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Destinations au banc d'essai

Japon vs Corée du Sud

Longtemps sous domination japonaise, indépendante après la Seconde Guerre mondiale, la Corée du Sud est devenue au fil des ans une redoutable puissance économique dont l’emblème de la réussite est sans aucun doute Samsung. Mais le pays reste cependant toujours dans l’ombre de son puissant voisin et est relativement méconnu des Occidentaux. Le Japon accueille d’ailleurs trois fois plus de Français.

Français à l'étranger

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Gouvernance

> Japon

L’empereur, actuellement Akihito, est le chef d’Etat de cette monarchie constitutionnelle mais son pouvoir est réduit à un rôle cérémoniel, tandis que le cabinet dirige le gouvernement avec son Premier ministre élu par la Diète et ses autres ministres d’Etat. La Diète, composée de deux chambres, assure le pouvoir législatif.
Le Parti libéral-démocrate exerce le pouvoir depuis 1955, à de rares exceptions près. Issu de ses rangs, Shinzō Abe est l’actuel Premier ministre. Nationaliste convaincu, connu pour son intransigeance, il a lancé plusieurs réformes visant à un assouplissement de la masse monétaire, une politique fiscale flexible et une dérégulation du secteur économique. Il souhaite aussi augmenter les dépenses militaires, notamment pour répondre aux menaces nord-coréennes.

> Corée du Sud

Cette démocratie parlementaire créée après la Seconde Guerre mondiale a connu ces dernières années un réel boom économique pour devenir la 11e puissance mondiale. Son actuel chef de l’Etat, le progressiste Moon Jae-in, a mis en place certaines réformes comme la réduction du temps de travail (de 68 à 52 heures, et depuis le 1er juillet 2018 les entreprises qui emploient plus de 300 employés doivent se conformer à la semaine de 40 heures maximum) et la hausse du salaire minimum (16,4%). Mais le ralentissement de l’économie (2,8% en 2018) l’a contraint à freiner le rythme de ses réformes au milieu de l’année 2018.
Le Président a maintenu le dialogue avec sa voisine la Corée du Nord, multipliant les gestes d’apaisement au début de l’année 2018 et permettant notamment le dialogue entre Donald Trump et Kim Jong-un. Les dirigeants des deux Corée se sont engagés en faveur d’une « dénucléarisation totale » de la péninsule coréenne, et à transformer la zone démilitarisée qui sépare les deux pays en une « zone de pai ».

Qualité de vie

> Japon

Le Japon ne figure pas parmi les premières destinations préférées des expatriés, et cela malgré ses salaires élevés et ses excellentes opportunités de carrière. Selon Expat Insider 2018, le pays occupe la 42e place, mais continue néanmoins d’obtenir d’excellents scores en termes de sécurité, de santé et de bien-être, de facilités de transport. Du côté de l’Expat Explorer Survey de HSBC, le Japon n’apparaît qu’en 30e position. Pour l’enquête Better Life de l’OCDE, le Japon se positionne à la première place dans le thème de la sécurité, et au-dessus de la moyenne dans les dimensions du revenu et de patrimoine, de l’éducation et des compétences, de l’emploi et des salaires, et de la qualité de l’environnement. Il se classe en dessous de la moyenne dans les thèmes du logement, de l’engagement civique, de la satisfaction à l’égard de la vie, des liens sociaux, de l’équilibre vie professionnelle-vie privée, et de la santé.

> Corée du Sud

Au pays du Matin calme, les Français, quoique moins nombreux qu’au Japon, sont de plus en plus nombreux à s’installer. Le pays a la cote, même s’il n’occupe pas les meilleures places du classement de l’enquête Expat Insider 2018 (le pays est placé en 41e position). L’enquête souligne la bonne position du pays en ce qui concerne la qualité de son débit internet, des transports, des soins, de la sécurité ; un classement qui chute dès lors que l’on parle développement personnel ou loisirs. L’enquête Better Life de l’OCDE a positionné le pays au-dessus de la moyenne en ce qui concerne le logement, l’engagement civique, l’éducation et les compétences, l’emploi et les salaires. En revanche, la Corée du Sud se classe sous la moyenne dans les thèmes du revenu et du patrimoine, de la satisfaction à l’égard de la vie, de la qualité de l’environnement, de la santé, des liens sociaux, de la sécurité et de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Facilités d’installation

> Japon

Pour pouvoir travailler au Japon, il faut un statut de résident permettant d’obtenir un visa de travail, demandé par l’entreprise qui va vous employer, vous « sponsorer ». Les nouveaux résidents étrangers doivent aller s’inscrire à la mairie de leur arrondissement de résidence kuyakusho, dès leur arrivée. Les résidents étrangers inscrits à la mairie seront ensuite éligibles à un certificat de résidence nécessaire pour certaines formalités administratives. Il existe près d’une trentaine de visas de résidence (universitaire, artiste, religieux, journaliste, dirigeant d’entreprise…). Le visa de travail s’adresse le plus souvent à une main-d’œuvre hautement qualifiée et est valable de six à douze mois, voire trois ans au maximum pour un dirigeant. Ce statut vous cantonnera dans un certain type d’emploi, attention à bien le choisir.

> Corée du Sud

Pour s’installer en Corée du Sud, il est nécessaire d’être en possession d’un visa et d’un permis de travail avant son départ de France. Seul l’employeur est habilité à en faire la demande auprès de l’ambassade. Le visa délivré dépend de l’emploi auquel on postule. Pour être en règle, une fois son lieu de résidence choisi, il faut une carte pour étranger (« foreigner registration card ») à solliciter auprès du bureau de l’immigration, ainsi qu’un permis de résidence que l’on obtient en prenant rendez-vous avec le service de l’immigration le plus proche de son domicile.

Le marché de l’emploi

> Japon

Les Japonais ne sont pas très ouverts aux travailleurs étrangers. Néanmoins, si vous apportez une véritable expertise, différente de celle que l’on trouve sur le marché de l’emploi nippon, vous aurez de grandes chances de trouver un emploi… à la condition bien sûr de maîtriser la langue !
Ici, le taux de chômage est inférieur à 3%, offrant ainsi une situation de plein-emploi à une population vieillissante qu’il est parfois difficile de remplacer. Les Français sont recherchés dans des secteurs bien spécifiques et très dissemblables, qui vont de celui de la boulangerie à l’informatique.
Pour trouver un emploi, il est possible de consulter ces sites :

> Corée du Sud

Pôle d’innovation incontournable de cette zone, la Corée du Sud connaît peu le chômage, et sa croissance ne faiblit pas. Mais comme le Japon, le pays est confronté à un vieillissement de sa population, ce qui pousse les entreprises à recruter une main-d’œuvre étrangère qualifiée et jeune. La Corée du Sud est, selon le classement Bloomberg, le premier pays dans la R&D. L’industrie coréenne figure parmi les leaders mondiaux de l’automobile (Hyundai Kia), de la pétrochimie, de l’électronique (Samsung et LG) et de la construction industrielle. Vous trouverez de nombreuses offres d’emploi dans les secteurs de la robotique, de la biotechnologie, de l’environnement. Mais les Français sont recherchés dans les secteurs du tourisme, des cosmétiques, du luxe et de l’œnologie.
Vous trouverez des offres sur ces sites :

Les bons plans emploi

> Japon

Comme il n’est pas simple de trouver un emploi pour un étranger au Japon, il peut être intéressant de passer par le Visa Vacances-Travail (PVT) qui permet aux Français de vivre un an dans le pays et d’y exercer n’importe quelle activité professionnelle (sauf dans les bars et boîtes de nuit).
Le secteur probablement le plus porteur est celui de l’enseignement du français, avec de nombreux postes proposés, suivi par le secteur de la restauration. Il existe même une Amicale des cuisiniers et pâtissiers français au Japon .
Il existe aussi un programme particulier, le JET, dont l’objectif est d’inviter des jeunes de pays étrangers au sein des collectivités locales ainsi que dans des établissements scolaires afin de promouvoir la compréhension mutuelle entre le Japon et la France.

> Corée du Sud

Busan ou Séoul sont des destinations idéales pour les jeunes qui peuvent partir en PVT. Un quota de 2000 places est réservé aux Français, quota qui n’a jamais été atteint, vous avez donc toutes vos chances ! Avec ce visa, vous pourrez travailler 25 heures/semaine, mais vous ne pourrez pas exercer tous les métiers (l’enseignement, la médecine, l’ingénierie… sont par exemple interdits). Le pays connaît un vrai retard en ce qui concerne le développement des énergies renouvelables, un retard qu’il cherche à rattraper : c’est donc le moment de postuler dans ce secteur si vous avez déjà une première expérience.
Les entreprises françaises sont de plus en plus présentes sur le territoire (deuxième puissance européenne à investir dans le pays, après les Pays-Bas), il ne faut donc pas hésiter à les contacter, surtout si vous parlez coréen. La plupart des emplois se trouvent sur les forums ou les blogs, d’où la nécessité de travailler ses réseaux en Corée.

Environnement des affaires

> Japon

Le marché japonais offre de multiples opportunités aux PME françaises, en particulier dans les secteurs où la France bénéficie d’une réelle renommée, comme la mode, la gastronomie et l’art de vivre. Mais c’est également vrai d’autres domaines comme ceux de l’industrie et des technologies. Il existe de réelles niches pour les entreprises dans les domaines du BTP, de la décoration d’intérieur, des transports, des technologies de l’information ou encore du marketing sportif et de l’événementiel.
Enfin, en raison du fort vieillissement de la population, il existe au Japon un secteur qui se développe rapidement, celui de la « silver economy ». Attention, si la législation a évolué ces dernières années et s’est simplifiée, il n’en reste pas moins que les réglementations restent lourdes et difficiles à appréhender.

> Corée du Sud

La Corée du Sud occupe la 5e place du classement international sur le climat des affaires Doing Business 2019 édité, comme chaque année, par la Banque mondiale. Il y est facile de créer son entreprise, de se raccorder à l’électricité, d’obtenir un permis de construire (dix jours en moyenne), de créer son entreprise (quatre jours en moyenne), d’effectuer des transferts de propriété, etc.
Et particulièrement si vous avez déjà un capital disponible. Il est toujours difficile d’y obtenir un prêt malgré les assouplissements mis en place ces derniers mois.
Les Français sont nombreux à investir dans l’immobilier, même si désormais les prix tendent à se stabiliser. Il est préférable de se faire assister d’un avocat pour concrétiser son projet.

Les + Étudiants

> Japon

Le Japon est l’un des pays les plus performants pour ce qui est de la qualité de son système éducatif. Les étudiants étrangers partant au Japon sans accords ni partenariat doivent passer un test nommé EJU (Examination for Japanese Université Admission for International Students) qui évalue leur niveau général et leur niveau de japonais. Il est aussi possible de passer par l’une des centaines d’établissements français qui possèdent des accords d’échanges avec des universités japonaises. Le visa étudiant est à demander au moins six à neuf mois avant de partir et avec en sa possession la lettre d’admission de l’université qui vous accueille (Certificate of Eligibility).

> Corée du Sud

Pour étudier dans une université coréenne, il vous faudra faire la demande d’un visa spécifique auprès de l’ambassade de France seulement après avoir obtenu l’accord de l’université. La Corée est réputée pour son éducation très compétitive. Différents classements mondiaux positionnent la Corée du Sud en tête des établissements d’enseignement supérieur. Le Times Higher Education et le QS World University Rankings placent cinq établissements en haut de leur classement : Séoul National University, Korea Advanced Institute of Science & Technology, Pohang University of Science and Technology, Korea University, Sungkyunkwan University.

Accès au logement

> Japon

Pas toujours facile de trouver un logement quand on est étranger. Le plus simple est de passer par une agence immobilière. Attention, il vous faudra presque à coup sûr un référent japonais qui vous servira de garant. Vous devrez préférer des immeubles aux normes antisismiques les plus récentes, le pays étant dangereusement soumis à de nombreux tremblements de terre. Les baux sont en général d’une durée de deux ans. Dans les grandes villes comme Tokyo, Yokohama, Kobe, Saitama ou Osaka, un studio coûte en moyenne entre 500 et 600€/mois, les chambres chez l’habitant sont globalement aux mêmes tarifs. Attention, soyez respectueux des règlements, sinon l’agence qui vous aura aidé à trouver un logement pourrait vous demander de quitter les lieux…
Pour consulter des offres :

> Corée du Sud

Ici, pas de difficulté particulière pour trouver un logement. Il faudra compter entre 500€/mois pour un studio et 1000€ pour un 3-pièces, avec des variations selon les villes et les quartiers. Les cautions en revanche sont assez chères (au moins trois fois le loyer), les baux sont au minimum de six mois, et la colocation est une solution prisée des jeunes qui viennent de s’installer en Corée. Il est aussi possible de louer une chambre (« goshiwons »). À Seoul, les quartiers chics sont ceux de Gangnam, Apgujeong et Sinsa, le quartier international est Itaewon et le quartier traditionnel est Insadong. Pour trouver un logement, le plus simple est de passer par une agence immobilière et, de préférence, accompagné d’un Coréen, vous aurez ainsi accès à des offres plus intéressantes.
Quelques sites pour trouver un logement :

Accès à la santé

> Japon

En termes de santé, l’espérance de vie à la naissance au Japon est de 84 ans, soit quatre ans de plus que la moyenne de l’OCDE et l’une des plus élevées de la zone OCDE. La qualité des soins est excellente au Japon, le système de Sécurité sociale local rembourse jusqu’à 70% des frais médicaux, jusqu’à 80% pour les étudiants. Mais pour les soins non pris en charge, étant donné leur coût, il est conseillé de prendre une assurance spécifique. Pour les salariés, l’adhésion à la Sécurité sociale est automatique, mais les étudiants doivent se rendre au service de Sécurité sociale le plus proche de leur lieu de résidence pour souscrire une adhésion payante.

> Corée du Sud

Si la qualité des soins est excellente en Corée du Sud, il vous en coûtera quelque argent pour vous faire soigner, car ici les hôpitaux privés, donc chers, sont plutôt la norme, notamment en cas d’hospitalisation. L’espérance de vie y est de 82,2 ans, ce qui reste élevé. L’Institut Legatum publie une enquête sur la prospérité des pays et mesure la santé. La Corée du Sud y occupe la 15e place. L’institution nationale d’assurance-maladie couvre tous les salariés, mais seule une partie des soins est prise en charge. C’est pourquoi, comme au Japon, il est fortement recommandé de souscrire une assurance privée avant de s’y installer.

Fiscalité

> Japon

Il existe une convention de non-double imposition avec le Japon : les résidents permanents payent à ce pays leurs impôts sur leurs revenus en provenance du Japon et d’ailleurs. Les taux de l’impôt sur le revenu vont de 5% à 40% répartis en six tranches, et les résidents payent en plus une taxe de séjour. Il est possible d’effectuer de nombreuses réductions (pour conjoint, pour enfant à charge, pour prime d’assurance-vie, pour cotisations sociales…).

> Corée du Sud

Les résidents en Corée du Sud sont imposés sur l’ensemble de leurs revenus. Les non-résidents, sont imposés sur les seuls revenus perçus en Corée. Les résidents étrangers bénéficient de conditions fiscales privilégiées. Ils ont le choix d’opter pour un abattement de 30% sur le revenu imposable ou d’opter pour un taux d’imposition unique de 18,7% non progressif et sans possibilité d’abattement. Si vous optez pour l’abattement de 30%, le taux d’imposition sera le suivant :

  • < 12 millions de wons (/an): 6,6%
  • Entre 12 et 46 millions de wons : 16,5%
  • Entre 46 et 88 millions de wons : 26,4%
  • + 88 millions de wons : 36,3%.

Passer sa retraite

> Japon

Pour passer ses vieux jours au pays du Soleil levant, aucun visa n’est demandé, en revanche vous devrez solliciter une carte de résident. Le Japon n’est pas forcément plus cher que la France : les restaurants sont plus accessibles, les loyers sont équivalents (sauf à Tokyo) même si les charges y sont un peu plus élevées.

> Corée du Sud

Pas de visa spécifique pour les retraités qui souhaitent s’installer en Corée du Sud. Il est donc très compliqué, si l’on n’a pas de lien de parenté avec des Coréens, de vivre dans ce pays quand on n’y travaille pas. Pas de visa spécifique pour les retraités qui souhaitent s’installer en Corée du Sud. Il est donc très compliqué, si l’on n’a pas de lien de parenté avec des Coréens, de vivre dans ce pays quand on n’y travaille pas.

Pour aller plus loin

Consultez nos fiches pays Japon et Corée du Sud et découvrez plus en détail les solutions qui vous correspondent pour préparer au mieux votre expatriation.

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