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Actualités internationales

Sécurité dans le monde : gros plan sur les zones de vigilance du 8 au 13 décembre.

Tour d’horizon de l’actualité internationale avec notre partenaire International SOS, pour la période du 8 au 13 décembre.

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Tour d'horizon de l'actualité internationale avec notre partenaire International SOS, pour la période du 8 au 13 décembre.

Afrique

Éthiopie/Soudan

Conséquence de la guerre du Tigré qui oppose les forces gouvernementales éthiopiennes et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) depuis novembre 2020, les tensions frontalières sont ravivées avec le voisin soudanais dans la zone d’al-Fashaga, espace de terres fertiles historiquement disputé entre les deux pays. Plusieurs facteurs participent de ce regain de tensions, notamment la présence de l’armée éthiopienne dans cette zone pour limiter le passage de réfugiés tigréens vers le Soudan. Le 27 novembre dernier, au moins six soldats soudanais ont ainsi perdu la vie lors d’affrontements avec les forces éthiopiennes, puis l’armée soudanaise aurait répondu trois jours plus tard avec des tirs de roquettes en direction de l’Éthiopie. Toutefois, le gouvernement fédéral éthiopien a imputé la responsabilité de ces tirs de roquettes au TPLF, arguant du soutien de Khartoum envers ces « groupes armés ».

Ouganda

Des opérations militaires conjointes – terriennes et aériennes – ont été menées le 30 novembre entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC) contre les positions des Forces démocratiques alliées (ADF), à la frontière entre les deux pays. Ce groupe rebelle, proche de l’organisation terroriste État islamique, a notamment été mis en cause dans les attaques à la bombe du 16 novembre dernier au cœur de la capitale ougandaise Kampala. Trois jours plus tard, les forces de sécurité ougandaises ont indiqué avoir arrêté 21 personnes et tué 5 suspects qui tentaient de regagner la RDC après ces attentats. En dépit de ces opérations militaires ponctuelles, la menace exercée par l’ADF de part et d’autre de la frontière reste préoccupante.

Sahel

Plusieurs pays de la région ont été récemment frappés par des attaques du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), signe de ses intentions expansionnistes. Fin novembre, cette organisation terroriste affiliée à Al-Qaïda a pris le contrôle du village de Nadiagou, au sud-est du Burkina Faso. Dans cet espace frontalier, le nord du Bénin a également enregistré deux attaques dans les communes de Banikoara et Porga, au cours desquelles au moins deux soldats ont perdu la vie. Le 9 novembre, c’était l’avant-poste militaire de Sanloaga, dans la région des Savanes au Togo qui avait été la cible d’une offensive du GSIM. Ce groupe terroriste poursuit aussi ses offensives dans les régions où il est fortement implanté, à l’instar de l’attaque du 3 décembre contre un bus transportant des civils à proximité de la ville de Bandiagara au Mali, avec au moins trente victimes à déplorer.

Afrique du Nord/Moyen-Orient

Liban

Dans un contexte socio-économique de plus en plus délétère, l’annonce par le gouvernement de la suppression de certaines subventions sur les produits essentiels, notamment l’essence et les médicaments, alimente la colère de la population libanaise. Le Premier ministre Najib Mikati a annoncé le 1er décembre le début de l’enregistrement de 700.000 familles aux revenus les plus faibles et potentiellement éligibles à des tickets de rationnement. La fronde populaire s’exprime à travers des rassemblements dans l’ensemble du pays. Le 29 novembre, des manifestants ont bloqué les principaux axes routiers reliant Tripoli à Beyrouth et Saïda tandis que des écoles et des commerces étaient fermés. Le 3 décembre, c’est le ministère des Travaux publics qui a été occupé pour dénoncer la situation économique et la dépréciation régulière de la livre libanaise.

Asie-Pacifique

Myanmar

Aung San Suu Kyi, cheffe du gouvernement de Myanmar d’avril 2016 à février 2021 et prix Nobel de la paix 1991, a été condamnée le 6 décembre à deux ans d’emprisonnement au titre d’une multitude d’accusations, dont une incitation au trouble de l’ordre public. La peine initiale énoncée par le tribunal de la junte militaire birmane s’élevait initialement à quatre ans mais le tollé de la communauté internationale a conduit le chef de la junte, le général Min Aung Hlaing, a annoncer une amnistie partielle et la réduction de cette peine. Dans le même temps, les violences nées de la contestation du coup d’État militaire du 1er février de cette année ne faiblissent pas. Le 5 décembre, au moins cinq personnes ont été tuées après qu’un véhicule militaire a percuté la foule lors d’une manifestation contre la junte militaire. En guise de représailles, des membres du People’s Defence Force (PDF) ont annoncé avoir attaqué une station d’électricité dans la région de Magway, au centre du pays.

Europe/Communauté des États indépendants (CEI)

France

La Nouvelle-Calédonie a rendez-vous pour un scrutin historique le 12 décembre prochain dans le cadre du troisième et dernier référendum sur son autodétermination, dans le prolongement de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998. Toutefois, les partis indépendantistes kanaks ont décidé de boycotter ce scrutin, craignant une trop faible participation des membres de leur communauté à cause du contexte sanitaire et de la proximité de l’élection présidentielle, en avril prochain. Pour sa part, le gouvernement local considère que les conditions sont requises pour le maintien de cette consultation électorale. La précédente, en octobre 2020, s’était déroulée sans heurt notable, contrairement au premier référendum de novembre 2018 qui avait été émaillé de manifestations et violences sporadiques. Pour rappel, le premier référendum s’était soldé par un «non» en réponse à cette question sur la pleine souveraineté de l’archipel (56,7% contre 43,3%), le deuxième ayant marqué un resserrement des positions («non» à 53,3% contre 46,7%).

Ukraine/Russie

La frontière entre les deux pays reste le lieu d’une grande tension entre Moscou et Kiev. Les autorités ukrainiennes ont exprimé leur plus vive inquiétude à propos d’un «déploiement massif» de troupes russes à leur frontière, ce que réfute le Kremlin qui accuse son voisin d’organiser des déploiements similaires. Ce climat d’insécurité gagne une partie de la population ukrainienne, quelques milliers de civils s’étant déclarés prêts à la mobilisation en cas d’une montée en puissance du conflit. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky souhaite des «négociations directes» avec la Russie pour mettre fin au conflit dans le Donbass, à l’est du pays, thématique qui devait également être au cœur de l’entretien du 7 décembre par visioconférence entre Joe Biden et Vladimir Poutine.

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