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Chefs français : l’expatriation, un tremplin à l’international

Réputée dans le monde entier, la gastronomie française constitue un véritable passeport pour l’international. De plus en plus de chefs choisissent de s’expatrier, attirés par des perspectives professionnelles élargies, une reconnaissance accrue et, souvent, de meilleures conditions de travail.

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Chefs français : l’expatriation, un tremplin à l’international

Avec plus de 3 000 restaurants étoilés Michelin dans le monde, la gastronomie reste un secteur globalisé où le savoir-faire français fait figure de référence. En 2010, le « repas gastronomique des Français » a même été inscrit par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Un rayonnement qui profite directement aux chefs formés dans l’Hexagone. « Un cuisinier formé en France bénéficie d’un atout majeur pour s’insérer à l’international », confirme Frédéric Beaumont-Debrésie, directeur académique de l’Institut Lyfe : « La culture du produit, le lien avec les terroirs, la saisonnalité et les standards de qualité sont des fondamentaux très recherchés. »

Les diplômes français bénéficient d’ailleurs d’une bonne reconnaissance à l’étranger, notamment via leur inscription au RNCP et les équivalences académiques (réseau ENIC-NARIC). Un atout supplémentaire pour s’insérer rapidement sur des marchés étrangers en demande de profils qualifiés. « Nous formons des chefs entrepreneurs capables de gérer une équipe et un business », précise-t-il, « ils ne sont pas seulement des exécutants, mais porteurs d’une vision, avec de vraies compétences en management et en gestion. » Cette double compétence séduit des établissements en quête de profils opérationnels et autonomes. Selon Indeed, l’hôtellerie-restauration figure d’ailleurs parmi les secteurs qui recrutent le plus à l’international, notamment pour répondre à une clientèle touristique exigeante.

À l’étranger, reconnaissance et opportunités… à condition de s’adapter

Pour de nombreux chefs, l’expatriation agit comme un révélateur. Sylvain Arthur, aujourd’hui au Koweït, n’y était pas destiné. « Je suis d’abord parti pour trois mois au Liban, j’y suis resté 18 ans », raconte-t-il. Très vite, il mesure l’écart avec la France : « À l’étranger, il y a une énorme reconnaissance pour les chefs français. » Cette reconnaissance s’accompagne souvent d’avantages concrets. « On peut atteindre des salaires très élevés, avec peu de charges », explique le chef, tout en nuançant : « On nous paye cher, mais on travaille énormément. » Surtout, les opportunités d’évolution sont rapides : « En France, il y a beaucoup de concurrence. À l’étranger, il y a une place à prendre. »

Mais partir implique aussi de s’adapter. « Il faut comprendre la culture locale, les produits, adapter sa cuisine », insiste-t-il. Au Koweït, il a ainsi dû modifier ses cartes françaises pour séduire la clientèle. Le management change également : « Je me suis un peu cassé les dents au début, il faut apprendre à travailler autrement. » Un défi exigeant, mais formateur. « Si on aime les challenges et découvrir d’autres cultures, c’est une expérience incroyable », conclut le chef. Comme de nombreux professionnels, pour qui l’expatriation devient un véritable levier de carrière plus qu’une simple parenthèse.

Les clés pour réussir son départ

L’expatriation ne s’improvise pas. Voici les points essentiels à valider avant de boucler vos valises :

  • Langue et codes locaux : Si la maîtrise de l’anglais est souvent indispensable, la compréhension des habitudes culturelles l’est tout autant. « Il faut apprendre les produits, les coutumes, la mentalité », insiste Sylvain Arthur.
  • Valoriser son diplôme et son expérience : Les formations françaises sont reconnues à l’international, notamment via le RNCP et les équivalences académiques. Mais cette reconnaissance ne dispense pas de certaines démarches : selon les destinations, un visa de travail, un sponsor local ou une validation d’expérience peuvent être requis. Toutefois, l’expérience terrain reste déterminante. « Nos diplômés partent partout dans le monde. Cette mobilité leur permet d’acquérir rapidement des responsabilités et une vision internationale du métier », rappelle Frédéric Beaumont-Debrésie.
  • S’adapter au marché local : Cuisine, management, clientèle : chaque destination a ses attentes. « J’ai dû adapter ma cuisine pour ne pas perdre les clients », explique Sylvain Arthur à propos de son arrivée au Koweït.
  • Motivation au-delà du salaire : Si les rémunérations peuvent être attractives, elles s’accompagnent d’un rythme soutenu. « Il ne faut pas partir uniquement pour l’argent, il faut aimer le challenge », rappelle le chef.
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