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Retour des Français bloqués : une infirmière au Laos en bas de la liste du rapatriement

Sarah, une jeune infirmière qui cherche à prêter main forte à ses collègues en première ligne en France, s’est vue refuser une place dans le seul vol de retour de Vientiane, au Laos, confirmé par la France. La Française raconte.

Quentin Dixmier

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« Je comprends qu’il y ait des consignes sur l’attribution des places du vol de rapatriement. Les familles et personnes âgées sont bien entendu prioritaires, mais je pensais qu’avec mon métier, j’aurais pu en faire partie également » déclare avec incompréhension Sarah. Cette infirmière stéphanoise de 31 ans est bloquée depuis plusieurs semaines au Laos avec son compagnon Kevin. Cette semaine, Sarah a appris que, malgré son métier, elle ne faisait pas parti du dernier vol de rapatriement organisé par la France le jeudi 02 avril. En cause : le fait que le couple ait plus de 30 ans.

> Du hamac au tarmac

Ces deux aventuriers trentenaires étaient loin de s’imaginer dans une telle situation lorsque le 7 janvier dernier ils avaient décidé de partir faire un voyage exceptionnel de 18 mois. Au programme de ce périple hors du commun : 6 mois en Asie, puis 6 mois en Océanie et enfin 6 mois en Amérique du Sud.

14 jours auparavant, alors que la France annonçait un confinement total, les deux Français se sont d’abord  réfugiés sur une des 4 000 îles au Sud du pays, petit coin de paradis où le temps peut s’arrêter. « On s’est dit qu’on allait attendre sur notre hamac que la situation se calme pour pouvoir repartir de plus belle » dit-elle le sourire aux lèvres. Mais Sarah, qui échange avec ses proches en France et surtout ses collègues de l’hôpital en surrégime, réalise rapidement qu’il leur fallait rentrer. Les Français se lancent alors dans un périple de plusieurs heures pour rejoindre la capitale, Vientiane et son aéroport international. Parallèlement, et en réponse à un premier mail de l’ambassade, le couple s’enregistre, comme demandé, le 25 mars en tant que ressortissants français souhaitant quitter le pays alors que les frontières se ferment les unes après les autres. « Après avoir vu de nombreux vols annulés, nous avons fait le choix de ne pas prendre le risque d’acheter un billet d’avion, préférant rejoindre la capitale d’abord » s’exclame-t-elle. La même journée, elle apprendra qu’ils avaient eu raison de ne pas prendre de billet : suite aux nombreuses annulations, seul un vol Thaï Airways est encore prévu pour le 27 mars, totalement complet. Leur ultime solution est désormais d’attendre un retour de l’ambassade.

> Confinement à l’hôtel à Vientiane

Fraîchement arrivés à Vientiane, Sarah et son compagnon trouvent alors un hôtel sympathique et abordable où ils retrouvent d’autres compatriotes attendant que le ciel se dégage. Malheureusement, celui-ci ne fera que s’assombrir durant les prochains jours. D’une part, le gouvernement du Laos décrète un confinement partiel (sorties limitées, obligation du port du masque, prise de température à l’entrée des lieux publics, interdiction des déplacements entre provinces et fermeture des frontières) et d’autre part l’ambassade ne donne plus de nouvelles. Leur inquiétude va s’accentuer lorsqu’ils apprennent  par des locaux et des touristes qu’une pneumonie cause de nombreux morts dans le nord du pays

> L’espoir déçu du rapatriement

Le 28 mars, le couple reçoit le message tant attendu de l’ambassade : « Pour beaucoup ce mail laisse présager du bon, un rapatriement est en chemin et il devrait se faire sous peu » raconte la jeune infirmière.  Certains Français confirment même ses espoirs sur les réseaux sociaux  Selon eux, ils ont été appelés par l’ambassade et le vol est effectivement à l’ordre du jour. Air France a affrété un avion, le billet est à 450€ et il devrait décoller dans les jours qui arrivent.

Malheureusement, le couple apprend rapidement que seulement 400 places sont disponibles et tout le monde ne pourra pas prendre ce vol. Les consignes pour l’attribution des places sont les suivantes : les personnes âgées et les familles d’abords, puis les 20-25 ans, puis les 26-28 ans, puis les 28-30 ans et ainsi de suite. « Je comprends très bien ces consignes « procédurières » mais avec mon métier, je pensais que je serais appelée malgré tout », raconte Sarah. Malheureusement son téléphone restera silencieux et sa boite mail vide. Le couple décide alors d’appeler l’ambassade qui leur explique que le vol est complet et qu’à 31 ans ils ne rentrent pas dans le spectre des choix. On leur explique qu’un prochain vol est à l’étude mais qu’ils sont dans l’incapacité de leur donner une date. « Pas dans 15 jours quand même… », leur dit-on. « Le premier vol de rapatriement est parti aujourd’hui (NDLR : mercredi 02 avril) nous laissant avec 250 à 300 autres français bloqués au Laos, confinés dans l’attente d’un nouveau signe de l’ambassade et du gouvernement » s’inquiète Sarah.

Désormais seuls touristes dans leur hôtel, le couple vient d’apprendre de l’ambassade l’existence d’un vol Vientiane – Zurich dimanche 05 avril. Mais le prix n’est plus le même, 1136€ contre 450€ et surtout les deux Français n’ont toujours pas d’informations sur le nombre de places disponibles sur ce vol. Autre inquiétude : regagner Saint-Etienne une fois arrivés en Suisse… Ils sont juste invités, à ce sujet, à contacter l’ambassade de Suisse en Thaïlande…

Rédigé par Quentin Dixmier

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