de l’Alsace. « On veut quelque chose qui nous ressemble : simple, convivial, chaleureux », explique Maximilien Molinet. « L’idée, c’est de se retrouver, partager et créer des souvenirs », ajoute Christelle Goepfert.
Une cinquantaine de participants est attendue pour cette première édition, pensée comme un test grandeur nature. Le président explique : « On préfère commencer à taille humaine. L’objectif, c’est de construire quelque chose de solide dans le temps, on s’adaptera aux besoins et demandes de la communauté au fur et à mesure .»
Une identité entre deux cultures
L’association s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur l’identité alsacienne, à la croisée des cultures française et germanique, une richesse qui résonne particulièrement au Royaume-Uni. « Il y a des marqueurs communs avec les Britanniques, notamment autour de la gastronomie ou des traditions de Noël », souligne le président. « On n’est pas si éloignés. »
Mais au-delà des similitudes culturelles, c’est surtout un besoin humain qui ressort : celui de recréer du lien dans un contexte d’expatriation, d’autant plus marqué depuis le Brexit. « Aujourd’hui, ce besoin de communauté est encore plus fort. On a envie de se retrouver, de partager des moments simples et conviviaux », explique Maximilien Molinet.
Portée par une équipe de cinq bénévoles, l’association repose entièrement sur l’engagement et l’envie de ses membres. « Tout a été une évidence dès que nous nous sommes rencontrés, nous avons des idées et valeurs communes, on construit ça ensemble. L’objectif, ce n’est pas d’être des centaines. C’est de créer une communauté où les gens ont plaisir à se retrouver », raconte Christelle Goepfert.
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