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Première puissance économique mondiale devant la Chine et le Japon, les États-Unis sont également le troisième pays d’accueil des investissements directs étrangers ainsi que le premier importateur au monde et le 2e exportateur mondial.

Le secteur des services est la principale composante de l’économie américaine, avec en tête les télécommunications, les services financiers, et les nouvelles technologies. Grâce à ses ressources naturelles et à l’exploitation des gaz de schiste, les États-Unis sont par ailleurs devenus le plus grand producteur mondial de gaz naturel liquide, il est aussi le troisième producteur de pétrole.

L’économie américaine est en pleine forme et donne confiance aux investisseurs. En 2017, le taux de chômage a chuté à un niveau historiquement bas, à 4,1%, et la croissance a été au rendez-vous, à 2,3%. Une consommation au plus fort depuis près de trois ans et des investissements des entreprises plus importants expliquent cette performance.

Aussi, le Congrès a adopté, la même année, une réforme fiscale d’ampleur qui, selon la banque centrale américaine, a eu un impact positif sur la croissance des États-Unis. Elle porte notamment sur la baisse de la fiscalité pour les ménages et sur la baisse du taux d’imposition sur les entreprises.

La croissance devrait ainsi continuer sur le même rythme. Les économistes estiment que l’objectif de 3% du président Donald Trump devrait pouvoir être atteint d’ici à 2020, mais qu’à terme, la croissance devrait nettement ralentir, du fait notamment d’une population vieillissante.

L'essentiel

Capitale

Washington, D.C.

Dirigeant

Donald Trump (Président)

Population

327 millions d’habitants (2018)

Superficie

9 833 517 km²

Langues

aucune langue officielle, mais l’anglais est la langue maternelle de 80% de la population

Monnaie

dollar

Croissance du PIB

2,3 %

Chômage

4,1 %

Français

141 942 inscrits sur le registre consulaire (300 000 estimés)

Indicatif téléphonique

+1

 Travailler

› Les conditions légales pour vivre et travailler

Pays d’immigration depuis sa création, les États-Unis continuent encore et toujours de fasciner. Pourtant, il n’est pas toujours facile de s’y installer et la démarche relève parfois du parcours du combattant.

Si les touristes français peuvent, sous certaines conditions, être exemptés de visa pour un séjour aux États-Unis de moins de trois mois, il est obligatoire d’en obtenir un pour étudier ou travailler légalement sur le territoire américain. Ce document permet en effet d’obtenir un Social Security Number, permettant notamment d’ouvrir un compte en banque ou encore de bénéficier de la protection sociale minimale.

Pour travailler aux États-Unis, plusieurs types de visa peuvent être demandés. Les visas de travail temporaire comme le H1B, le E2 ou encore le L1 permettent d’occuper un poste pour une période donnée. Cependant, le marché du travail américain est relativement protégé par le fait qu’il n’est pas possible de délivrer de visa de travail pour un emploi qu’un Américain pourrait occuper.

Le visa d’immigrant, la fameuse « green card », permet de travailler et de résider aux États-Unis au même titre que les citoyens américains. La carte verte est assez difficile à obtenir. Pour les plus chanceux, une loterie est organisée chaque année par le gouvernement américain qui en délivre 50 000 de façon aléatoire et par tirage au sort. Après cinq ans de résidence permanente sans interruption de plus d’un an, il est alors possible de demander la nationalité américaine.

 

› Trouver un emploi

Il n’est pas non plus si simple de trouver un emploi sur le territoire américain, car l’obtention d’un visa de travail est conditionnée par l’obtention d’un poste aux États-Unis. Il n’est pas autorisé de partir et rechercher un emploi directement sur place avec un simple visa touristique. Les démarches permettant de trouver une entreprise sponsor devront être effectuées depuis la France.

Pour une recherche d’emploi efficace, certains sites sont aussi à privilégier comme celui de l’Ambassade de France à Washington D.C., ou encore celui du gouvernement américain USA Jobs. Les sites des agences de travail temporaire et de placement comme Manpower, Adecco, Kelly Services ou encore Robert Half, sont également très utiles.

Les cabinets de recrutement seront, quant à eux, très efficaces pour les profils les plus spécialisés, la plupart des cadres supérieurs étant embauchés grâce à des chasseurs de tête.

Aussi, les publications de petites annonces sont plutôt rares puisque c’est essentiellement via les réseaux et le bouche-à-oreille que les informations circulent. Il faut donc miser sur le networking aux États-Unis.

Enfin, les jeunes français peuvent trouver des jobs à DisneyWorld, ou encore comme animateur de camps de vacances, au pair

 

› Les secteurs porteurs d'emploi

Le pays de l’Oncle Sam s’impose comme un leader mondial dans les télécommunications, les services financiers et les nouvelles technologies. Même s’il est très difficile de généraliser une tendance sur l’ensemble des États, les secteurs qui recrutent sont ceux des services aux entreprises, du bâtiment ainsi que de la santé. La reprise dans l’industrie automobile et ferroviaire ouvre aussi bien des opportunités aux ingénieurs et techniciens spécialisés dans ce domaine. Sans oublier la « French touch » qui fait sensation dans les secteurs de la cosmétique, de la coiffure, de la mode ou encore de la gastronomie. Seul le commerce de détail perd des emplois, en raison du développement du commerce en ligne.

Attention, certains emplois aux États-Unis sont difficilement accessibles aux étrangers. C’est le cas pour les vétérinaires, infirmiers, aides-soignants, et tout autre poste touchant à la santé et la sécurité. Ces emplois demandent des diplômes américains.

› Créer son entreprise

Les investissements étrangers sont très favorablement accueillis aux États-Unis. Les formalités particulières aux investisseurs étrangers sont peu nombreuses et dans l’ensemble peu contraignantes. Il suffit dans la plupart des cas d’une déclaration de l’investissement réalisé auprès de l’administration compétente.

Suite à la réforme fiscale adoptée à la fin de l’année 2017, le montant de l’impôt sur les sociétés est passé de 35 à 21%. Aussi, dans la gamme des incitations fiscales figurent des exonérations ou abattements portant sur les impôts sur les ventes, les impôts fonciers ou encore les impôts sur les stocks.

Aujourd’hui, près de 5 000 filiales d’entreprises françaises sont implantées aux États-Unis et offre plus de 650 000 emplois sur le territoire. Les secteurs où investir sont nombreux : principalement dans l’énergie, le big data, les services financiers, le matériel médical ou encore l’immobilier.

 Etudier

› Scolariser ses enfants

La scolarité aux États-Unis est en règle générale obligatoire entre les âges de 5 et 16 ans. Il n’existe pas de programmes d’études réglementés au plan national, ceux-ci varient d’un État à l’autre. Les cours sont dispensés en anglais dans les cinquante États et en espagnol sur le territoire de Porto Rico. La majorité des élèves américains sont scolarisés dans des écoles publiques qui ne demandent aucune participation financière.

Pour scolariser ses enfants âgés de moins de 5 ans, il faudra les inscrire dans des établissements privés, dont le coût varie d’une ville à l’autre, comme une crèche (daycare) ou une preschool qui équivaut à la petite et moyenne section de maternelle française. Ensuite, les élèves rejoindront l’école primaire (elementary school), puis le collège (middle school), le lycée (high school), et pourront poursuivre sur des études supérieures (college et university).

Le site de l’U.S. Department of Education liste les coordonnées du département de l’éducation de tous les états américains. L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), quant à elle, indique les établissements dispensant un programme en français aux États-Unis.

› S’inscrire à la fac

Les États-Unis comptent plus de 4 000 établissements d’enseignement supérieur et plus de 7 500 établissements d’enseignement technique.

Pour étudier aux États-Unis, il est indispensable de posséder un visa étudiant non-immigrant F-1 pour un cursus généraliste ou linguistique ou M-1 pour une formation technique ou professionnelle.

Pour accéder à l’enseignement supérieur aux États-Unis, les élèves étrangers doivent avoir obtenu le High School Diploma, l’équivalent du baccalauréat pour les Français. Certains établissements exigent également que les candidats présentent leurs résultats aux tests d’évaluation de niveau comme le SAT ou l’ACT. Les universités américaines pratiquent en général une sélection assez rigoureuse à l’admission et tiennent compte, en plus des résultats scolaires, de la personnalité des candidats et de leurs activités périscolaires.

Le coût des études sur le territoire américain est par ailleurs très élevé, même si certains programmes d’échange avec des universités ou écoles françaises comme ISEP et MICEFA permettent d’en alléger la facture.

 Stages, VIE, PVT

› Trouver un stage

Les États-Unis font toujours autant rêver les étudiants français, et beaucoup sont à l’affût de la moindre opportunité de stage au pays de l’Oncle Sam. De très nombreux sites d’offres de stages sont accessibles, avec plusieurs dizaines de milliers d’offres à la clé, comme Intern Jobs, Internships ou encore Intern Web.

Une fois le stage trouvé, l’étudiant devra faire la demande de visa J-1. Cette demande s’accompagne d’une démarche obligatoire : trouver un sponsor officiel en France. Hormis si l’entreprise souhaite se porter sponsor, il faudra passer par un organisme externe reconnu par l’ambassade américaine. La liste des organismes est disponible sur le portail officiel du visa J-1.

Aussi, la meilleure façon de trouver un stage aux États-Unis est de passer par une agence de placement comme Intern Abroad; cela à un coût mais la majorité d’entre elles sont également des sponsors officiels pour l’obtention du visa J-1.

› V.I.E.

Mis en place au début des années 2000, le volontariat international en entreprise (VIE) permet aux jeunes diplômés de 18 à 28 ans d’effectuer un travail rémunéré dans une entreprise française installée à l’étranger. La mission, renouvelable une fois, dure de 6 à 24 mois.

Les États-Unis sont le premier pays à accueillir les VIE avec près de 1 000 jeunes actuellement en mission. Les principaux secteurs les employant sont les banques, l’automobile ainsi que le pétrole et le gaz. Les inscriptions sont gérées par le le Centre dInformation sur le Volontariat International (CIVI).

 Coût de la vie

› Logement

Les prix des logements aux États-Unis varient évidemment selon l’État, et la situation. Le bail est en général signé pour un an et le loyer, qui inclut parfois l’eau, le gaz et l’électricité, est payable tous les mois. La colocation est par ailleurs très répandue.

À titre d’exemple, une chambre en colocation dans un grand appartement à New York coûte en moyenne 1 300 dollars par mois dans les quartiers les plus recherchés de Manhattan, du Queens et de Brooklyn. Il faut compter environ 1 500 dollars par mois pour un studio à San Francisco et 2 000 dollars pour la même surface à Washington D.C., tandis qu’à Miami, un trois-pièces coûte entre 2 500 et 4 000 dollars selon le quartier.

› Transports

Le moyen de transport le plus pratique aux États-Unis reste l’avion, notamment pour relier les plus grandes distances. Le réseau est dense et les compagnies nombreuses.

Le train sert surtout à transporter le fret. La compagnie nationale de transport de passagers, Amtrak, relie, quant à elle, 500 destinations dans plus d’une quarantaine d’États.

Les cars font également de longues distances et sont le moyen de voyager le plus abordable. Il y a davantage de villes desservies par les bus grande distance que l’avion, Greyhound Bus Company étant la principale compagnie.

La voiture est par ailleurs le mode de transport le plus utilisé aux États-Unis puisque seuls 5% des Américains prennent les transports en commun.

 Santé

L’assurance santé aux États-Unis relève essentiellement du système privé, sauf dans le cas du système MEDICAID, une assurance de santé publique gratuite pour les personnes ayant de faibles revenus, et le programme fédéral MEDICARE accessible aux personnes retraitées de 65 ans et plus.

Le coût de la santé aux États-Unis est sept à dix fois plus élevé qu’en France. Les prix des assurances varient selon les États, mais il faut compter en moyenne 500 dollars par mois pour un célibataire et 1 500 dollars par mois pour une famille. Les soins sont d’une grande qualité, mais l’accès au privé est très cher. Quant au public, il arrive, selon les villes, qu’il soit débordé.

Toute entreprise ayant plus de 50 employés a l’obligation de souscrire une assurance privée pour le compte de ses salariés, à l’exception de ceux apportant la preuve d’une assurance individuelle.

 Fiscalité

Aux États-Unis, le taux d’imposition obligatoire est en moyenne de 33% et varie selon le lieu de résidence. Les compétences fiscales américaines sont réparties entre la Fédération (Federal Tax) et les États fédérés (State Tax) auxquelles s’ajoutent parfois les collectivités locales (Local Tax), ce qui conduit selon les cas à une double voire une triple fiscalité. Aussi, l’impôt fédéral et celui de l’État sont directement prélevés à la source, c’est-à-dire retenus par l’employeur sur le salaire de ses employés.

Le barème progressif de l’impôt fédéral, collecté par l’Internal Revenue service (IRS), comprend sept tranches allant de 0 à 39,6%. Cet impôt est déterminé en fonction de la situation familiale. L’impôt d’État est variable en sachant que la Floride, l’Alaska ou encore le New Hampshire notamment n’en prélèvent pas. L’impôt local, quant à lui, qui s’applique aussi bien aux résidents qu’aux non-résidents, est calculé sur le revenu brut et sert à financer en partie le fonctionnement des comtés et des municipalités.

Une convention fiscale qui lie la France et les États-Unis permet par ailleurs d’éviter la double imposition.

 Retraite

Les États-Unis font partie de ces destinations mythiques qui attirent les retraités rêvant des plages ensoleillées de la Californie ou des grandes étendues à perte de vue. Il faut cependant savoir qu’il n’existe pas de visa spécifiquement conçu pour les retraités étrangers, ce qui rend l’expatriation difficile.

Il faut soit opter pour une simple autorisation électronique de voyage (ESTA) qui autorise à séjourner 90 jours aux États-Unis, soit demander un visa de tourisme (B2) de 6 mois qui sera dans la très grande majorité des cas acceptée si le demandeur prouve qu’il ressortira du pays. Ce manque de stabilité de vie peut décourager certaines personnes. Autre option possible, obtenir un visa de résident permanent (carte verte), mais dans ce cas il faudra justifier de revenus importants.

Une fois le visa obtenu, d’autres démarches administratives seront nécessaires comme souscrire une assurance santé, ouvrir un compte bancaire, ou encore passer le permis de conduire.

Il est avant tout préférable d’avoir soit des économies, soit une retraite complémentaire, car une bonne situation financière est nécessaire pour passer sa retraite aux États-Unis.

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